Le Salar d’ Uyuni

Michel Vacle Amérique du sud, Bolivie, Non classé Laisser un commentaire

Du 1au 4 juin 2015

Après avoir quitté Potosi, nous nous arrêtons dans un petit village, Pelca, à mi-chemin sur la route d’Uyuni.

IMG_5790

Ce village vit au rythme des allers et retours des lamas entre leurs pâturages le jour et leurs enclos la nuit. Tranquillité assurée…

Nous repartons le matin pour Uyuni. Après un coucou (de loin) à ces travailleuses

IMG_0788

En haut de cette route, nous découvrons ce que nous attendions depuis longtemps.

IMG_0803

Les volcans et bien sûr… le Salar d’Uyuni

En début d’après-midi, nous arrivons en ville. Une ville à deux facettes. D’un côté les habitants traditionnels avec leur vie

IMG_0814

Et de l’autre, les tour-operators, en grand nombre. Ils proposent des excusions en 4X4 de 3 ou 5 jours dans le Salar et le sud Lipez.

Nous, demain, on y va seul…

La journée se passe au restau, internet, quelques achats souvenir, les pleins de gasoil, d’eau et enfin un passage au marché.

Le vrai départ pour le Salar, se fait du village de Colchani à 20 km, nous irons demain. Nous nous arrêtons pas loin de l’aéroport pour la nuit.

IMG_5925

Pour la première fois, nous avons froid dans Pépère. A 7h, Michel se lève.

Brrr !!! il fait 1° dans Pépère.

Normalement, il faut mettre le chauffage 3 fois, pour chauffer notre maison. (ce chauffage qui après 1800 mètres se met en sécurité après 10 mn de fonctionnement.)

Mais, cette fois, après 6 ou 7 séquences, rien à faire, alors, Michel met le moteur de Pépère en route, chauffage à fond. Finalement, en 30 mn, la température devient « acceptable ».

Bon, Il n’y a plus qu’à faire le petit déjeuner.

Plus d’eau !!!

Le circuit à gelé…

Le thermomètre extérieur indique que cette nuit, nous avons eu – 13.5 °

Bon, on comprend mieux, mais si nous devons vivre çà pendant plusieurs jours, le séjour va être compliqué.

Nous prenons un petit coup au moral.

Autour de midi, tout rentre dans l’ordre, le soleil a fait son travail et l’eau a dégelé. Heureusement, nous n’avons pas de dégâts. Aucun tuyau n’a explosé.

Nous pouvons reprendre la route de Colchani à 19 km. C’est pas loin d’accord, mais nous mettons tout de même 1h30 pour parcourir cette piste infernale.

Normalement, sur ce type de tôle ondulée, nous roulons vite pour sauter de bosse en bosse, mais depuis que nous avons cassé, et fait ressouder, un support d’amortisseur arrière, Michel ménage un peu plus le matériel.

Enfin, Colchani, nous allons rejoindre un groupe de 4X4 où les touristes font quelques achats en 20 mn avant de remonter dans les véhicules, pressés par les chauffeurs des tours- opérators.

IMG_5962

Nous, nous avons toute liberté pour partir ou rester à observer ce monde en briques de sel

Le banc et la maison sont en briques de sel

IMG_5953

A l’intérieur, les meubles également sont faits avec ces briques.

IMG_5955

Et on construit… toujours en brique de sel.

IMG_0855

Allez, nous devons maintenant rentrer dans le grand désert blanc, nous sommes à 3600 mètres d’altitude, la piste est bonne et notre GPS assez performant dans ces conditions.

IMG_0867

Direction l’ile Incahuasi où nous avons décidé de passer la nuit.

Nous roulons autour de 80km/h, c’est très agréable, la tôle ondulée de ce matin est déjà oubliée.

-Mais, qu’est-ce que c’est que ces trous un peu partout ? On a l’impression de rouler sur un lac gelé avec une glace qui fondrait par endroit.

IMG_6008

Pas très rassurant, mais on en a jamais entendu parler, alors, ça doit être normal.

Nous continuons notre route jusqu’à ce que Doreen impatiente depuis plusieurs jours, demande de nous arrêter pour une pose photo.

En effet, le Salar à la réputation de permettre des trompes l’œil d’enfer… d’ailleurs, les 4X4 au loin ont souvent une forme bizarre et les montagnes, parfois on se demande sur quoi elles reposent.

IMG_0986

Alors, allons-y pour les photos trompe l’œil.

Pas mal, Doreen tient enfin Pépère dans la main, c’est plus confortable…

20150602_141204

Son chapeau devient un canapé design

20150602_142725

Ou un petit terrain de jeu.

20150602_142321

Michel fait de la muscu avec le capot de Pépère

20150603_164331

Enfin, ce petit sifflet brésilien, donne l’occasion à Doreen de montrer son équilibre.

20150603_163207

On s’est bien amusé, mais, il faut arriver à l’ile avant la nuit.

Sur place, nous sommes évidemment, les seuls touristes non accompagnés, et tout le monde trouve notre courage étonnant.

IMG_6122

Franchement, avec un bon GPS, nous ne voyons pas où est le risque. De toute façon, depuis que nous voyageons, nous savons que c’est un passage obligé pour les Tourdumondistes.

A Uyuni, il est fortement déconseillé de s’aventurer seul dans le Salar, mais ne serait-ce pas pour garantir le fond de commerce des agences de 4X4 ?

Sur cette ile, il y a une promenade balisée pour profiter de la vue 360° sur le Salar et ses volcans du haut de la colline.

IMG_6053

Le mélange des cactus avec cette étendue blanche est extraordinaire.

IMG_6059

IMG_6034

D’ici, Pépère nous impressionne vraiment. Qu’est ce qu’il a parcouru depuis 4 ans ! malgré quelques soucis, il est toujours là.

IMG_0903

Il faudra d’ailleurs bien le nettoyer, car le sel s’est accumulé

Mais, vraiment accumulé…

IMG_6087

Le soir, tous les 4X4 sont partis et nous restons seul avec les quelques habitants de l’ile.

IMG_6081 IMG_1021

Génial, nous apprécions beaucoup.

Nous redoublons d’astuces pour éviter le gel dans la nuit en calfeutrant tout ce qui peut l’être, mais le thermomètre ne descend pas au-dessous de -8° dans la nuit. Au réveil, il fait encore 3 dans Pépère, l’eau n’a pas gelé et le soleil tape déjà fort pour nous réchauffer à travers les vitres.

Tout ça, c’est facile à dire, mais du coup, nous décidons de ne pas aller dans le sud Lipez où les températures sont encore plus basses.

Dès 6h du matin, les 4X4 arrivent avec leurs touristes, les pauvres… En plus ils leur font un petit déjeuner sur les tables de sel. Non seulement, ils n’ont pas assez dormis, mais ils petit-déjeunent au froid…

IMG_6096

Pendant que Doreen continue sa nuit, Michel décide de faire le tour de l’ile. C’est incroyable, comme le mot ile n’est pas usurpé, depuis la mer, non, le lac salé, on voit comme des criques

IMG_6136 IMG_6025

C’est beau, Michel marche,

IMG_6106

-mais, c’est quoi ça ?

-non… c’est pas possible, alors que partout la surface de sel est complètement vierge et immaculé,

Michel tombe sur cette gravure !!!

IMG_6110

Elle est très profonde et n’a pas pu être faite en 5mn.

Que signifie ce signe ? Bon ou mauvais présage ?

La suite nous le dira, mais c’est tout de même étonnant. Combien y avait-il de probabilité que ce prénom français soit gravé ici ? Et Michel, il aurait pu passer à 10 mètre sans le voir, C’est dingue ce genre de truc.

De retour vers Pépère, nous décidons de la suite de la journée.

En gros 150 km sur le lac, Doreen en profite pour tester la conduite

IMG_6129

sans route, sans repère

IMG_0879

et avec un horizon plein de mirages.

IMG_0993

Jusqu’à une piste sensée nous emmener à San Juan au sud. On en bave pendant 2 heures pour atteindre un petit village complètement perdu où un groupe d’étudiantes en médecine françaises font un stage.

IMG_6147

Non, décidément, on en a marre. Retour par le Salar à Colchani.

Nous passons devant un monument en sel à la gloire du Dakar.

IMG_6170

Cette course qui a émigré ici depuis quelques années est très appréciée dans le pays.

Finalement, nous décidons de dormir à Colchani dans le village, c’est vraiment incroyable comme les problèmes de sécurité sont toujours évoqués avant le départ et complètement absents une fois sur place.

Et des images comme ça, c’est sympa, elle va être en retard la petite…

IMG_0841

Sauf que le matin, rebelote, 1° dans Pépère et l’eau courante de Pépère qui ne coure plus…

Décidément, nous avons pris la bonne décision de ne pas aller dans le Lipez.

Nous passons la journée entre Colchani et Uyuni où nous faisons laver Pépère de son sel.

IMG_6184

Pendant ce temps, la femme nous prépare un bon repas pour 6 €

IMG_6200

Un tour au marcher

IMG_6206

et le soir, nous prenons la route pour retourner à Potosi.

Nous roulons de nuit jusqu’à notre petit village aux Lamas où nous avions été si bien en venant.