Les Pépères à Miami

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

Entre deux passages aux Everglades, nous allons à Key West.

Cette petite ville se gagne, à travers les iles, par une succession de ponts sur la mer

Sur presque 200 KM, quand ce n’est pas la plein mer, la nature et les mangroves sont habitées

Heureusement, certain ont pu conserver leur insularité.

Mais, ces iles, autrefois perdues, font partie du nouveau décor.

Nous arrivons ainsi dans la ville, la plus au Sud des Etats Unis et, devant cette borne

Nous savons que nous avons traversé les Etats Unis du  Nord au Sud  depuis le Nord de l’Alaska, avec Pépère.

Nous sommes maintenant moins loin de Cuba que de Miami, mais là, bien sûr il n’y a plus de pont.

Sur la dernière ile du parcours, la ville de Key West, n’offre pas beaucoup de place pour garer Pépère, mais nous avons la chance d’arriver au bon moment pour récupérer une des 5 places disponibles sur un parking au bord de l’eau. Le seul endroit de la ville où il n’est pas interdit de dormir la nuit.

A côté de nous Deux Québécois, ici depuis quelques jours, nous accueillent. Immédiatement le courant passe et c’est ainsi que grâce à Dom et Sylvie, passionnés de chasse sous-marine, nous nous alimenterons pendant 3 jours de langouste et de poissons frais.

Tous les matins, ils partent en canoé au large pendant 6h assouvir leur passion.

Et à chaque fois, ils reviennent avec ce qu’il faut

Alors, chacun se fait son repas, mais nous profitons tous du « confort » de Pépère pour déguster les prises, eux dans leur « chaudron », en fait leur casserole et nous, assez bourgeoisement, dans nos assiettes.

On rigole beaucoup avec leur accent inimitable et leurs mots ou expressions inconnues pour nous.

Ils sont vraiment super, nous passerons les voir chez eux au Québec en juin.

Depuis notre arrivée aux Etats Unis, notre Pépère est admiré au moins 10 fois par jour, beaucoup le prennent en photo et nous arrêtent pour en parler. Ils rêvent tous d’avoir un truc pareil car ici, il n’y en a pas.

Nous passons notre première journée à visiter cette ville à l’odeur des caraïbes

Son jardin botanique rempli d’orchidées

La maison habitée pendant presque 10 ans par Ernest Hemingway

Cette dame aurait été à son aise son l’époque

Peut-être que ces jeunes cherchent sur internet qui était Ernest Hemingway

En face, le phare de la ville

A la boutique de la marchande de cigares cubains installée ici depuis des générations, nous apprenons que les fumeurs se font de plus en plus rare et les fumeurs de cigares encore beaucoup plus. Mais elle vit dans les caraïbes et ça suffit à son bonheur.

A key West, les poules sont en liberté et protégées.

C’est très étonnant de les voir évoluer en famille un peu partout en ville.

Les iguanes ne sont pas protégés, mais ils semblent proliférer aisément.

La chaleur devient un peu pénible alors, nous allons à la plage. L’ile est réputée pour sa liberté de moeurs et l’homosexualité masculine où féminine s’assume pleinement

D’ailleurs, ici, on assume tout.

Nous finissons la journée au port historique où les bars et restaurants ne désemplissent pas.

La journée terminée, nous regagnons Pépère en passant devant le mémorial des personnes décédées du Sida. La liste est très longue et l’on nous dit qu’elle est loin d’être terminée.

Au même endroit, se trouve un cimetière, pas très défini, où les ossements d’esclaves noir ont été enterrés.

Le soir, un jeune admirateur de Pépère discute avec nous et nous parle d’un meeting aérien sur la base militaire toute proche d’ici.

Sitôt dit, sitôt fait le lendemain, nous allons nous joindre à la fête.

Il fait très chaud et les gros porteurs servent d’ombrelle à une foule de gens incroyables, assis sur leur pliant.

Une femme s’envoie en l’air sur un avion avec son mari aux commandes

Magnifique

Un corsaire de la guerre du pacifique vole en formation avec un chasseur moderne.

Plus logiquement, il repart ensuite avec un Mustang de sa génération

Et d’un coup, la folie américaine nous saute aux yeux avec ce camion qui rattrape un avion passé au-dessus de lui.

Il faut dire qu’il a ce qu’il faut.

Le meeting se termine par ce que tout le monde attend, les « Bleus Angels ». Il faut reconnaitre que le spectacle est à la hauteur.

Près 3 nuits passées sur cette ile (qui n’en est plus vraiment une), nous partons pour Miami, Michel avait prévenu Doreen,

à Miami, « y a rien à voir »…

La circulation se densifie

Et, nous voilà à Miami.

Doreen pousse un petit cri de joie « Welcome to Miami… »

Les canaux étalent les richesses

Une queue permanente de paquebots déverse son flot ininterrompu de touristes.

Nous passons devant le mémorial juif de la ville où beaucoup d’entre eux sont venu se réfugier dans les années 40.

Mais, comme prévu, cette ville est peut-être bien pour les affaires et les fêtards, mais pas pour des baroudeurs.

Sur Océan boulevard,

toutes les excentricités sembles naturelles.

même se promener presque nue sur le boulevard.

Certaines cherchent la photo des stars ou peut être simplement la photo des maisons de star.

Enfin, c’est Miami, et Doreen s’est vite rangée à l’avis de Michel.

Depuis le début du tour du monde, à chaque fois que cela est possible, nous allons rendre visite à de  vielles connaissances. Ici, ce sera Marc, ancien client de Michel.

Malheureusement, il s’est exilé pour l’année, mais a beaucoup insisté pour nous prêter sa maison. Heureux hasard, son fils est là cette semaine et peut nous ouvrir les portes.

Nous passons deux jours « Grand Luxe » sans envie de sortir. Là, cette fois, nous pouvons dire le fameux « Welcome to Miami »  et surtout Merci Marc.

Seul petit bémol à ce séjour, la montre connectée de Michel, programmée pour lancer une alerte en cas de situation trop dangereuse, s’est déclenchée seule, sans que nous ne comprenions comment.

Toujours est-il qu’avec le décalage horaire, la famille a eu beaucoup de temps pour s’inquiéter et, sans avoir pu nous avoir au téléphone la sœur de Michel a alerté le consulat de France puis la police de Miami. Ils ont lancé des recherches sans succès jusqu’à ce que Michel découvre les messages.

Tout est ainsi rentré dans l’ordre et nous pouvons remercier Noelle  pour sa réaction, le consulat pour sa compréhension et Miss Brown de la police de Miami qui a été charmante dans toutes ses communications.

Nous reprenons la route du Nord. En voila une maison originale!