De la fiction à la réalité

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

Après la longue route de l’Arizona, nous prenons celle qui traverse le Texas.

Nous faisons une petite halte à El Paso, sans grand intérêt, si ce n’est le fameux mur que Trump veut fortifier.

De notre côté les nantis et de l’autre les pauvres. Encore que de notre côté, c’est pas aussi sûr pour tout le monde…

Pour ces animaux, c’est pire que tout… et çà sur des kilomètres, l’élevage intensif en directe

Et la highway recommence avec son lot de surprises. Ok, nous ne roulons qu’à 90, mais ce « petit convoi » nous dépasse en trombe. De toute façon, tout le long, les gros camions font la course.

En milieu de journée, une petite sieste s’impose.

Rapidement, nous arrivons vers le pétrole, principale raison de vivre du Texan

Des forages partout

Des puits partout

Des torchères et des cuves de partout

Et pour finir la chaine, les énormes raffineries au bord de la route

Ils l’aiment tellement leur pétrole qu’ils le disent et l’écrivent …

Ils conservent même les vieilles cuves en bois en souvenir des pionniers.

En tout cas, pour dormir, nous trouvons tous les soirs un petit bout de terrain pour Pépère. La population nous salue gentiment, nous sommes peinards.

Nous voilà à Dallas…

Première destination, Doreen ne tient plus depuis quelques jours, le ranch « Southfork » de la famille Ewing.

On commence par écouter une dame qui nous fait un exposé sur le devenir de chaque acteur après la série. Un arbre généalogique de cette famille fictive nous aide à mieux comprendre ou nous remémorer qui était qui.

Puis, c’est la visite du propriétaire en commençant par l’intérieur.. comme à la télé.

la cuisine,

Le salon

Les chambres

Les portraits de familles

On termine avec un whisky en compagnie de l’ignoble JR

Doreen « entre dans la série »et s’approprie la maison

avec sa piscine.

Michel préfère cette belle vue d’ensemble

Et passe un moment avec les chevaux.

La visite se termine par l’authentique Lincoln du patriarche

Et la vitrine « mémorial » du défunt JR

Nous parcourons la ville pour chercher un endroit où dormir, est-ce les suites de la crise des subprimes, mais beaucoup de maisons ou terrains sont à vendre

Et même parfois plus que la maison.

C’est le Week-end, et certains en profitent bien

Le soir, nous dormons dans un camping pourri où habitent à l’année, dans leur caravane, des travailleurs pauvres.

Le lendemain, c’est le jour de Pépère, vidanges, graissages et tout et tout…

Et rebelote, le soir, juste avant la nuit, nous n’avons pas trouvé de bivouac convenable. Pas question de dormir ici

alors Doreen demande au propriétaire de cette maison si nous pouvons dormir sur sa pelouse.

-Non, vous n’y pensez pas, avec l’orage qui arrive, vous ne pourrez plus sortir.

Alors, gentiment, il nous propose de rester sur son chemin stabilisé.

Super, il est vrai que la nuit, on a reçu beaucoup, beaucoup d’eau.

Nous allons maintenant en ville voir le lieu où Kennedy a été assassiné, il ne fait pas beau.

Le site est très bien organisé pour que nous puissions entrer dans l’évènement. Michel avait 12 ans à l’époque et se souvient très bien du soir où nous avons appris la nouvelle et la soirée passée avec son père devant la télé noir et blanc.

Ici, tout revient à l’esprit rapidement.

Le bâtiment d’où a tiré Oswald

La pièce, gardée en l’état, où il s’est caché en attendant de tirer

La vue qu’il avait sur le cortège

Et l’emplacement où le président à reçu la dernière balle qui lui fut fatale.

Enfin, le mémorial indispensable à ce moment extrêmement fort. Plusieurs millions de visiteurs passent ici chaque année alors que l’évènement date de 55 ans.

Nous avons également l’agréable surprise de croiser dans ce musée une famille de notre région, Saint Donas pour ceux qui connaissent. Ce fut une agréable rencontre.

Dallas, nous réserve encore une petite surprise avec ce troupeau de bœufs en bronze (plusieurs dizaines) qui dévalent la pente d’une petite colline au milieu de la ville.

Bon, c’est pas le tout, maintenant, il faut reprendre la route. Oui, mais au milieu de tout ces spaghettis de béton, notre GPS, pour la première fois, ne retrouve pas ses petits et nous fait faire beaucoup d’aller-retour pour ne pas bouger.

Finalement, c’est à l’instinct que nous retrouvons la sortie de la ville.