Notre premier ours

Michel Vacle Amerique du nord, Canada Laisser un commentaire

Nous voilà de retour sur le continent américain, à Vancouver où nous attend gentiment Pépère sur son lieu de stockage.

Un mois est vite passé et il accepte de démarrer du premier coup.

Nous allons droit à notre dernier camping pour préparer la suite. Dès le premier jour, nous sommes à 9h tapantes devant le garage de Zarko où nous avons rendez-vous pour faire changer les amortisseurs arrière. Michel les a ramenés de France, car ici, c’est introuvable.

Le mécano semble bien travailler sur l’amortisseur gauche, mais, quand il passe au droit, tout se complique, sans rien nous demander, il commence à attaquer le support avec une petite disqueuse.

« y fait quoi ??? »

Vraiment pas rassuré, Michel laisse malgré tout le professionnel faire son travail.

En fait, après deux jours de doute, Michel fait une découverte. Comme ce sont des amortisseurs standards, différents de ceux que nous avions, et suite à la réparation du châssis que nous avions fait à Panama, celui de droite ne passait plus, alors, bravo pour le meulage, il n’y avait pas d’autre solution.

Ensuite, nous passons chez nos amis d’Oliver Bread chercher du pain, ils sont très occupés, nous nous reverrons un soir après leur journée.

Nous allons également en ville nous renseigner sur les ferrys pour l’ile de Vancouver. Nous en profitons pour visiter le quartier du port.

Non, nous ne sommes pas au Cachemire, mais nous voyons beaucoup d’Hindous chez les indiens.

C’est aussi le moment des retrouvailles avec William et Carol un couple de canadiens que nous avions laissés en partant du camping et Ana, Zimbabwéenne, que Doreen voulait rencontrer ici.

Côté retrouvailles, c’est maintenant au tour du Land de Guy et Marie Jo.

Depuis quelques jours ils cherchent à nous rejoindre pour faire un bout de route avec nous vers l’Alaska. Que de chemin parcouru depuis notre première rencontre de l’an dernier à la douane Equatorienne. C’est une bonne idée en tout cas.

Comme prévu, nous faisons notre dernier repas avec Valérie et Oliver

Et nous prenons le ferry pour l’ile de Vancouver.

Michel profite de la télé à l’intérieur et de l’horaire millimétré pour regarder à la télé le grand prix du Canada en direct.

L’avantage avec marie Jo, c’est qu’elle nous prépare les visites, nous commençons par le Musée de la ville de Victoria.

Les totems à l’entrée, plantent le décor, il sera question des indiens de la région.

L’exposition est très bien faite, avec des séries de masques

De magnifiques sculptures

Et entre beaucoup de choses, quelques vêtements confectionnés en tissant des lanières d’écorces de cèdre

Quelques photos d’époque, nous permettent de remettre tout çà dans un contexte.

Non, Doreen est hors du contexte.

Tient, les voila Guy et Marie Jo

Dehors, la ville est jolie et calme. L’ensemble est très britannique, avec des pubs sur roulettes

Nous faisons une petite promenade devant le parlement.

Et le bord de mer

Pour passer la nuit, nous allons sur un tout petit parking au bord de la mer. Juste à coté d’un aéroport pour hydravion. En tout cas, pour les mettre à l’eau, ils ont imaginé un système assez étonnant. Ce sont des demi-voitures qui font le travail.

Comme toujours, lorsque nous dormons, pas loin des villes, nous sommes à la merci de policiers qui souhaiteraient nous virer… Alors, quand une voiture arrive tout gyrophares allumés, nous nous sentons coupables et faisons les morts dans nos véhicules. Guy et Marie Jo pareil… Et bien non, ce soir, ils en veulent à une autre voiture. Ils emmènent son occupant et nous ignorent totalement.

Ouf !! on est tranquilles.

Le lendemain, au programme, nous avons la visite du Butchart garden. Doreen est ravie.

Car les fleurs, elle aime ça et elle est servie.

Guy et Marie Jo connaissent chaque nom de plante et fleur, ils ont deux passions, les plantes et les oiseaux dont ils connaissent également tous les noms. On va en apprendre des choses avec eux, sauf qu’on ne va certainement rien retenir …

Comme toujours, Doreen préfère son téléphone pour faire de la macro et elle bien raison.

Michel surprend cette très éphémère colombe crée par un mouvement de jets d’eau. Le créateur de jet d’eau avait t il vu cette colombe disponible un centième de seconde dans les mouvements de l’eau ?

En tout cas, aucun de nos yeux ne l’avait vu.

Après pas mal de kilomètres et une bonne nuit au bord de la mer, nous allons de bonne heure voir ces anémones de mer.

Elles sont visibles à pieds secs dans des trous sur les rochers.

Puis, nous prenons la direction de Tofino sur la côte ouest. Soudain, nous voyons à 100 mètres de nous, sur la route, une petite boule noire.

En une fraction de seconde, nous reconnaissons un petit ourson égaré, mais, certainement grondé par sa mère, il saute dans le fossé et nous perdons sa trace.

Dommage, il était magnifique avec sa fourrure toute douce. La photo, ce sera pour une autre fois.

Encore quelques kilomètres et Doreen crie,

« Un ours, un ours, arrêtes toi !!! »

Comme toujours, arrêter les 4 tonnes de pépère n’est pas chose facile, alors, il faut faire une marche arrière pour voir notre premier ours.

Bon, ok, cette première photo est floue, on mettra ça sur le dos de l’émotion.

Nous retrouvons nos amis plus loin pour un bivouac dans la forêt.

La nuit a été très arrosée et Pépère, qui n’aime pas l’humidité, est un vrai sapin de noël au réveil. Tout ce qui peut l’être, est allumé au tableau de bord. Michel fait le tour de tout ce qui peut être en faux contact. Miracle, en actionnant le clignotant, tout s’éteint…

Côté du Land, rien ne va plus non plus, Le pneu avant gauche est dégonflé. Et c’est grave.

Guy bataille depuis les Etats Unis avec un truc de dingue… Deux de ses jantes sont fendues et laissent échapper l’air.

Il regonfle, et nous reprenons notre route. Plus loin, nous voyons deux voitures arrêtées sans autres raisons apparentes qu’un arrêt photo…

Et oui, un ours se restaure au détour d’un virage.

Michel se croit en safari

Et Doreen passe par-dessus ses appréhensions et sort de voiture.

Lui, nous surveille entre deux bouchées de pissenlits.

Tout inoffensif qu’il nous parait, n’oublions pas qu’Il est sauvage

Heureux de cette rencontre, nous continuons sur Tofino. Nous allons au seul garage de la ville en espérant qu’ils trouveront une solution pour le Land.

Très débordés, ils font tout pour sortir Guy de là. Démontage des pneus, soudure, re démontage 7 fois et soudure 7 fois pour finalement faire la première, la deuxième sera faite demain. Guy et Marie Jo peuvent monter en Alaska rassurés.

Après une nuit sur un parking non autorisé, nous subissons les remontrances de la préposée municipale dès notre réveil. Une petite discussion avec elle et elle nous épargne l’amende.

La région est magnifique avec cette mer parsemée de petits ilots de forêt.

La région est aussi un paradis pour les hydravions

Au port, les anémones de mer noires ou blanches recouvrent les vieux bateaux.

Nos passionnés de botanique nous emmènent, pas très loin, visiter une forêt humide primaire. Et elle n’usurpe pas son nom.

Tellement, elle est dense, on a l’impression qu’elle pourrait nous engloutir facilement.

Nous avons adoré.

Nous continuons par celle un peu plus loin, mais à part ce « Totem gardien, », elle est décevante.

Le temps passe et nous décidons de couper court au tour de l’ile de Vancouver pour assurer notre impératif d’Alaska.

Guy avait vu d’énormes bombardiers d’eau il y a quelques années sur un lac. Il espère les voir décoller. Nous voilà donc parti vers leur base en longeant des rivières a saumons.

Ils sont bien là, mais cette fois, à sec… Grosse déception de ne pas pouvoir les voir évoluer sur l’eau et nous finissons en bivouac sauvage à côté du site.

Pour notre dernier jour sur l’ile (à peu près grande comme la corse), nous montons plus au nord voir

Un musée indien où les photos les plus intéressantes sont interdites, Grrrr….

Puis nous redescendons un peu pour prendre le ferry. C’est le week-end , ils ont tous sorti leur belle américaine.

En face, nous avons depuis le bateau un avant-gout du spectacle qui nous attend dans les prochains jours.

Nous laissons l’ile dans un superbe coucher de soleil.