La quebrada

Michel Vacle Amérique du sud, Argentine Laisser un commentaire

Du 27 au 28 juin 2015

L’Argentine, c’est superbe, le Chili tout autant, mais après presque 4 mois passés dans ces deux pays, nous ressentons un besoin d’exotisme, alors en allant en Bolivie nous pensons bien trouver ce changement.

Mais avant, nous avons encore plus de 300 km de montagnes par la « Quebrada ».

Au début, nous avons des doutes sur la direction prise, car cette route est vraiment étroite. En plus, nous passons dans une espèce de forêt tropicale vraiment inattendue.

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Plus loin, la végétation redevient plus naturelle pour nous avec ses cactus et ses montagnes colorées.

Nous bivouaquons juste un peu après Purmamarca, encore un petit village bâti aux pieds de collines aux 7 couleurs.

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Au petit matin, 11h, nous allons faire le tour de ce village. Effectivement, le village est vraiment construit dans un beau décor.

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En arrivant, nous trouvons notre premier marché authentique. Ça sent la Bolivie.

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Rien de tel qu’une petite balade de 4 km derrière le village pour se mettre en forme

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Et Doreen elle l’a la forme.

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Nous reprenons la route jusqu’ à Tilcara, un village calme qui nous avait été conseillé par un cycliste.

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Alors que nous allons voir les horaires du musée, nous tombons sur Sophie et Fred qui terminent la visite.

Finalement nous allons au restau ensemble et passons une belle commande d’empanadas pour tout le monde. Bien que la livraison soit différente de notre commande, (notre espagnol n’est pas encore au point) nous mangeons avec appétit.

Nouvelle séparation et nous retournons au musée où malheureusement la momie annoncée n’est pas dans sa vitrine, le reste n’est pas vraiment passionnant.

Nous reprenons la route jusqu’à Humahuaca.

Nous avions vu sur des sites et cartes postales cette montagne, mais en vrais, c’est encore plus beau.

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Nous continuons notre route et juste avant une grande montée, un fourgon en sens inverse attire notre attention, mais un peu tard… C’était Fred et Sophie.

Nous effectuons la montée et arrivons sur un plateau à 3500 mètres. Un terrain de foot fera l’affaire pour la nuit.

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A côté de nous les cactus sont superbes.

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Mais, tout d’un coup, Michel se trouve dans une situation bizarre, il doit aller pisser toutes les 30 mn et pas des petits. Au début, on rigole, mais après un moment, on s’inquiète un peu.

Il semble que l’altitude ait cet effet sur Michel… La déshydratation le guette, alors il boit beaucoup.

La nuit n’est pas de tout repos avec des réveils sans arrêt.

Finalement, au matin, nous décidons de prendre des médicaments achetés à Salta contre le mal d’altitude et le fait est que petit à petit, le problème se règle.

Vers 14h, nous arrêtons Pépère à côté de ces lamas

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pour manger un peu et permettre à Michel de faire une petite sieste et récupérer de sa nuit.

Un grand coup de klaxon, ce sont encore Fred et Sophie qui passent par-là, ils ne s’arrêtent pas.

Encore quelques kilomètres avec d’autres bizarreries géologiques

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Et nous les retrouvons à La Quiaca, ville frontière avec la Bolivie.

Nous faisons dans cette ville les pleins de gasoil et d’eau, quelques dernières courses également et contrairement à nos amis, nous décidons de passer la frontière ce soir.

Il est tard. Coté Argentin, tout est vite expédié, mais deux bureaux plus loin le douanier bolivien prend son temps il mettra bien 1h et demie pour faire nos papiers alors que 10 mn auraient suffi.

Depuis une semaine nous rêvions de la Bolivie et bien nous y voilà.

Tout de suite après la frontière, c’est un bordel sans nom… Nous qui cherchions de l’exotisme, nous sommes servis.

Impressionnés par ce monde et encore frileux dans ce nouveau pays, nous ne faisons pas de photo, nous observons….

Exception pour  nos premières photos de boliviennes… en milieu plus calme.

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Notre première impression, est un grouillement humain dans un monde coloré à l’extrême.

Ca nous plait bien, mais comment trouver un coin sur pour dormir ici ?

Finalement, nous allons dans une zone moins dense où tout est en construction. Nous demandons à un homme si nous pouvons dormir sur son terrain à côté de la maison qu’il se construit.

Sans hésitation, il accepte volontiers et rentre chez lui nous laissant seul dans cet endroit que nous pensons sûr.

Le début de nuit est perturbé par des bruits de fanfare, de pétards et nous avons même droit à un feu d’artifice. Même si l’envie d’aller voir nous traverse l’esprit, la raisons nous demande d’éviter de se mêler à ce genre de manifestation, la nuit alors que nous ne connaissons pas encore le pays.