Yellowstone

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

Sur le plus large volcan du monde, le risque est grand de se promener car si la marmite de 70 kilomètres de diamètre venait à exploser, les conséquences seraient terribles pour toute la planète. Il est intéressant de voir sur internet, les avis des spécialistes.

En fait, il ne faut pas dire « si », mais « quand » car tout peut arriver dans 1 an, 10 ans,100 ans ou 1000 ans, personne ne le sait. Alors, on va profite de son calme relatif pour admirer de ce qu’il nous offre avant le cataclysme.

Pas besoin de commentaires pour toutes ces photos. Profitons simplement.

Tout le monde est au spectacle, pour ce geyser,

chaque 90 minutes ce geyser explose

avec lui et les remontées de gaz dans les baïnes, on comprend qu’il se passe quelque chose dessous.

le plus beau à nos yeux est ce trou complètement irréel où l’on se demande comment une telle transparence peut donner un tel effet.

Après sa chute vertigineuse, la rivière Yellowstone,

creuse un très beau canyon

Sur deux états, le Wyoming et le Montana, chacun choisit son mode de locomotion, à deux en moto

Toujours à deux, mais avec 3 roues

Ou avec les bus du parc

Autrefois, il fallait des chevaux pour les tirer.

Ça, c’est une nouvelle espèce très répandue dans le parc, une touriste chinoise. Elle redoute plus que le volcan, les rayons du soleil et les microbes…

Face à l’afflux, très envahissant, de ces nouveaux vacanciers, le parc a jugé bon de les informer sur tout, même sur les choses les plus élémentaires.

Avec toutes ces visites, nous avions besoin d’un bon camping pour nous reposer. En plein mois d’Aout, ils sont tous pleins, mais usant d’un stratagème non conventionnel, Doreen obtient d’un hollandais qu’il nous accepte à coté de son véhicule. Comme le voisin part le lendemain, nous pendrons sa place.

Et voilà, le tour est joué, Michel peut profiter de la rivière Madison à coté de Pépère.

On nous avait prédit beaucoup d’animaux, mais avec la chaleur, beaucoup ont décidé d’aller sur les montagnes inaccessibles.

En revanche, des bisons, il y en a à foison, d’abord celui-là, il traverse la rivière à la nage juste en face de nous. Merci monsieur le bison pour cette série de photos hors du commun.

Un peu plus loin, ils sont là par centaines

Et joueurs en plus

Ces deux-là, trop près de nous dans leur course, ont bien fait peur à Doreen

Lui, il joue tout seul.

Nous voyons encore des bouquetins

Des biches

Des coyotes

Un aigle, il surveille un wapiti trouvé mort par les rangers. Ils l’ont déposé pas loin spécialement pour lui.

Et pour finir, un surprenant pêcheur très habile.

 

la montagne se meurt

Michel Vacle Amerique du nord, Canada Laisser un commentaire

Notre dernière étape au canada (pour cette année) nous amène à traverser les Montagnes Rocheuses

au travers du Parc de Jasper.

Çà tombe bien, à la porte d’entrée, une affiche indique une météo très favorable pour voir les sommets.

Au village, après un tour d’horizon, nous dormons le long de la rue principale.

Nous sommes un peu dans les Alpes, en plus grandiose.

La visite commence par un canyon

Les touristes chinois ont envahi la région. Ils passent d’un endroit à l’autre pour des photos rapidement prises et des selfies. Comme nous, cette petite commence à en avoir assez.

Même ici, la forêt brûle.

La couleur de ces arbres n’est pas due à la sècheresse mais, à un parasite qui mène son inexorable travail de destruction.

La forêt disparait, et les glaciers fondent à une vitesse fulgurante

Pourtant, on a l’impression que l’épaisseur est importante,

mais, 50 ans, sera le maximum avant la disparition totale de ces beaux glaciers

Alors, profitons vite de ces belles montagnes pendant qu’il est encore temps.

Ses rivières à l’eau claire

Et souvent couleur azur

Azur, comme ces lacs

Et surtout le lac Louise, complètement envoûtant.

Les guides de montagne suisses sont les premiers à avoir compris les nombreux défis à réaliser ici pour les alpinistes.

Chaque nouveau point d’observation nous fait déjà oublier le précèdent

Et ainsi de suite

.

Comme eux, nous avions envie d’aller sur le glacier avec notre Pépère, mais, non, il faut payer y aller en groupe. Alors, ce sera non.

Nous avons passé une nuit sur un parking avec quelques autres touristes dont ces deux jeunes français avec une voiture de location pour 2 mois.

Au réveil, la vue inspire Doreen

Et nos amis les animaux dans tout ça ? contrairement à la psychose que pourrait provoquer la signalisation, ils sont assez peu nombreux.

Nous voyons tout de même, des wapitis

Bien équipés pour le prochain rut (nous voulons parler de bois, bien sûr)

Un grizzly qui joue à cachecache.

Eh bien te voilà !

Des chèvres blanches de montagnes, (nos premières)

Oui, c’est bien de toi qu’on parle.

Et ce charmant ours noir.

Avec ses grosses papattes pleines de grosses griffes, il ramasse ses toutes petites bais préférées.

Nous terminons ce passage dans les rocheuses par la petite station de ski de Banff, une sorte de Chamonix du Canada.

Et, notre dernier arrêt au Canada est pour Eléonore, très émue de revoir, 32 ans plus tard, Doreen, une ancienne copine d’école du Zimbabwe.

Prévenue de notre arrivée seulement la veille, elle nous a cuisiné notre recette préférée du Zimbabwe,

Un poulet en sauce, accompagné de salsa. (Aussi bon que chez la mère à Doreen)

Puis, elles ont papoté, papoté, encore et encore avant de se séparer à nouveau pour combien d’années ???

nos amis en panne

Michel Vacle Amerique du nord, Canada Laisser un commentaire

Après Dawson, nous commençons notre longue route pour Yellowstone. Nous avons un vieux couple d’amis en panne à Whitehorse, nous passerons leur remonter le moral.

Cette descente du Yukon est tranquille avec quelques arrêts d’information.

Et quelques surprises

Le deuxième jour, Pépère nous signale, par un grand cri, qu’il est blessé.

Au bord de la route, le sympathique Joseph s’arrête pour nous aider.

Effectivement, un roulement de roue avant vient de rendre l’âme. (300 000 km quand même)

Dans ce coin perdu, notre nouvel ami nous conseille un petit garage. Il est fermé, nous irons demain matin. En attendant, nous allons dormir au bord du Yukon où le soleil nous laisse croire un instant à un incendie, non, c’est juste un coucher de soleil.

Chose incroyable, nous sommes en panne à 25 km au nord de Whitehorse alors que nos amis sont

Immobilisés au garage à 25 kilomètres au sud de Whitehorse. Le destin a peut-être craint que nous oubliions de nous arrêter. Là, il n’y avait aucune chance car Dédé et Mireille sont de vieux amis avec qui nous avons déjà partagé des bouts de route en Afrique Australe et au Maroc.

Le lendemain, Nous arrivons péniblement à réveiller le patron qui nous explique qu’il ne peut rien pour nous. En effet, il est gravement blessé à une main et son ouvrier est en vacances.

Sauf que, Pépère a encore une fois la baraka. L’ouvrier en question passe prendre des nouvelles de son patron alors que nous allions partir, gentiment, ils décident tous les deux qu’il fera la réparation s’il trouve un roulement.

Et bien sur, ils en ont trouvé un.

Nous pouvons partir rejoindre nos amis.

Dédé est là, mais la mine est grave.

Ils sont là depuis plus d’une semaine avec leur camping-car Mercedes. Le garage ne trouve pas la panne et comme l’anglais de nos amis est limité, les relations ne sont pas terribles.

Nous allons ensemble voir le patron, Doreen parfaitement anglophone a plus de facilités pour échanger lors de cette réunion

Le climat de confiance est ainsi meilleur, mais force est de constater que nous n’avons pas fait avancer les choses.

La soirée se termine dans le pauvre « Midemobile » pour un repas ensemble

Le lendemain, nous allons à Whitehorse nous changer les idées en attendant du nouveau.

Nous commençons par le Klondike, bateau souvenir de l’héroïque époque navale entre Whitehorse et Dawson.

C’était bien sur un bateau à aube, pour affronter les hauts fonds de sables et la faible profondeur du Yukon à certains endroits.

Une grosse chaudière à bois le faisait avancer. Et pour cela, tout au long du parcours, les arbres étaient coupés et débités en grosses bûches. Quand on voit ça, on comprend encore mieux que l’homme soit prêt à tout pour de l’or, du pétrole ou autres richesses.

Puis, nous passons devant la plus vieille maison encore debout de Whitehorse. Elle a été convertie en musée.

Un tour au musée de la Béringie nous explique tout de la période glaciaire

du passage des animaux, souvent énormes

et des humains

depuis le continent Asiatique au continent Américain avant que la fonte des glaces ne remplisse à nouveau le détroit de Béring. Il faudra attendre les vikings et surtout Christophe Collomb pour retrouver ces lointains ancêtres.

A l’époque, Doreen aurait été confrontée à des tas d’animaux effrayants, dont celui-ci peut être, sa taille est réelle.

Nous terminons cette journée par le canyon où se faufile le Yukon aux abords de la ville.

Ce qui est surprenant, c’est la quantité d’eau qui passe dans ce petit étranglement.

En effet, juste avant, le fleuve est large. Mireille profite de la beauté du lieu pour  méditer…

Pendant que Dédé et Michel escaladent le petit rocher de l’entrée du canyon. Quelle santé ce Dédé à 83 ans…

Vers le barrage, nous allons voir les saumons mais ils sont trop rares, même ce renard en pleine ville ne les a pas trouvés.

De retour au garage, la situation reste inchangée. Nous cherchons sur internet un câble de connexion compatible avec leur ordinateur. Normalement, avec, ils pourront faire le diagnostic.

En attendant, nous ne pouvons plus agir et c’est avec un peu de peine que nous laissons Mireille et André seuls avec le garagiste. Nous restons en contact par téléphone au cas ou ils aient besoin de Doreen pour discuter avec le patron.

Au revoir Dédé.

Notre prochaine étape est Watson Lake. Au Canada, comme aux USA, ils ont de drôles de choses à visiter. Ici, c’est la forêt des panneaux où, depuis 1940 (et quelques), cette forêt s’agrandit au fil des ans.

Nous dormons au bord du lac.

Au matin, dès la sortie de la ville, nous sommes prévenus, il risque d’y avoir des bisons sur la route.

Super, nous ne mettons pas longtemps à tomber dessus.

Ce sont nos premiers bisons sauvages, alors nous apprécions.

Plus loin, nous en rencontrons des solitaires, à deux reprises. Oui, effectivement, ils sont très imposants. On ne va pas les agacer trop longtemps.

Souvent, le soir, Michel cherche à comprendre d’où viennent nos problèmes électriques mais chaque fois en vain.

Et nous continuons notre chemin sur des routes soit désolées par les incendies

Soit magnifiées par la végétation.

Tout çà au milieu d’un des plus grands champs de pétrole d’Amérique du nord, exploités sur peut être 1000 km dans la forêt, assez proprement il faut le reconnaitre. Nous sommes bien en Alberta

Nous visitons un improbable musée de vieilles voitures où certaines, d’exception, ne sont pas vraiment valorisées.

Puis, c’est à nouveau la route avec ses accompagnants sympathiques

Voila, nous avons terminé l’Alaska Highway qui nous a emmené si loin.

doreen orpailleur

Michel Vacle Amerique du nord, Canada Laisser un commentaire

Voila, très heureux de notre expédition à Tuk, Marie Jo et Guy nous quittent. Ils doivent rentrer en France le 7 et ne manquent pas de choses à organiser avant. C’est donc de ce camping de Dawson, que nous entamons la dernière partie de notre année en Amérique.

Nous commençons par la visite de la ville. Construite au bord du Yukon, le bateau était le seul moyen de transport depuis white horse.

Bien qu’elle soit encore habitée, c’est une extraordinaire ville musée. Elle nous permet d’imaginer la vie des chercheurs d’or au XIXe  siècle.

Même si elle est très touristique, l’ambiance est toujours là.

Les hôtels également.

Et, qui dit chercheur d’or, dit saloon pour distraire ces pauvres hommes.

Devant un bon nombre de bâtiments, un panneau explique leurs pédigrées. Celui-là était la morgue où l’on gardait les corps en attendant la fin de l’hiver. En effet en hiver, le sol était trop gelé pour faire des trous. Ils étaient donc entassés ici, par des températures toujours inférieures à -20.

Mais, coté température, petit à petit, les choses se dégradent, depuis 2 ans, le fleuve Yukon ne gèle plus totalement. Une bande centrale d’eau courante empêche l’ancestrale route de glace d’être ouverte, le ferry d’été ne peut fonctionner pour les quelques mètres, alors la situation devient grave pour communiquer entre les deux rives.

Aujourd’hui, nous sommes invités par une tribu de la forêt. Tous les deux ans, ils organisent une fête où tout le monde est convié. Ils commencent par venir nous chercher en bateau (car il n’y a pas de route l’été)

Nous arrivons dans ce village isolé où la fête a déjà commencé.

Un générateur fourni l’électricité nécessaire à la sono. Sur la scène, un animateur présente les différentes attractions du jour, car la fête s’étale sur 4 jours.

Tout le monde est là pour l’évènement.

En plus d’excellents artistes de musique folk, nous avons droit à ce groupe extraordinaire. Ils ont revu

des chants traditionnels avec batterie, guitare électrique et violon électrique. Bluffant…

une danseuse fait le spectacle un moment, au son d’un « chanteur » plutôt un crieur accompagné de son tamtam

viennent ensuite, les groupes folkloriques

avec les jeunes

et les moins jeunes

ça se termine par un grand moment où chacun peut chausser ses mocassins et venir danser.

Mais, attention, ceci est très codifié, ils viennent par 3 est laissent leur place au bout d’une minute à 3 nouveaux

On a pu constater le plaisir pris par les anciens.

Et comme partout en Amérique du nord, une prière générale clôture les festivités.

Le sermon est fait par un ancien, venu en canoé de Wight horse avec un groupe de jeunes. Une semaine à la rame.

Enfin, cette longue file d’attente, annonce quelque chose que nous ne comprenons pas.

Ce sont des canadiens rencontrés hier qui nous donnent l’explication.

Non seulement, nous avons été transportés à cette fête gratuitement, mais nous sommes également

Invité à partager le repas.

Quelle hospitalité !

Ces deux là n’ont toujours pas compris.

Ravis de cette journée, nous sommes ramenés à Dawson avec un petit bateau à aube.

Le lendemain, nous devons quitter Dawson, des agences proposent des visites de mines dans ce temple des chercheurs d’or. Mais nous ne sommes pas tentés.

Finalement nous prenons la route du sud. Toute la rivière a été remuée.

Nous ne pouvons pas quitter cet endroit sans en savoir plus alors, nous prenons une piste qui nous

emmène à une mine. Nous stoppons Pépère ici.

Quelques minutes après, Ron vient vers nous.

-que cherchez-vous ?

-Nous souhaiterions en savoir plus sur la recherche d’or.

-vous ne venez pas par une agence ?

-Non

-Ok, venez avec moi, je vais vous expliquer.

Au fil de la discussion, il est heureux de voir notre enthousiasme. Il nous passe en revue tout le processus.

Le dragage aujourd’hui

Avant !!!

Jusqu’à l’étape finale, qu’ils réalisent avec des machines pour le moins rudimentaires.

Jusqu’à la fonte des paillettes pour former de petits lingots

Sous ses conseils avisés,

nous avons même appris les rudiments de l’orpaillage

et au final, il faut surtout un œil aiguisé pour voir la paillette au fond de la batée

Bravo Doreen,

Nous ramenons à la maison une petite éprouvette avec 2 paillettes d’or microscopiques que

« NOUS AVONS TROUVEES »

Merci Ron, c’était une super expérience…

Pépère chez les esquimaux

Michel Vacle Amerique du nord, Canada Laisser un commentaire

A peine rentrés du nord de l’Alaska, nous retrouvons Guy et Marie Jo à Fairbanks.

Comme nous n’avons pas pu toucher la mer Arctique à Prudhoe bay , nous maintenons notre plan de départ. Aller avec les deux voitures à Tuktoyktuk cette fois ci, au Nord du canada.

Avant de quitter Fairbanks, passons par le musée de l’université

Nous y trouvons quelques restes d’animaux préhistoriques, protégés pendant des millénaires par

Le sol gelé qu’est le permafrost.

mammouth

bœuf de 36 000 ans presque intact

Nous y trouvons également, quelques vêtements esquimaux

Le matériel du parfait esquimau

Et cet ancêtre du K-way en vessie de phoque

Puis, nous prenons la route du Canada et, surprise, sur la route, l’immense Denali manqué lors de notre visite apparait au loin.

Ouf…, Guy est passé bien prêt d’un fait divers bien connu ici : percuter un moose avec souvent des morts à la clé.

Cette photo est désespérante, pourquoi ne veut-elle pas représenter la réalité que nos yeux on vu…

Par contre, à la télé, nous entendons souvent parler des feux de forêt au Canada, eh bien, c’est une réalité encore supérieure que nous découvrons.

On nous avait dit de faire une halte à Chiken, alors, on s’arrête…

Rien de très intéressant, ils ont un beau podium pour la musique

Même cette drague qui a écumé toutes les rivières à la recherche d’or a été amenée d’ailleurs, avec ses rangées de godets.

Ha si !!! Guy et Michel, ont adoré cette base pour faire un nouveau véhicule de voyage.

Michel s’imagine déjà au volant…

Finalement, Michel et Guy, profitent de notre dernier bivouac en Alaska pour faire un travail plus convenable sur le rétroviseur de fortune de Pépère.

Nous arrivons bientôt à la frontière, quelques caribous sont là pour nous dire au revoir.

Et après une nuit à Dawson, nous prenons cette fois la « Dempster highway » en direction de Tuktoyaktuk. Bon, ok, maintenant, on dira Tuk comme les gens d’ici.

Nous sommes à nouveau partis pour 900 Km dont 750 de piste. Heureusement, elle est moins dure que la Dalton de la semaine dernière et à deux voitures, la crainte de la panne est moins grande, surtout que cette fois, il y a plus de monde.

Mais parfois elle se corse pendant quelques kilomètres

Encore une fois, ça fait un peu Mongolie, mais avec de vraies pistes.

souvent fleuries de belle manière

C’est joli

Michel avait vu sur Facebook, qu’un couple de français avait fait la route il y a 3 jours, nous pensions les croiser, eh bien c’est fait.  Voilà Julien avec son land et sa famille.

Guy et Marie JO sont ravis de trouver de nouveaux adeptes de l’Azalai.

Une sympathique petite famille partie pour un an (voire plus) en voyage avec leurs deux enfants. Nous entamons immédiatement une discussion à bâtons rompus sur… le voyage bien sûr.

Nous avons espoir de les revoir sur la route.

Bon, on n’est pas d’ici, il faut repartir. Pas très loin en fait car nous passons à nouveau le cercle polaire et par respect pour lui, nous nous acquittons de la photo souvenir.

La nuit sera tranquille 1 kilomètre plus loin. Et c’est reparti le lendemain pour l’assaut final de cette « Dempster highway »

Ce deuxième jour, nous devrons emprunter 2 bacs.

l’hiver ce sont les moto neige, mais là, la glace a fondu…

130 kilomètres avant Tuk, nous arrivons à Inuvik. Il y a seulement 8mois, la piste s’arrêtait là. Pour continuer, il fallait utiliser de petits avions où, l’hivers la « Ice road » route de glace, utilisable de fin décembre à fin mars, parfois encore en avril.

Nous ferons un arrêt à Inuvik au retour et partons sur la nouvelle piste pour les derniers 130 km.

Avec la fatigue accumulée de ces derniers jours, nous la trouvons éprouvante.

Elle se termine entre d’immenses zones marécageuses bien visibles sur le GPS

Et par les fenêtres.

Et finalement, nous y voilà… Nous sommes chez les esquimaux au bout de la route du nord,

au bord de la mer Arctique.

Trop fatigués, nous ne visitons pas ce soir, surtout que d’après de savants calculs de Guy, le soleil de minuit sera en fait à 3h du matin. Nos amis veillent, nous allons dormir avec le réveil à 3h-10.

Et voila le résultat, il est minuit au soleil, 3h du matin pour nous.

Le soleil est au plus bas mais n’ira pas se coucher, immédiatement après nous avoir faire croire à son coucher, il repart vers le haut… Ce sera bientôt terminé car le cycle inverse se met en route maintenant pour que cet hiver, il ne fasse jamais jour… Drôle de vie quand même.

Nous rentrons dans Pépère avec cette image dans la salle de bain.

Le lendemain, après une grasse matinée bien méritée, nous parton « en ville » et commençons par le « tourist center », bien à l’échelle du village.

A l’intérieur une charmante esquimaude

plus précisément une… non, de peur de mal retranscrire le nom de sa tribu et de celle de sa mère (la première sur le papier) nous préférons mettre la photo de ce qu’elle nous a écrit.

Nous lui posons quelques questions.

-quelle température fait-il l’hiver ?

-entre -25 et -50 quand il y a du vent

-vous préférez quelle saison ?

-l’hivers ! (et franchement lorsqu’elle dit ça, son regard brille)

-Et même l’océan est gelé ?

– oui de décembre à avril, on peut rouler sur les routes de glace et faire de la motoneige.

Entre temps, ces motoneiges sont « rangées » dehors à tous les temps

Ce bateau exposé ici était un des ravitailleurs début 1900

ils ont dans ce village de quelques centaines d’âmes, 3 églises…

Un peu plus loin, les pêcheurs se préparent

A voir les employés municipaux, on a l’impression qu’ils s’amusent bien avec leur petit jouet.

Nous ne manquons pas une occasion pour demander à ces gens, très accueillants, tout ce qu’ils peuvent nous apprendre sur leur mode de vie et traditions.

Alors que nous passons devant chez elle, Heveanly nous invite à monter . Sa réaction est étonnante, elle veut tout nous dire et nous montrer.

Dans ce pays isolé du monde 5 mois par an, nous comprenons vite que les provisions pour l’hiver sont une occupation de chaque jour. Elle nous ouvre tour à tour ses 3 congélateurs. Elle est fière de tout ce qu’ils ont déjà amassé. Poissons et quelques volatiles chassés par le mari.

Ça, c’est aussi sa fierté.

Les gants de son mari qu’elle a elle-même confectionnés avec la peau d’un ours qu’il a abattu. Elle fait aussi des bottes, mais pour le reste, elle nous confirme que l’hiver, ils n’utilisent maintenant que du synthétique.

Elle nous montre également, sa « pâte à tartiner », un gros pot de graisse de baleine.

Quand Doreen lui dit « ah oui, vous la tartinez sur du pain », elle a bien ri. Evidemment, ils ne mangent pas de pain. Ils trempent les morceaux de poisson ou viande directement dans le pot… Bon, on ne goûtera pas…

En effet, le village tue une baleine par an et les habitants se partagent l’animal en fonction des besoins de chacun.

Alors là, coté fierté, on n’avait encore rien vu. Elle nous amène dans une autre pièce voir la photo de son fils avec l’ours blanc qu’il vient de tuer.

Michel très proche des animaux a un premier réflexe (intérieur) de révolte, mais, une demande avait été faite pour que cet ours soit trouvé, dans l’immensité de la banquise, et tué afin d’abréger ses souffrances. On voit sur la photo qu’un collier trop petit avait été mis autour de son cou par des scientifiques. Il étranglait le pauvre ours depuis qu’il avait grossi.

Le fils a donc été félicité officiellement. Il faut savoir que les Esquimaux, ont encore le droit de chasser la baleine et l’ours blanc mais, comme ils ne chassent que pour eux et qu’ils sont très peu nombreux, le mal ne doit pas être très grand.

A peine le temps de quitter Heveanly que nous tombons sur un petit groupe de femmes en plein travail.

Les hommes ont tué un Béluga (petite baleine blanche) et les femmes le découpent pour récupérer le bon gras sous la peau.

Elles en feront beaucoup de seaux.

Parait-il que ceci est la viande, mais nous n’avons pas vu la différence avec le gras.

De toute façon, eux ils s’en foutent, il leur faut du gras pour affronter l’hiver.

Après une dernière discussion entre femmes,

La doyenne s’occupe de la cuisson.

Encore une fois, on ne s’invitera pas au repas…

Nous laissons ce petit monde à leurs occupations pour continuer notre visite du village.

Non, Doreen, tu ne peux pas emmener ce souvenir, il ne rentre pas dans Pépère.

Cette construction de bois et de boue, est en quelque sorte l’igloo d’été avant les maisons en bois. Fermé à clé, nous ne verrons pas l’intérieur.

Cette formidable journée terminée, nous allons nous coucher pour notre seconde nuit chez les Esquimaux au bord de l’océan « Arctic »

à…

La pays des Pingos ( monticules de terre occasionnés par la remontée de gros blocs de glace)

Le lendemain, nous repartons avec Guy et Marie Jo pour les deux jours de retour. Tout se passe bien au niveau mécanique, sauf pour notre parebrise qui reçois encore une pierre. 3e  impact depuis notre aventure Américaine.

Une agréable rencontre ponctue ces 5 jours… un magnifique orignal en plein repas.

Voyons la décomposition de ce repas.

D’abord, il prend une bonne respiration

Ensuite, il fouille le fond du lac pour brouter des herbes aquatiques

Et enfin, il sort la tête de l’eau dans un geste grandiose

Voila, un dernier regard à cette merveilleuse nature du Nord-Ouest Canadien et nous arriverons à Dawson

Cette rencontre avec les Esquimaux a été un vrai bonheur, mais également un privilège car cette route, ouverte seulement depuis novembre, annonce le début de la fin de ce monde.

Bientôt, dans 1 ou 2 ans, 3 peut être, le voyageur trouvera ce que nous n’avons pas vu : hôtels, camping officiel, magasins de souvenir, bar avec musique, restaurant etc…  et ce ne sera plus pareil.

Mais, peut être résisteront-ils?

Nous avons également pu constater les terribles effets du réchauffement climatique d’encore plus près et, ça fait froid dans le dos, si l’on ose dire depuis cette latitude.

Encore un truc, en arrivant à Dawson, nous constatons que notre plancher sent le moisi. Mauvaise pioche, la pompe à eau domestique de la cellule n’a pas résisté aux vibration des derniers 3000 km de piste. Elle a une fuite et cela depuis un moment. Allez Michel au boulot.

On vide le coffre et grâce à Guy qui en a une de rechange, c’est réparé en 2 heures.

Le tour du monde n’est décidément pas la descente d’un long fleuve tranquille.

 

 

jusqu’au plus haut de l’Alaska

Michel Vacle Alaska, Amerique du nord Laisser un commentaire

Nous avons retrouvé nos amis à Anchorage, mais leur problème de jantes n’est pas réglé, comme le week end arrive, ils sont bloqués au moins 3 jours. Guy suggère que nous allions seuls à Prudhoe Bay.

Alors, en avant toute… direction le grand nord.

En chemin, nous prévoyons d’aller voir le mont Denali, plus connu en Europe comme le « Mac Kinley ».

Nous passons par un premier point de vue où la chaine est visible, mais pas le mont, avec ses 6190 mètres d’altitude, Il est comme souvent caché dans les nuages.

A cet endroit, un ranger nous présente un peu la faune et effectivement, nous n’avions peut-être pas pris assez en considération les redoutables griffes des grizzlys.

Nous tentons quand même le coup de rentrer dans le parc,

mais cette photo, (bien améliorée) sera la seule que nous pouvons faire du prestigieux Denali.

Nous passons la nuit pas très loin au cas où… mais rien n’y fait, la météo n’a pas prévu d’évoluer pour nous.

Notre prochaine étape sera donc Fairbanks pour faire le plein de tout, avant d’aller où il n’y a rien.

Ce couple de jeunes suisses revient de là-bas, ils n’ont donc plus rien et doivent reprendre de tout.

Maintenant, peut commencer notre longue montée de la Dalton Highway, sur environ 750 km de piste.

Ce panneau nous confirme que c’est fini la rigolade. Maintenant, ce sera du gravier et de la terre…

Pour l’instant, la piste n’est pas très difficile car il ne pleut pas.

Mais attention aux gros camions

Ils roulent comme des fous et projettent des cailloux à chaque fois qu’on les croise. Eux, ça ne semble pas les perturber.

Au bout, se trouve le complexe pétrolier de Prudhoe Bay. Alors, tout au long de ce parcours, nous avons la compagnie du Pipe-line.

Il tourne, s’enterre, ressort, monte et descend sans cesse.

C’est un ouvrage gigantesque, où à intervalles réguliers sont installés des points chauffants pour éviter que le brut ne gèle.

Nous arrivons maintenant au Cercle Arctique.

Depuis un moment, les nuits sont courtes, mais maintenant, le soleil ne nous quittera plus, ce sera le jour perpétuel.

Nous passons la nuit autour de ce point avant d’arriver à la seule étape habitée de la piste. On y trouve  avec une antique pompe à gasoil juste un tout petit motel.

Ici, se trouve également le tourisme information. Tout nous est expliqué sur cette zone du cercle polaire.

Une carte du monde permet aux gens de passage de déposer une épingle sur leur pays d’origine. Doreen est heureuse de mettre la première sur le Zimbabwe.

En quittant le lieu, vous êtes bien informés : la prochaine station est à 240 miles soit 390 kilomètres, pas de dépanneurs non plus.

Pour comprendre cette piste, il faut savoir qu’elle est construite sur une terre gelée depuis l’âge glaciaire sur une profondeur considérable, (le Permafrost). Mais, réchauffement climatique oblige, la stabilité de cette terre gelée n’est plus assurée en surface.

Il faut donc travailler en continu pour la maintenir roulable.

Et franchement, ils y mettent les moyens.

Nous sommes plusieurs fois arrêtés par ce type d’homme. Lui, n’aime pas les moustiques

A un autre arrêt, John s’est maquillé à la pâte à mouche, comme il dit. Il veut nous parler,

Mais Il n’est pas du tout question de baisser la fenêtre avec ce qu’il y a dehors.

Finalement, nous comprenons qu’il est heureux de nous annoncer la victoire Française à la coupe du monde

Super, l’équipe a atteint son objectif, elle est « CHAMPIONNE DU MONDE »

Bravo à elle, mais nous savourons également notre victoire. En effet, nous avons réalisé un de nos objectifs importants.

Rejoindre avec notre Pépère, la ville la plus au sud de l’Amérique du Sud Ushuaia à celle la plus au Nord de l’Amérique du Nord Prudhoe Bay

. Oui, nous l’avons fait… C’est un grand moment de bonheur.

En venant jusqu’ici, nous n’attendions pas un spectacle fantastique de la nature. Non, c’était juste pour le plaisir du chalenge.

Et, tout se confirme, ici, il n’y a rien à voir. Même pas l’océan Arctique, bloqué par les pétroliers.

Mais finalement, voir tout ce que les hommes font pour ce pétrole, en pays hostile, est assez incroyable.

« Côté matos, y a ce qui faut …»

 

Et encore, avec ce reste de glace, on imagine l’hiver par moins 50°

Nous apprenons que les ouvriers font 3 semaines ici et 3 semaines de vacances chez eux, heureusement pour eux.

Seule touche nature, au milieu de cet univers pétrolier, cette jolie famille d’oies arctiques.

Nous allons prendre quelques renseignements à l’hôtel de la « ville ».

Aujourd’hui, peu de voyageurs sont arrivés jusqu’ici, nous ne voyons qu’un seul autre véhicule à 4 roues et ces motards, quel courage il faut pour venir ici à moto !

Sur la porte, une affichette nous informe que deux grizzlys ont été vus dans la ville, il faudra surveiller.

Et pour demain, la météo se dégrade, nous le constatons en arrivant à notre bivouac

Crevés mais heureux, nous dormons comme des bébés. Mais le lendemain, la réalité est bien là, La piste va être très mouillée pour le retour.

Michel bricole (c’est bien le mot) un rétroviseur pour remplacer la caméra de recul qui a lâché hier. Il est en effet hors de question de zigzaguer sous la pluie pour éviter les trous sans rétro.

Alors, vite un dernier tour en haut de cet escalier où se trouve le seul magasin du coin

Non, pas ici, c’est beaucoup trop cher, nos 270 litres de diesel doivent nous permettre de faire l’aller et le retour

Et quel retour, voilà l’ambiance…

Nous avons la chance de voir deux bœufs musqués sauvages. La pluie nous empêche de faire une photo superbe,

mais nous sommes satisfaits car nous en cherchions depuis 2 jours. Il en reste très peu dans le monde.

Et voilà que, comme si la pluie et la piste grasse ne suffisaient pas, la neige s’invite à la fête.

Là, elle exagère un peu…

En fait, nous on s’en fout, même si nous n’avons vu personne sur la piste de la journée, on rigole bien.

Après cet épisode neigeux, et 300 km on jette l’éponge pour la journée. Demain, il fera jour, de toute façon, ici, il fait toujours jour…

Mais avant de dormir, Michel doit réparer un impact sur le pare-brise. Le seul camion croisé en fin de journée a laissé sa signature.

Oui, mais, en plus, au réveil, Michel découvre que nous n’avons plus qu’un phare

Meeeeerdeeeee, encore un coup du camion qui nous a mitraillé de cailloux hier…

Enfin, pour terminer cette épopée, nous croisons Michael rencontré il y a quelques jours, il a maintenant deux nouveaux amis belges pour faire cette fameuse Dalton Hightway.

-Bon courage, surtout que dans les deux, il y a une femme.

Nous sortons de ette petite expédition de 1600 km de piste en 4 jours complètement lessivés, dans un camping pour le repos et le nettoyage… t y en a besoin.

Evidemment, il n’y a pas, sur le continent Américain, de phare pour notre vieux Pépère, Michel profite de ce moment pour réparer la casse en mettant , à la place du verre, une des protections des 2 longues portées.

Nous terminons ce chapitre par une photo de cet arc en ciel prise tout en haut. Il est étonnamment plat par rapport a ceux de chez nous. Tout fait normal ici.

La péninsule de Kénai

Michel Vacle Alaska, Amerique du nord Laisser un commentaire

Nous quittons Valdez en direction d’Anchorage par une route enfin ensoleillée. Les montagnes que nous n’avions pu voir à l’aller se dévoilent.

Les pêcheurs peuvent sortir leurs machines à écumer le saumon.

Plus loin, ce glacier correspond exactement à ce que nous avions vu d’avion en survolant le Groenland. Mais franchement, de la route, cette vision est très inattendue et surnaturelle.

Nous voilà à Anchorage

Encore une fois, le nombre de SDF est impressionnant dans ce pays. Pourtant, il fait rêver du monde, et la question est: que font-ils l’hiver?

Nous profitons de cet arrêt en ville pour remettre la mécanique de Pépère en état, vidange, filtres, freins avant et arrière etc…

Le soir, nous retrouvons Dominique et Philippe au camping. Ils sont en tente et un ours à déchiré celle de leur voisin il y a quelques jours… Dominique n’est pas très rassurée.

Doreen prépare une de ses sauces tomate dont elle a le secret, Marie Jo fait cuire des Barilla N°5 et nous finissons la soirée autour de la table entre gaulois.

Le lendemain, nous partons visiter la péninsule de Kenaï

Première étape l’aéroport des hydravions d’Anchorage… Incroyable,

c’est comme une marina de bateaux, sauf que ce sont des avions. Plus de 1000 parait-il

Chacun a sa petite place avec parfois un cabanon.

Plus tous ceux qui sont à terre

Michel pourrait rester toute la journée à les regarder décoller, Guy, l’ex commandant de bord n’est pas en reste.

Le temps n’est pas au beau, mais nous tentons la visite du glacier Portage, il n’y a rien à voir mais les amateurs de canoé n’en ont cure.

Nous devons nous contenter d’un glaçon devant le parking. Assez insolite tout de même…

Heureusement, ce petit groupe de canards nous distrait un moment.

Mais, tout d’un coup, le land de Guy freine très fort, apparemment sans raisons, ce n’est pas son genre. Il vient vite avec son appareil photo.

Un Orignal  broute juste à côté de la route.

Il est bien occupé et nous laisse l’observer un grand moment.

Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une espèce d’élan appelée « Moose » ici. Si c’est un mâle, dans quelques mois, il aura des bois énormes. Déjà qu’il est aussi grand qu’un cheval, il sera très impressionnant.

Nous en découvrons deux autres dans les grandes herbes.

Ils finiront par disparaitre de belle manière dans le marais.

Marie Jo, a prévu d’aller voir l’église orthodoxe de Kenai.

C’est plutôt une chapelle, mais tout le village, d’origine russe, à gardé un style déjà vu en Sibérie lors du premier voyage de Pépère.

Nous allons à autre village russe où l’église est entourée d’un cimetière laissé dans un abandon très organisé du plus bel effet.

Plus loin, à une embouchure de rivière où, normalement, hommes et aigles pèchent les saumons

Il n’y a rien. Les saumons ne sont pas encore arrivés…

Alors, nous terminons à Homer, ville assez touristique, mais la météo n’est pas vraiment au rendez-vous pour profiter des montagnes.

Nous avons juste pu nous mettre ces grues sous la dent. Rien à voir avec les belles africaines…

Guy et Marie Jo décident de remonter à Anchorage régler leur problème de jantes.

Nous, on reste un jour de plus pour fêter l’anniversaire de Doreen. Très simplement, dans un petit restaurant

Nous sommes sur le spit , ( langue de terre qui traverse la moitié du fiord) d’une longueur de 2 miles, il commence par un cimetière de bateau.

N’oublions pas que les Américains ne jettent rien…

S’il fait beau, Michel veut voler avec Doreen sur les glaciers en avion. Nous réservons pour le lendemain.

Avant, nous allons passer la nuit (enfin, ce qui est sensé l’être… ) sur un petit terrain, bien tondu, en face d’un glacier.

Nous sommes chez quelqu’un et nous nous attendons à être virés. Mais non, au réveil, le décor n’a pas changé, à part ces cavaliers profitant de la marée basse.

Malheureusement, les nuages sont bas, et le vol sur les glaciers est annulé. Ailleurs, peut-être…

Bon, maintenant, nous avons vraiment envie de voir des ours à la pêche. Nous remontons vers la « Russian river » Parait-il que là-bas, c’est sûr, on en verra.

Sur la route, après un arrêt à une fête de village très kitch

Nous doublons Mikael en moto, il fait un peu les mêmes parcours que nous, mais seul.

C’est toujours des moments agréables de croiser des concitoyens aventuriers.

Une fois au camping (très sauvage) de la Russian river, Doreen appréhende de croiser des ours. Oui, mais on est venu ici pour çà… Alors Michel l’emmène à la rivière marcher un moment, mais elle n’est pas rassurée du tout et ne veut plus continuer juste à deux personnes. Nous retournons vers Pépère et alors que nous regardions le panneau de la carte des environs, un couple de jeunes français arrive.

La fille est également très anxieuse à l’idée de croiser un ours dans les chemins étroit. Finalement, à quatre, elles sont d’accord de faire la rivière.

Au bout d’un moment, c’est encore Doreen qui voit l’animal en premier… Juste de l’autre côté de la petite rivière.

Il cherche des saumons et ne s’intéresse pas vraiment à nous.

Mais nous, si, c’est très agréable de le voir si prêt, nous en profitons un maximum

Plus loin, cette petite rivière rejoint la grosse. C’est l’endroit préféré d’un groupe de pêcheurs. A les voir, on comprend que rien n’est laissé au hasard, ce sont de vrais pros.

En tout cas, nous n’avons pas été bouffés et on a passé un bon moment. N’est-ce pas Doreen ?

Demain, on ira à la cascade voir si les ours pêchent.

Sur le chemin, en regardant Doreen marcher, on comprend mieux pourquoi elle voit tout… l’instinct sauvage d’Afrique certainement.

Mais arrivés à la cascade, pas d’ours dans l’eau, que ces malheureux saumons qui s’acharnent à remonter le courant.

Et croyez-nous, ils en bavent.

Certains sont presque tout déchirés

Les goélands à pattes jaunes

Ou roses sont là pour profiter de leur fin proche.

Avant d’arriver à Anchorage, comme il fait très beau, nous retournons au Portage glacier, et là, çà n’a plus rien à voir…

Tout est magnifique

La glace d’une blancheur immaculée incroyable.

Nous sommes heureux de l’avoir vu comme çà.

Et juste avant d’arriver à Anchorage, nous doublons cet homme. Il semble diriger sa voiture vintage avec son smartphone….

au milieu des glaces

Michel Vacle Alaska, Amerique du nord Laisser un commentaire

Comme prévu, nous voilà en vue de Valdez.

Ça promet

Nous choisissons ce camping avec vue sur les montagnes

Notre première visite est pour la collection privée de Maxine et Jesse  Whitney. Ce musée  est consacré aux anciennes communautés esquimaudes.

Un panel d’animaux locaux incroyablement bien naturalisés faisait également partie de leur collection.

A voir cet ours blanc, nous avons hâte d’en croiser un, sans toutefois être très rassurés …

Nous allons ensuite au le glacier de Valdez. Il est trop difficile d’accès, au bout d’un petit lac assez décevant.

Cette première journée se termine par la visite du port.

Les pêcheurs exhibent leurs prises

Avant de les découper pour la vente. Poisson frais garanti…

Au camping, nous faisons la connaissance de Dominique et Philippe, un couple de Français en vacances.  Nous prenons l’apéro ensemble, Ils sont adorables.

Le lendemain, c’est le grand jour. Le « Lu-lu belle» nous attend pour une journée en mer.

Son capitaine nous parlera, depuis son poste de pilotage, sans discontinuer 8h durant, quelle santé…

Assez rapidement, quelques bouts de bois flottants apparaissent au loin

Des bouts des bois ? on dirait autre chose…

Non, mais c’est quoi ces bestioles qui font la planche en groupe ?

Des loutres de mer !!!

Elles sont vraiment trop craquantes.

Un peu plus loin, nous passons devant des chalutiers

La pêche est bonne

Tien, une baleine ! on a de la chance

Pas vraiment, car elle refuse de nous montrer plus que son dos.

Le bateau approche des falaises et nous permet de voir les macareux de la région. Ils sont bien moins jolis que ceux que nous avions vus en Islande.

mais sont très originaux.

Les lions de mer gardent la plage,

Toute cette population est elle-même gardée par le mâle dominant. Et quand on parle de lion de mer, le mot n’est pas usurpé.

Voilà nos premiers icebergs, pas très gros, mais ils annoncent la suite. En tout cas, ils sont bien squattés

Encore elles !!!

Wouah !!! celui-là, il est beau.

Voilà notre première vision de glacier se jetant dans la mer.

Celui-ci est à gauche, mais, là-bas, à droite, il y en a sûrement un autre.

Tiens, le voilà

Entourés de toute cette glace, avec Marie Jo et Guy,  nous avons l’impression de participer à une expédition de Paul-Emile Victor

Doreen préfère s’abriter du vent sur le côté du bateau.

Nous avons maintenant en face de nous, une falaise de glace

Elle craque, craque et craque encore pour finalement libérer ce qui deviendra un iceberg.

Même le capitaine est encore fasciné après toutes ces années sur place.

Finalement, après 7h d’observations diverses, nous prenons le chemin du retour (Encore une de mer)

C’est donc 8h après notre départ que nous arrivons au port, complètement épuisés.

Il nous faut vite trouver un bivouac. Bien installés au bout de la jetée, nous finissons par fuir un feu d’artifice tiré par de jeunes inconscients

Nous finissons à l’ancienne ville, à l’emplacement du garage Ford, détruit en 1964 par un tsunami.

Il faut savoir que cette année-là, un gros tsunami a détruit toutes les petites villes de cette côte d’Alaska.

Bon, le feu d’artifice d’hier soir avait une bonne justification. Aujourd’hui, c’est la fête nationale.

Avant de quitter la ville, nous allons voir le défilé.

Tout est à la petite échelle de cette petite ville

Mais le nationalisme ici, c’est quelque chose…

On a bien aimé Valdez, la barre est maintenant très haute pour nous émerveiller encore.

énorme grizzly

Michel Vacle Alaska, Amerique du nord, Non classé Laisser un commentaire

Après le superbe Salmon glacier et un bivouac sous un autre glacier

nous allons à Haines. Paraît-il que là-bas, les ours pêchent les saumons dans la rivière.

Nous croisons un couple de cyclistes courageux, la femme suit, pas très loin.

Tiens, encore un ours qui traverse la route !

Nous n’arrivons pas à banaliser cette gigantesque forêt que nous traversons depuis des jours.

Pas plus que nos compagnons de voyage, les ours, encore deux qui se gavent de pissenlits…

De toute façon, maintenant, nous avons compris, dès que l’on voit çà, y a des ours…

Tout d’un coup, le temps s’assombrit gravement, mais il ne pleut pas. Que se passe-t-il ?

Et bien, quelques minutes plus tard, la vision nous revient pour découvrir une mini bande de désert, balayée par le vent des montagnes.

C’est très inattendu et assez fantastique.

Tout de suite après, nous longeons un lac bordé d’un parterre très fleuri.

A la pause de midi, nous rencontrons un couple de Berrichons en voyage depuis 2 ans en Amérique. Pas très bavards, ils nous parlent du haut de leur camion.

Nous reprenons la route et Doreen croit apercevoir un ours brun…

Et bien oui, c’est notre premier grizzly. Comme pour notre premier ours noir, l’émotion frappe encore, la photo est floue.

Encore plus floue, cette photo d’un loup surpris par le raffut de Pépère.

Mais la photo la plus mal cadrée est celle du lynx que, seul Guy a vu, son appareil photo n’a pas pu confirmer…

Doreen prend cette vue de boite aux lettres insolite.

Souvent, pour voir le décor, il faut se hisser au-dessus des arbres

Mais quel spectacle !

Nous rentrons, cette fois pour de bon en Alaska.

Et arrivons le soir à Skagway, il semble que nous ne soyons pas les seuls…

Cette ville de la ruée vers l’or chargée d’histoire est très jolie.

Nous serions bien restés un jour ici, mais, un ferry peut nous emmener à l’autre bout du fjord ce soir

Alors, nous chargeons nos véhicules, direction Haines

Comme, à ces latitudes, il ne fait jamais nuit, nous ne sommes pas surpris d’arriver après 1 h du matin alors qu’il ne fait pas encore nuit.

Le lendemain, nous allons visiter cette ville du bout du monde où le mot retraite semble Inconnu.

Lui, correspond bien au décor

Et comme souvent aux US, on ne jette rien, surtout pas ces deux jolies Ford utilitaires.

Coté indien, il reste une maison longue, fermée au public.

Nous savons qu’à partir de 18h, les ours arrivent à la rivière pour les saumons, alors, nous allons y passer la soirée.

Pour l’instant, ce ne sont pas des ours qui pêchent, cette femme a bien du courage dans le courant.

Sur cette grille qui traverse toute la rivière, un homme est chargé de compter les saumons qui remontent. Il en aura comptés à peine plus de 300 depuis le matin.

C’est trop peu pour les ours.

Nous commençons une petite marche en forêt en attendant la bonne heure, et n’avons que ce petit écureuil à mettre devant les objectifs de nos appareils photo.

Au-dessus de la rivière, les aigles pêcheurs attendent aussi le poisson.

Et finalement, un grizzly pointe son nez.

Faute de saumons, il mange de l’herbe.

Il a l’air paisible alors Michel rejoint un jeune qui s’est approché pour les photos.

Mon dieu qu’il est gros !!!

Nous passons en sa compagnie un grand moment de bonheur.

Puis, le lendemain, nous commençons notre montée vers Anchorage. Dès le début, un ours brun clair, bien pacifique, grignote ses herbes favorites au bord de la route. Ce n’est pas un grizzly car il n’a pas la bosse sur le dos.

Pendant, l’arrêt de midi, Doreen saisit cette magnifique orchidée sauvage.

Dans les relais du nord, pas de chichi, le patron nous reçoit devant la boutique

Michel doit réfléchir pour utiliser ces pompes d’un autre temps.

Et au campement, une tenue locale antimoustiques, très sexy, est de rigueur.

Enfin, nous approchons de Valdez, les montagnes en témoignent.

 

Salmon glacier

Michel Vacle Alaska, Amerique du nord Laisser un commentaire

Ça y est le froid du grand nord commence à décorer notre univers.

Nous décidons d’aller voir notre premier glacier, le Salmon Glacier. Sur la route, nous faisons une pause

pour voir une petite cascade au milieu d’immenses champs de lave, en partie recouverts de forêt

Dan cette forêt, l’eau abonde

Et c’est de l’écorce de ses arbres

que les indiens tirent les lanières nécessaires à la fabrication de vannerie

vêtements et ornements

Nous passons d’ailleurs par le musée de la tribu (nation) de la région, les Nisga’a.

Nous voyons notre première langue de glace

Et c’est enfin l’Alaka, mais attention… juste pour 2h, avant de retourner au Canada voir le glacier.

Et oui, ici, les montagnes et la forêt ne permettent pas de passer partout sans de grands détours.

Nous terminons la route par une piste où nos amis nous accompagnent toujours aussi agréablement.

Un ours

Une marmotte

Pour enfin arriver au but, mais quel but!!!

Au départ, il se fait un peu désirer

Mais après, c’est sans commentaires

 

 

c’était une belle journée.