Il faut être solides!!!

Michel Vacle Amérique du sud, Uruguay Laisser un commentaire

Récupération de Pépère.
Aujourd’hui, c’est le grand jour, l’excitation à l’idée de retrouver notre pépère et l’angoisse de savoir dans quel état, ce long voyage en mer s’est il bien passé?

Bon, avant, y a du boulot,

-aller chez Grimaldi chercher le dernier papier du transporteur, là, elle a l’air sceptique quand au fait que nous ayons le temps de faire toute les démarches dans la journée,. Ça promet. ..

-après, il faut vite aller le faire signer 500 mètres plus loin

-maintenant, nous pouvons aller à la douane, encore un bon kilomètre à pieds. Là, ça se complique, nous y retrouvons un couple de jeunes autrichiens. Il leur manque la signature que nous venons de faire faire. Retour en arrière pour eux. Michel leur explique l’endroit sur le GPS.

Là, on pense être bon, mais non, ils ont un autre papier que cette fois nous n’avons pas, à leur tour de nous explique où aller.

Michel fonce pour essayer de rattraper ce temps, Doreen est restée avec nos amis.

15 minutes plus tard, Michel se rend compte qu’il n’a plus sont passeport… Gros coup de sang, c’est la catastrophe. Il ne peut être que sur la banque du guichet de la douane… Quelle étourderie!

Vite il redescend avec la boule au ventre..

Et, 15 minute plus tard, il arrive dans les bureau de la douane. Avec des gestes, il explique à une femme derrière le guichet.

-Si si senior

Et elle le sort d’un tiroir. Quelle chance…

Pas le temps de s’ éterniser, il faut aller toujours à pieds à l’immigration payer la taxe pour le véhicule.

-encore 20 mn de marche et il se retrouve dans une grande salle d’attente style « sécu » avec un ticket à prendre et un tour à attendre… Heureusement, ça va assez vite et 30 mn plus tard, le papier est fait, mais non… Maintenant, il faut passer par la « casa  » pour payer et c’est encore une salle d’attente où chacun attend d’être appelé… encore 15 mn

-retour à la douane pour, nous le pensons, la dernière signature.

Non, d’abord ils nous demandent de revenir dans 2 h. Doreen insiste et finalement il nous accordé 1 heure seulement.

Nous pouvons prendre le temps de manger avec Jean Jacques et Chantal au marché du port.

Une heure 15 plus tard, nous revoilà à la douane.

-Bonjour Madame, nous venons chercher nos papiers.

Tout ça dans une langue inconnue mais très imagée par des gestes.

Et là, grosse surprise, ils n’ont pas touché les papiers.

Elle les prend et en 5 mn, tout est rempli. Ils auraient pu le faire tout de suite…

Tout n’est pas fini, il nous reste encore 2 étapes, heureusement sur le port.

Un monsieur dans un petit bureau doit nous mettre des numéros, il le fait entre deux goulées de maté

Ensuite, nous devons aller au poste de douane d’arrivée de passagers faire encore signer et tamponner.

Comme nous l’a dit le lendemain, un suisse italien, après un tel traitement, il ne savait même plus comment il s’appelait. ..

Donc, après 5 h de course entre 8 bureaux différents souvent espacés de plusieurs centaines de mètres, nous avons tous les papiers. Nous pouvons enfin aller chercher Pépère.

Il est là bas, tout au bout du port, nous demandons la distance, elle varie entre 1 et 3 km suivant l’interlocuteur

Nous décidons d’y aller à pied.

Nous marchons sous le soleil par plus de 30 degrés, parfois à l’abri des piles de containers et sous la menace des engins géant qui klaxonnent. Sûrement que nous n’avons pas le droit de marcher ici.

En fait, c’était bien 3 km…

De loin, Michel voit une bâche sur le toit de Pépère.

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-Putain, merde, il a été fracturé! !!!!

Doreen toujours optimiste,

-Mais non, ils ont mis ça pour le protéger.

-tu parles, le protéger de quoi, il a été pillé.

En effet, en arrivant, le personnel n’est pas pressé de nous parler.

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-y a un problème?

-Si si !

Bon et bien voilà, le scénario tant redouté se produit, nous avons été cambriolés avec une grande violence malgré les breaks installés à chaque ouverture, même les lanterneaux

Dès l’ouverture de la porte, c’est la désolation, on ne peut même pas rentrer,

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tout est sans dessus dessous et nous apercevons le lanterneau complètement détruit. Où est ce qu’on va trouver un tel lanterneau ici?

Et à l’intérieur, nous avions amené tout le nécessaire pour faire face à toutes les situations pendant les 3 ans où pépère doit rester en Amérique. … surtout de l’outillage.

D’abord, c’est la consternation puis la colère avant un moment d’abattement

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vues générales

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la salle de bain

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la cuisine

Nous ne sommes pas tendres avec le personnel qui nous reçoit et exigeons avant de toucher quoi que ce soit qu’un représentant de la compagnie Grimaldi vienne faire un constat.

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Il nous envoie un jeune, il est complètement inefficace mais au moins il prend des photos et pourra témoigner.

Ce n’est pas vraiment une bonne façon de démarrer notre voyage aux Amériques, mais quand on entreprend de tels voyages, on doit être prêt à tout. Et l’expérience prouve que tout se règle et une fois terminé ces péripéties deviennent des souvenirs à raconter.

Finalement, nous retournons à l’hôtel où nos amis Rouvier son arrivés depuis un moment avec nos sacs à dos.

Ils sont vraiment sympas et nous auront bien soutenus dans cette épreuve.

Ils ont chaud, comme nous, ils « puent », alors on les invite à utiliser notre salle de bain pour une bonne douche.

Super moment pour tout le monde après une telle journée.

Un peut de Viber, des mails et dodo pour tout le monde. Demain il fera jour.

 

Le lendemain, nous passons à l’agence de Grimaldi voir ce qu’ils comptent faire.

Nous sommes reçus dans un petit salon et nous parlons d’un courrier que nous leur avons envoyé hier soir

La fille fait tout pour être sympa, mais tout est envoyé au siège de la compagnie en Italie. Nous ne sommes pas optimistes pour les suites qu’ils pensent donner au niveau indemnisation, mais nous sommes décidés à ne pas les lâcher.

Pour commencer, nous décidons de faire faire un constat par la police du port.

La société de gardiennage nous emmène et nous laisse seul, il a d’autres choses à faire.

En 2 mn nous comprenons que sans parler l’espagnol, ça va être très dur.

Eh bien non, car au comptoir, un uruguayen qui connaît tout le monde ici parle bien l’anglais et nous sert de traducteur pour expliquer notre cas.

Un policier arrive, mais il ne veut pas faire de PV sans un interprète présent, car il ne conçoit pas à juste titre que nous signons un document que nous ne comprenons pas.

Nous patientons une bonne heure et alors que Michel avait déjà enfilé son sac à dos pour retourner ranger Pépère, le policier revient. Il a mobilisé le commandant Miguel qui parle anglais.

Nous pouvons commencer la déclaration. Comme à chaque fois depuis hier, nos interlocuteurs sont d’une gentillesse incroyable.

Au moment de mettre le nom de Michel, il ne comprend pas trop quel est son nom : Michel, André (2iem prenom) et Vacle.

Nous lui expliquons qu’en France, on a deux prénoms. Le commandant nous regarde et nous dit qu’ici c’est pareil

Et qu’il s’appelle lui même Miguel André! !! Incroyable, il nous montre sa carte d’identité, c’est Miguel André qui fait l’interprète de Michel André. On rigole bien.

La déposition terminée, comprise et signée, nous proposons une photo qu’ils acceptent avec plaisir.

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On se serre la main, le premier qui s’ est occupé de nous embrasse Doreen et nous pouvons les laisser avec leur Maté.

Pour nous éviter les 3 km à pieds, ils nous ramènent vers Pépère en voiture de la police maritime.

Vraiment un grand coup de chapeau à ces fonctionnaires extraordinaires et surtout pas zélés

Maintenant commence un gros travail de rangement dans Pépère et un premier inventaire de ce qui nous manque, c’est énorme!

3 heures plus tard, voila le résultat.

Les bureaux ferment à 18h, alors 15 Mn avant, Michel bouche le trou béant sur le toit avec un imperméable façon réparation en Russie. Et nous partons avec pépère faire les deniers papiers de douane pour sortir.

On est au delà de l’heure limite, mais encore une fois la gentillesse des fonctionnaires nous sauve, un responsable ouvre le bureau et nous fait les papiers de sortie.

Un petit détour pour aller voir nos amis vers leur bivouac afin de les remercier une dernière fois.

Ils ont également retrouvé des amis qui prennent le même bateau qu’eux pour retourner en France.

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Retour à l’hôtel pour, enfin, une dernière nuit.

Demain, sera consacré à trouver un réparateur pour le lanterneau. . On croise les doigts.