nos amis en panne

Michel Vacle Amerique du nord, Canada Laisser un commentaire

Après Dawson, nous commençons notre longue route pour Yellowstone. Nous avons un vieux couple d’amis en panne à Whitehorse, nous passerons leur remonter le moral.

Cette descente du Yukon est tranquille avec quelques arrêts d’information.

Et quelques surprises

Le deuxième jour, Pépère nous signale, par un grand cri, qu’il est blessé.

Au bord de la route, le sympathique Joseph s’arrête pour nous aider.

Effectivement, un roulement de roue avant vient de rendre l’âme. (300 000 km quand même)

Dans ce coin perdu, notre nouvel ami nous conseille un petit garage. Il est fermé, nous irons demain matin. En attendant, nous allons dormir au bord du Yukon où le soleil nous laisse croire un instant à un incendie, non, c’est juste un coucher de soleil.

Chose incroyable, nous sommes en panne à 25 km au nord de Whitehorse alors que nos amis sont

Immobilisés au garage à 25 kilomètres au sud de Whitehorse. Le destin a peut-être craint que nous oubliions de nous arrêter. Là, il n’y avait aucune chance car Dédé et Mireille sont de vieux amis avec qui nous avons déjà partagé des bouts de route en Afrique Australe et au Maroc.

Le lendemain, Nous arrivons péniblement à réveiller le patron qui nous explique qu’il ne peut rien pour nous. En effet, il est gravement blessé à une main et son ouvrier est en vacances.

Sauf que, Pépère a encore une fois la baraka. L’ouvrier en question passe prendre des nouvelles de son patron alors que nous allions partir, gentiment, ils décident tous les deux qu’il fera la réparation s’il trouve un roulement.

Et bien sur, ils en ont trouvé un.

Nous pouvons partir rejoindre nos amis.

Dédé est là, mais la mine est grave.

Ils sont là depuis plus d’une semaine avec leur camping-car Mercedes. Le garage ne trouve pas la panne et comme l’anglais de nos amis est limité, les relations ne sont pas terribles.

Nous allons ensemble voir le patron, Doreen parfaitement anglophone a plus de facilités pour échanger lors de cette réunion

Le climat de confiance est ainsi meilleur, mais force est de constater que nous n’avons pas fait avancer les choses.

La soirée se termine dans le pauvre « Midemobile » pour un repas ensemble

Le lendemain, nous allons à Whitehorse nous changer les idées en attendant du nouveau.

Nous commençons par le Klondike, bateau souvenir de l’héroïque époque navale entre Whitehorse et Dawson.

C’était bien sur un bateau à aube, pour affronter les hauts fonds de sables et la faible profondeur du Yukon à certains endroits.

Une grosse chaudière à bois le faisait avancer. Et pour cela, tout au long du parcours, les arbres étaient coupés et débités en grosses bûches. Quand on voit ça, on comprend encore mieux que l’homme soit prêt à tout pour de l’or, du pétrole ou autres richesses.

Puis, nous passons devant la plus vieille maison encore debout de Whitehorse. Elle a été convertie en musée.

Un tour au musée de la Béringie nous explique tout de la période glaciaire

du passage des animaux, souvent énormes

et des humains

depuis le continent Asiatique au continent Américain avant que la fonte des glaces ne remplisse à nouveau le détroit de Béring. Il faudra attendre les vikings et surtout Christophe Collomb pour retrouver ces lointains ancêtres.

A l’époque, Doreen aurait été confrontée à des tas d’animaux effrayants, dont celui-ci peut être, sa taille est réelle.

Nous terminons cette journée par le canyon où se faufile le Yukon aux abords de la ville.

Ce qui est surprenant, c’est la quantité d’eau qui passe dans ce petit étranglement.

En effet, juste avant, le fleuve est large. Mireille profite de la beauté du lieu pour  méditer…

Pendant que Dédé et Michel escaladent le petit rocher de l’entrée du canyon. Quelle santé ce Dédé à 83 ans…

Vers le barrage, nous allons voir les saumons mais ils sont trop rares, même ce renard en pleine ville ne les a pas trouvés.

De retour au garage, la situation reste inchangée. Nous cherchons sur internet un câble de connexion compatible avec leur ordinateur. Normalement, avec, ils pourront faire le diagnostic.

En attendant, nous ne pouvons plus agir et c’est avec un peu de peine que nous laissons Mireille et André seuls avec le garagiste. Nous restons en contact par téléphone au cas ou ils aient besoin de Doreen pour discuter avec le patron.

Au revoir Dédé.

Notre prochaine étape est Watson Lake. Au Canada, comme aux USA, ils ont de drôles de choses à visiter. Ici, c’est la forêt des panneaux où, depuis 1940 (et quelques), cette forêt s’agrandit au fil des ans.

Nous dormons au bord du lac.

Au matin, dès la sortie de la ville, nous sommes prévenus, il risque d’y avoir des bisons sur la route.

Super, nous ne mettons pas longtemps à tomber dessus.

Ce sont nos premiers bisons sauvages, alors nous apprécions.

Plus loin, nous en rencontrons des solitaires, à deux reprises. Oui, effectivement, ils sont très imposants. On ne va pas les agacer trop longtemps.

Souvent, le soir, Michel cherche à comprendre d’où viennent nos problèmes électriques mais chaque fois en vain.

Et nous continuons notre chemin sur des routes soit désolées par les incendies

Soit magnifiées par la végétation.

Tout çà au milieu d’un des plus grands champs de pétrole d’Amérique du nord, exploités sur peut être 1000 km dans la forêt, assez proprement il faut le reconnaitre. Nous sommes bien en Alberta

Nous visitons un improbable musée de vieilles voitures où certaines, d’exception, ne sont pas vraiment valorisées.

Puis, c’est à nouveau la route avec ses accompagnants sympathiques

Voila, nous avons terminé l’Alaska Highway qui nous a emmené si loin.