Oaxaca

Michel Vacle Amerique du nord, Mexique Laisser un commentaire

Après le Yucatan, le Chiapas nous voilà dans l’état d’Oaxaca. Et oui, le Mexique est un état fédéral.

Nous restons pour l’instant côté Pacifique histoire d’aller faire quelques plongées dans un endroit qui nous a été conseillé, vers Puerto Angel, sur la plage de San Agustin après 13 kilomètres de piste.

Nous restons là, 3 nuits sur un camping au bord de la plage, avec un couple de jeunes suisses, leurs enfants, un couple de canadiens et leur énorme camping-car noir.

Cet endroit nous réconcilie avec l’océan Pacifique, jusque-là impraticable avec ses vagues plus destinées aux surfeurs qu’aux baigneurs.

La mer est calme et transparente, Doreen n’a plus peur de se faire emporter

Et Michel peut sortir masques et palmes sans problèmes

Pour un résultat assez exceptionnel.

Bien rassasiés, nous laissons cette belle plage pour remonter dans les terres, vers Oaxaca, la capitale de l’état.

Sur la route, nous passons d’interminables plantations de papayers, bien fournis en marchandises.

Et après une route de montagne très tortueuse et pleine de Topes (dos d’ânes), nous arrivons épuisés au camping d’un couple de voyageurs canadiens. Ils ont décidé, il y a quelques années, de poser leur camping-car à Oaxaca et de faire un tout petit camping (5 véhicules maximum) pour accueillir les voyageurs.

Nous complétons encore notre carnet d’adresses avec la rencontre de Simone et Jean Marie en voyage avec un gros camion MAN aménagé. Ils sont de Bordeaux.

Le lendemain, nous allons faire réparer notre échappement qui s’est cassé en deux dans la montagne. Sûrement sur un tope, Font chi… ces topes

Réapro au Chedraui de la ville (genre de Leclerc) et retour chez nos canadiens.

Tiens, on connait ce land !

Et oui, ce sont Marie jo et Guy. Nous les avions connus à la douane de San José au Costa Rica lorsque nous récupérions nos véhicules en douane en Janvier.

Nous sommes toujours étonnés de voir que, sans se concerter, nous nous retrouvons comme çà après des milliers de kilomètres.

En tout cas, la soirée se passe à discuter entre amateur d’aviation. Jean Marie ancien cadre chez Airbus, au SAV depuis la création de l’entreprise, Guy ancien pilote de chasse avant de finir commandant de bord, n’en finissent plus de raconter des anecdotes. Ils ont côtoyé les mêmes personnes. Michel, modeste commandant de bord de son ulm n’en perd pas une miette et les bombarde de questions.

Sacré bon moment !!!

Le lendemain, nous repartons à l’assaut de la ville, pour voir ce qu’elle a à nous montrer.

Tout d’abord, l’église Santo Domingo

dont les sculptures dorées à l’or fin, représentent, l’arbre généalogique du saint en question.

Nous avons la chance d’assister à un mariage avec la présence, traditionnelle, d’un groupe de mexicains habillés d’époque pour l’occasion, les mariachis.

Nous allons ensuite sur la place de la cathédrale où, une grand-mère semble s’étonner, devant la foule.

Nous approchons dePâques et les femmes confectionnent et vendent de magnifique Christ en « nano vannerie »

C’est vraiment fantastique

Nous décidons de couper cette journée de visite par un petit restaurant.

En bas, dans la rue, un vielle homme joue du saxo (la chanson « comme d’habitude ») au rythme de son cœur, affaibli par les années.

Mais, au vu de son panier, Il fait plus pitié que cette femme et son enfant, dont le leur reste désespérément vide.

Retour au camping pour une soirée apéro avec Jean Marie et Simone. Vraiment ces gens sont très agréables. Peut-être aurons-nous le plaisir de les revoir un jour.

Après une nuit au son d’une nouvelle fiesta, nous partons visiter la région.

Le site de Mitla sera notre première étape.

Cette ville Zapotèque puis Mixtèque, a la particularité de présenter des mosaïques de type grecques fait avec des pierres taillées.

Sur le site, les Espagnols, ont bâti une église. Surtout, ne cherchez pas où ils ont trouvé les pierres,

L’histoire est ainsi faite que des hommes construisent avec leur sang et leur sueur, ensuite d’autre déconstruisent pour construire autre chose, jusqu’à ce que d’autres encore essaient de reconstruire ce que les premiers avait construit.

En tout cas, les Espagnoles n’ont pas assez creusé profond. Ainsi, les tombes des premiers bâtisseurs sont restées intactes pour notre plus grand plaisir.

La visite est très agréable avec ces cactus dans le parc.

Avant Mitla, nous avions parcouru le marché de Tlacolula.

Pâques approche, l’église est pleine à craquer et certains fidèles sont contraints de rester dehors.

Nous passons devant une fabrique « industrielle » de tortillas ( galettes de pain).

La vente des crucifix va bon train.

Puis, nous passons devant quelques spécialités du pays

Ici, le Mezcal, alcool très fort, sorte de tequila fabriqué avec le cactus broyé « Agave ».

Nous en achetons une bouteille pour goûter, mais, sans les asticots bien sûr.

Puis, nous parcourons les allées en observant les femmes indiennes, toujours aussi colorées.

Retour au camion où au passage, nous pouvons constater l’acharnement thérapeutique subi par les automobiles.

Reste pour terminer cette visite de la vallée centrale d’aller à Hiervé El Agua.

A l’entrée, cet homme nous confirme qu’il est possible de camper sur le site moyennant quelques pesos.

En effet, nos amis Marie-Jo et Guy sont déjà là, pour ce soir, nous allons simplement jeter un œil sur la première cascade.

La couleur est un peu jaunâtre, nous sommes un peu déçus. Peut-être que demain matin, avec la lumière, ce sera plus joli.

Nous finissons la soirée autour de notre bouteille de Mezcal, franchement c’est pas très bon et terriblement fort. Guy n’en achètera pas, c’est sûr.

Au petit matin, avant l’arrivée des touristes, Michel et Guy descendent prendre quelques photos.

 

Pour avoir vu Pamukkale en Turquie, Michel est toujours déçu par le manque de blancheur des cascades mais dans ce décor grandiose, c’est quand même impressionnant.

En tout cas, une chose est sûre, ces deux-là ne parlent pas géologie, mais plutôt avion…

Doreen réveillée, nous descendons à nouveau tous les deux.

Michel se met le plus possible au bord pour la photo, mais son vertige l’empêche d’aller plus loin.

Il faut dire qu’après le bord, une chute serait fatale.

Doreen préfère avoir la possibilité de se raccrocher aux branches.

Malgré tout, en bas de la grande cascade, c’est magnifique

Un peu comme dans une grotte, mais en plein jour.

Après être passés changer les chaussettes, bien rappées, de Pépère en ville, nous retournons une nouvelle nuit chez les canadiens.

Pour notre dernier jour dans l’oaxaca, nous allons honorer l’arbre du village.

Il a environ 2000 ans le bougre ! et mesure 52 mètres de diamètre. Il était déjà là 1500 ans avant les Espagnols, alors, respect.

Respect aussi pour cette mamy qui a beaucoup de mal à prendre sa famille en photo avec un portable…

Michel a toujours un peu de mal à comprendre ces humains qui, d’un côté viennent spontanément admirer un arbre de 2000 ans, mais qui restent complètement indifférents à la déforestation de l’Amazonie…

Bon, c’est comme ça. Doreen tarde un peu, mais qu’est-ce qu’elle fait là-bas ?

Elle met encore la honte à Michel avec son téléphone portable qui prend des photos incroyables.

-Merde alors, à quoi il sert mon gros appareil photo hyper lourd et compliqué à régler !

Allez, l’essentiel est d’avoir de belles photos, nous continuons par la visite de la capitale Zapotèque, monte Alban, grandiose, comme toujours.

Mais nous restons un peu sur notre faim, comme depuis le début, les superbes tombes avec peintures murales et sous-terrains sont fermées au public.

GRRRR….

Vers 17h, nous reprenons la route des Topes pas top

Pour l’état suivant.

Le Chiapas

Michel Vacle Amerique du nord, Mexique Laisser un commentaire

Après avoir passé le barrage sur la route, nous arrivons à San Cristobal de las casas.

Au camping, nous retrouvons Firmin, Sandrine et leurs deux filles ainsi que d’autres voyageurs, allemands, Hollandais ou canadiens. Vraiment, toutes ces rencontres agrémentent bien nos voyages chaque année.

Doreen retrouve toujours avec plaisir sa langue maternelle.

D’ailleurs, en parlant de rencontre, Nous avions passé quelques jours au Guatemala avec un groupe de camping-cars français, ils avaient été très touchés par la visite de l’église de Chamula.

Jacques complètement étonné par ce qu’il a vu, avait même refusé de nous donner la moindre information, pour nous maintenir le plaisir de la surprise.

-Vous verrez, on ne vous dit rien !

Eh bien, derrière cette porte, gardée par une indienne avec sa robe de laine,

Nous avons vécu un moment incroyable de découverte, d’émotion et d’émerveillement.

Mais, comment une si petite église peut-elle générer tout çà à la fois ?

San Juan de Chamula est un village rebelle qui n’a depuis des siècles cessé de lutter pour son indépendance. Le peuple indien de cette petite localité a, au fil du temps, obtenu de haute lutte le droit de conserver son mode de vie et surtout ses traditions.

En 2016, encore, ils se sont rebellés contre la gestion de leur maire, avec malheureusement à la clé, des dizaines de morts, dont celle du maire en question.

Et l’église dans tout ça ?

Eh bien, ce que nous avons vu, doit être raconté, car à l’intérieur, chaque fidèle ou homme de maintenance est un policier en puissance. Il est formellement interdit de prendre des photos à l’intérieur et tout le monde y veille. Généralement, nous passons outre, mais à Chamula, nous n’avons pas osé, par respect, mais également par crainte.

Dès notre entrée, en une fraction de seconde, nous comprenons que nous entrons dans un lieu jamais imaginé, voire un monde irréel. L’émotion nous saisit instantanément…

Essayons de raconter… Vraiment, que ces photos nous manquent, mais essayons tout de même.

Le décor d’abord, aucun banc ni chaise pour les fidèles !!!

Au sol, ils sont en train de changer la moquette, en fait, des hommes déballent de grands sacs d’épines de pin

Vus à l’entrée

Et les étalent jusqu’à recouvrir entièrement le sol de l’église.

Le long des murs, de chaque côté, les portraits des saints sont fixés au-dessus de multiples bougeoirs. Chacun honore celui de son choix en déposant des bougies. Un saint est choisi chaque jour et mis en valeur au centre de l’église.

Tout ça ne ferait pas un monde d’émotion sans les fidèles. Ils viennent ici en famille, les femmes et les enfants en tenus traditionnelles. Ils restent assis par terre en petits groupes pour faire leurs prières.

Tout commence après l’entrée de l’Eglise. Ils se font une petite place au milieu des épines de pin et alignent à même le sol trois rangées de bougies, une couleur par rang.

En faisant chauffer le bas une fraction de seconde, ils collent ces bougies, avec une dextérité incroyable. A côté d’eux se tient un sac plastique avec les offrandes, poulets morts, bouteilles de Coca etc…

Une fois tout installé, l’un d’entre eux commence la prière d’un ton monotone et dans sa langue indienne. Manifestement, ils ont pris beaucoup de liberté avec les textes religieux.

A propos de liberté, nous ne voyons aucun Jésus dans l’église et pour cause, cette tribu adoratrice du soleil considère qu’il est lui-même une partie du soleil, donc il n’a rien à faire ici.

La prière dure le temps des bougies.

Et cette prière se répète encore une ou deux fois en remontant vers le chœur.

A chaque fois, un homme vient racler la cire coulée au sol pour laisser place nette aux suivants.

Et, lorsqu’on arrive au chœur, plusieurs petits groupes de 3, 4 ou 5 personnes sont plongés dans leurs prières avec une ferveur telle qu’ils ne s’intéressent pas à nous. ( Sauf, bien sûr, s’ils sentent la présence d’un objectif d’appareil photo.) Pourtant nous sommes juste à côté d’eux.

Tout ça dans la pénombre, il est impossible de ne pas être transporté dans un autre monde pendant la visite.

Pour Michel, il n’a encore rien connu de tel, même les cérémonies des moines bouddhistes dans les monastères Mongols sont moins surprenantes face à cette anarchie organisée, dans un lieu de culte.

Nous avons du mal à quitter ce monde et passons beaucoup de temps à observer.

Dehors,

la vie reprend, calme pour certains

Dans la bonne humeur pour d’autres

Les jupes de ces femmes sont bien en laine

En voilà la preuve.

Le soir, nous passons devant le cimetière

Pour aller dans la montagne dormir prêt d’un village indien, mais nous sommes vendredi soir

Et la fête se termine.

Doreen se sent mal, isolée, au milieu de gens qui ont bu plus que de raison. Nous retournons dormir à San Cristobal.

San Cristobal, nous la visitons le lendemain.

Sa cathédrale

Ses cireurs de chaussures

Ses indiennes qui brodent sur les trottoirs

Ses jolies rues coloniales

Ses modes de transport à la limite

Et ses vendeuses de souvenirs tissés, complètement épuisées de ne rien vendre. Les pauvres !!!

Les fêtes de pâques approchent, les décorations sont installées.

Pour eux, ce n’est pas vraiment la fête, après avoir bien travaillé, ils doivent maintenant faire la queue pour toucher leur paye.

Ces deux gamins, timides, en train de faire leur devoir dans la rue n’ont pas encore ce problème.

Après 3 jours sur place, nous poursuivons notre chemin vers le canyon de Sumidero du haut duquel les indiens ont préféré se jeter plutôt que de se soumettre aux conquistadors.

Il est tout de même profond de 1000 mètres

En redescendant, nous voyons la ville de Tuxla Gutirrez, un peu pixelisée…

Vraiment, sur les routes, on voit vraiment de tout… Un chien tourdumondiste en vélo, c’est une première.

Puis, nous rejoignons le pacifique, juste avant la nuit. Heureusement, nous sommes gentiment hébergés sur le parking de ce restaurant,

par le patron très chaleureux, sur la photo au moment du départ de sa femme en « taxi »

Oui, oui, ce sont bien des taxis.

Et reprenons la route des »Tope » pas top du tout

 

 

 

 

Agua Azul

Michel Vacle Amerique du nord, Mexique Laisser un commentaire

Nous laissons pour l’instant les sites Mayas.  Nous verrons un peu plus haut, les autres civilisations, Aztèques, toltèques et autres…

Mais avant de partir, nous passons chez un soudeur pour rafistoler le châssis de la cellule. Il est cassé à plusieurs endroits et la survie de notre Pépère est peut-être en cause. Pensez donc, il affiche 260 000 kms au compteur.

Nous passons par des petits villages très pauvres sur la route se San Cristobal.

Aucune station service sur plus de 120 km, mais les petits commerces ont flairé la bonne affaire.

Presque tous vendent du carburant.

Heureusement pour certain, car nous devons sans arrêt arrêter Pépère puis le relancer à chaque dos d’âne, Ici, ce sont des TOP. Ils ont beau nous prévenir tous les 100 mètres qu’il y en a un à 100 mètres, on ne s’y habitue pas.

Ils sont très nombreux en Amérique latine, mais ici, c’est multiplié par 10. Notre consommation passe de 14 à 25 litres avec les arrêts et les redémarrages…

La région est très pauvre en effet, et la population indienne se rebelle. Nous avions été informés que deux jours auparavant, la route était fermée. Aujourd’hui, nous avons bien un barrage

Même les taxis sont obligés de laisser leurs passagers continuer à pieds.

A quelques mètres les hommes surveillent,

Ce un vieux sage également.

Pour notre part, nous avons vite fait connaitre notre accord pour payer 200 Pesos (10€) mais, devant la barre cloutée cet indien au visage sévère,

exige de nous 40$. Nous refusons clairement son chantage et finalement d’autres protestataires lui demandent de nous laisser passer.

Enfin la barre cloutée se lève, mais il nous faudra encore une bonne demie heure pour nous frayer un chemin au milieu des véhicules arrêtés.

Nous reprenons la route, mais, pas pour longtemps, car, nous tombons sur deux connaissances, en panne. Une française et son ami Australien. Ils sont en panne…

 

Nous ne pouvons rien faire pour eux, mais finalement, les dieux de la route Maya acceptent que leur camping-car redémarre. Ce sont sûrement les mêmes dieux qui l’ont mis en panne car rien n’était explicable.

Le soir, nous arrivons enfin à Agua Azul.

Là, franchement, nos petits malheurs de dos d’ânes et de barrage, valaient sans aucun doute le déplacement.

Vite dans l’eau

Pour le reste, les images se suffisent à elle-même.

Nous restons deux jours dans ce paradis qui nous fait un peu penser au film « la forêt d’émeraude ».

Au moment de publier cet article, nous nous rendons compte que l’épisode du barrage indien à eu lieu après Agua Azul… avant d’arriver à San Cristobal

Comme nous ne faisons pas ces articles au jour le jour, nous nous donnons le droit à l’erreur.

Toutes nos excuses auprès de nos lecteurs assidus ou pas.

 

Mayas d’hier et d’aujourd’hui

Michel Vacle Amerique du nord, Mexique Laisser un commentaire

Après avoir largement profité des Caraïbes, nous reprenons notre montée vers le Nord par la route des Mayas.

Notre première visite est pour Ek Balam, petit site assez peu visité.

Pour être au plus près du site, nous dormons sur la place du village du même nom.

C’est un petit village très paisible habité par des Mayas d’aujourd’hui. Certains ne parlent que le maya.

Nous sommes en droit de penser que les mayas contemporains des cités avaient les mêmes habitations.

Les femmes étaient certainement déjà petites et rondes.

Et le tissage était déjà l’une de leurs activités importantes.

Le lendemain, à l’entrée, Doreen et cet indien (d’aujourd’hui) se font un selfie.

Nous faisons la connaissance de deux touristes français, avec qui nous partons pour la visite.

Des pierres, des pierres, ça pourrait paraitre lassant, mais, si l’on essaie de s’imaginer les Mayas d’autrefois dans ces lieux, le temps passe toujours trop vite.

Et puis, chaque visite nous permet d’entretenir notre forme.

Surtout qu’après, nous avons piscine au cenote du site.

nous nageons avec les poissons chats

On oublie, pour l’occasion, que ces cenotes étaient utilisés pour faire des sacrifices humains aux dieux des ténèbres.

Les arbres du haut font tous les efforts nécessaires pour puiser l’eau

Deux ou trois heures plus tard, Nous avons bien mérité une boisson fraiche dans Pépère.

Après cette belle journée, nous filons dormir en pleine nature, a Las Coloradas où, sur des kilomètres, d’immenses marais salants

Abritent des colonies de flamands roses. Nous restons seuls avec eux jusqu’au matin.

Ils sont particulièrement colorés.

De la neige ici ?

Non, du sel bien sûr.

Notre route des mayas se poursuit en direction de Chichen Itza, l’un des sites majeurs. Nous croisons un couple de cyclistes. Après un coucou d’usage, chacun s’arrête pour discuter.

Là, nous restons bouche bée. Ce sont deux français partis il y a dix mois. C’est banal…Mais ce qui ne l’est pas, c’est qu’ils avaient un bébé de 10 mois avec eux… Maintenant il en a 18 et reste très sagement dans sa petite remorque à une roue tiré par son père…

Nous passons une petite demi-heure à nous raconter nos histoires puis, Axel et Olivier repartent avec leur petit.

Le soir, nous dormons dans une petite clairière, cachés par des arbres à 1 km de l’entrée de Chichen Itza. Pas très rassurés, nous fermons tout du mieux possible et dormons, malgré tout, comme des bébés.

Nous voilà donc à Chichen Itza.

Nous entrons sur le site dès l’ouverture car le site est vite envahi par les touristes venus en car.

Assez vite nous arrivons vers la grande pyramide de Kukulcan. Elle est incroyablement belle. C’est louche !.

Mais en la contournant, nous constatons que lors de sa restauration, ils ont eu la bonne idée de faire une face à moitié rénovée et l’autre brut.

Plus à gauche, nous arrivons au jeu de balle.

Nous en avions déjà vu quelques un, mais celui-ci est grandiose.

Sur cet immense terrain, 2 équipes de 14 joueurs s’affrontaient avec comme objectif de faire passer une balle en latex dans ces petits anneaux. 1 de chaque côté.

Attention, pour jouer, ils devaient utiliser exclusivement les hanches et les épaules.

Ce jeu était terrible car, le chef ou l’équipe perdant étaient « sacrifiés » en fin de partie.

On a du mal à croire cette version des historiens mais pour nous convertir à cette triste idée, ils s’appuient sur les corps sans têtes et les alignements de crânes sculptés sur les parements.

C’est à ce sujet, le premier site où nous voyons autant de décors en relief.

Ici, ce sont des Mayas d’aujourd’hui… Nous trouvons que leurs conditions de travail sont vraiment dures avec cette chaleur pour peu d’acheteurs.

Maintenant, nous arrivons devants le temple des guerriers.

Dit le temple des 1000 colonnes

Avec sa statue atypique pour les mayas. Peut-être d’influence Toltèque…

En regardant ces constructions, il ne faut pas oublier que les mayas n’avaient pas de chevaux et n’avaient pas non plus inventé la roue.

Par contre, ils avaient de grandes connaissances en astronomie. Pour étudier le mouvement du soleil, de la lune et des étoiles, ils avaient même construit cet observatoire circulaire.

Nous avons d’ailleurs retrouvé une photo (d’époque) qui montre à quoi pouvaient ressembler ces constructions avec leurs finitions.

Tout au fond du site, la partie la plus artistique. C’étaient en quelque sorte les beaux-arts. Les bâtiments sont tous très décorés de sculptures.

Pendant la visite, Michel ne sait pas trop pourquoi, mais il manque quelque chose… ah oui, il est impossible de monter sur les bâtiments et de rentrer dedans. Il est ainsi plus compliqué d’imaginer la vie des mayas ou d’avoir une vue d’ensemble.

Nous finissons par le cenote sacré ; sacré peut-être, mais pas très appétissant.

Celui où nous allons nous baigner est beaucoup plus sympa.

Même Doreen oublie ses appréhensions et va nager sous les stalactites dans la pénombre avec plus de 20 mètres d’eau sous elle.

Encore 250 km et nous arrivons à Campeche de nuit. Nous dormons sur un parking faute d’avoir trouvé mieux. Le tour du monde, c’est aussi ça.

Campeche est une ville classée au patrimoine mondial suite à sa rénovation. Il est vrai que les rues sont magnifiques

Sauf quelques-unes.

Il reste encore une bonne partie des murailles dressées par les espagnols pour faire face à la piraterie.

Et surprise, la police municipale circule en Renault électrique.

Pour les touristes, c’est moins moderne.

Allez, on n’avance pas !!!.

Palenque, notre prochaine visite est encore à 360 km. Nous ne les ferons pas dans la journée et sommes contraints de passer la nuit sur le parking d’une station d’essence. (on déteste…)

Le lendemain, nous voilà enfin à notre dernière étape maya, le site de Palenque. Contrairement à Chichen Itza, nous sommes complètement libres pour la visite de nombreux monuments.

Michel escalade tout ce qu’il peut

Doreen papote et fait des photos avec les très jeunes vendeuses.

Dès le début, nous entrons dans le tombeau d’une reine. Là au moins, on se prend pour des explorateurs.

La grande pyramide est celle où, en 1952 a été découvert le sarcophage du roi Pakal. Il est toujours dedans, (le sarcophage, pas le roi) mais pour préserver les galeries, les accès sont fermés. Dommage, mais nous verrons une reproduction au musée du site.

Passons maintenant au palais,

Là encore, nous avons l’image de ce que c’était à l’époque Maya.

Quel plaisir de se promener à l’intérieur de ce palais

 

En tout cas, avec Tikal, ce site est celui qui a le plus d’âme. Peut-être à cause de la forêt tout autour.

Cette forêt qui a tout bousculé et recouvert. Ici, c’est un temple pas encore dégagé.

Aujourd’hui, même pas dix pour cent du site ont été fouillés. Effectivement, nous découvrons derrière des panneaux d’interdiction de circuler, des monuments en cours de fouilles.

« Maman, quand je serais grand, je veux être archéologue… »

La visite se termine par le musée où sont exposées une partie des pièces trouvées sur le site

et surtout la reproduction du sarcophage encore en place dans la pyramide.

Et une fois au camping, dans cette forêt tropicale grouillante de vie, Doreen utilise ses très bons yeux et notre zoom de 400 pour traquer les toucans

Perroquets

Et piverts

Maintenant qu’on a trouvé un bon coin, repos pour quelques jours…

cancun

Michel Vacle Amerique du nord, Mexique Laisser un commentaire

Cancun, nous y sommes allés surtout pour remettre tout à niveau. Lessive, cheveux, Pépère et le site. Pour ça, nous avions une adresse, le camping de Cristina et Paul.

Nous cherchons également une assurance pour Pépère, mais, nous sommes samedi, il faudra donc attendre jusqu’à lundi. En fait, non, Mardi car lundi, c’est férié.

Nous en profitons pour visiter les parties touristiques de la ville. Surtout la langue de terre d’une vingtaine de Kilomètres.  Attention aux crocodiles.

A gauche c’est la mer et à droite, ici

les crocodiles.

A Cancun, il n’y a pas grand-chose à faire,

La plage

Attention, les petites, la mer est dangereuse…

Mais quelle vue…

Les oiseaux viennent manger dans les mains.

Aussi exceptionnelle qu’elle soit au niveau des couleurs, elle ne donne pas très envie d’aller nager.

C’est peut-être pour ça que les touristes préfèrent faire la queue au soleil afin de se prendre en photo devant le panneau Cancun.

Comme par exemple, cet homme,sans sa femme ni ses gosses.

Après quelques pitreries de Doreen,

Nous décidons de dormir au bord de cette route pour la nuit. La police n’est qu’à 100 mètres.

Et ici, c’est un détail qui doit certainement avoir son importance.

Le lendemain, nous quittons cette barre quasi permanente de très gros hôtels

Là, c’est plutôt la boite de nuit.

Pour aller beaucoup plus à l’écart sur une plage qui n’a rien à envier à l’immense et sauvage plage de Beauduc en Camargue. Les Kite-surfeurs, comme là-bas, peuvent s’éclater avec une brise permanente.

Ensuite, nous passons une bonne partie de la journée du mardi à chercher une assurance pour Pépère, mais tout nous semble trop cher. Nous décidons de rouler encore un peu et de chercher d’autres compagnies.

Vacances à Cozumel

Michel Vacle Amerique du nord, Mexique Laisser un commentaire

Cozumel.

Comme souvent, au dernier moment, nous décidons de prendre un ferry pour aller sur l’ile de Cozumel.  Mis à part, que le commandant Cousteau y ai fait des plongées, extraordinaires, nous n’en savons pas plus.

Il semble que nous soyons assez rares à venir ici car notre site de voyageurs ne nous donne aucune information pour bivouaquer. Alors, arrivés à la nuit, nous ne cherchons pas le spot idéal et nous posons sur un parking en terre à côté d’une marina. Le hasard fait bien les choses et nous avons été tranquilles toute la nuit.

Le lendemain, nous partons directement sur la côte Est très sauvage.

Nous croisons une fois de plus une jeune française de… Grange les valences. Elle vit au Mexique depuis quelques année et est guide touristique.

Nous restons là, scotchés, deux jours

avec la bénédiction de la police.

En effet, alors que la route est fermée la nuit, nous avons été autorisés à rester seuls au bord de la mer. Et quelle mer !

Les réveils sont toujours super.

Nous faisons de longues promenades sur la plage à la recherche de coquillages et d’éponges. Celle là est toute rouge à l’intérieur.

Doreen pose avec son nouvel ami…

Toute la journée, c’est la ronde des Jeeps

et autres buggys de location.

Mais, malgré tout, il n’y a jamais trop de monde.

Quelques amoureux, (vrais fesses ou pas? ici, on a toujours des doutes)

Des japonaises, top modèles certainement…

Michel essaie bien de faire du snorkling malgré les vagues,mais l’endroit n’est pas fait pour çà, nous allons sur l’autre côté de l’ile.

L’eau y est bien plus claire.

Il fait encore quelques photos

DCIM100GOPROGOPR1197.

Et finit par cette belle langouste cachée dans son trou.

En dehors de ces endroits paradisiaques, la ville est assez jolie

Elle est essentiellement tournée vers l’accueil des croisiéristes.

Chaque jour, d’énormes paquebots déversent leurs cargaisons pour des « excursions » boutiques souvenir et magasins de luxe. (ou pas)

Au matin du quatrième jour, nous reprenons le ferry dans une eau bien plus digne d’un lagon que d’un port pour ferry.

Premiers pas au Mexique

Michel Vacle Amerique du nord, Mexique Laisser un commentaire

Premiers jours au Mexique.

Nous terminons notre petit séjour au Belize et quittons ce merveilleux bivouac

Où des mamans ont organisé des jeux pour les enfants

Elles montrent l’exemple.

Quelques kilomètres plus loin, nous traversons un corridor entre la frontière du Belize et celle du Mexique. Tien, il y a déjà des grands murs….

Les formalités sont très simples et surtout, il n’y a personne.

Et voilà, le Mexique nous accueil, nous sommes maintenant en Amérique du nord.

Là, il n’y a plus de doute.

Nous hésitons à passer notre première nuit au bord de ce lac, mais tout est privé, on passe notre chemin.

Notre première nuit sera finalement tranquille à coté de ce phare.

Sur une coté caribéenne toujours aussi belle.

C’est aussi un magnifique terrain de jeux pour les buggys (fait maison)

Ou les pêcheurs

Bien rassasiés de cette mer photographiée

Avec un banc

Ou avec Doreen

Nous prenons une route intérieure pour aller dormir à côté d’un « cenote » que nous avait conseillé des amis. Le point GPS est bizarrement placé, et Michel a des doutes. Nous persistons tout de même. Finalement, les petites routes nous emmènent en pays Maya.

Ici, on ne parle pas espagnol.

Les femmes ont une tenue spécifique Maya

Les enfants sont un peu méfiant avec les étrangers de passage

Et la police est gentille.

Finalement, nos craintes se réalisent, Michel a dû se tromper quand il a marqué le point GPS et nous ne trouvons pas le cenote prévu.

Nous poussons jusqu’à Coba au parking du site Maya pour la nuit.

Le lendemain, nous visitons le site. Il est surtout très agréable pour sa ballade dans la forêt

soit à pied, en vélo de location ou en triporteur.

Oui, mais là, elles exagèrent…

Mais, pour escalader, la Pyramide, il n’y a que les jambes.

Quelques vestiges plus loin,

Doreen se rappelle son enfance chez les sœurs

Elle confectionnait des croix avec les feuilles de palmier

Bon, la visite des ruines, ça donne chaud. Allons nous baigner dans le Cenote du coin !

Pour ceux qui ne connaissent pas, les cenotes sont des trous formés par l’effondrement des sols. Ils sont soit à ciel ouvert, soit sous terrain, mais dans tous les cas, l’eau y est extraordinaire de pureté.

Un vrai régal de s’y baigner.

Après cette journée bien remplie, nous allons à Tulum chercher une place pour dormir avant le visite du site demain. Une vraie galère, pire que la côte d’azur au mois d’aout…

Et le lendemain, ce site que nous avions prévu de visiter depuis longtemps nous déçoit un peu.

Facile d’accès, il n’a rien de commun avec le grandiose Tikal du Guatemala.

Trop de commerces à l’entrée.

Trop de monde sur le site

Il n’y a bien que les iguanes, gardiens du site qui ne font pas taches.

Sur ces restes de constructions, les guides ne sont pas très intéressants à écouter.

Il n’y a bien que cette proximité des ruines avec la mer qui vaille le coup.

Nous participons quand même aux attractions

Attractions ? oui, en fait, nous pouvons comparer ce site à un parc d’attractions.

Cette visite se termine assez vite et nous montons plus au nord pour aller sur l’ile de Cozumel.

Pour prendre le Ferry, nous devons trouver le port, et comme il n’est pas indiqué, nous arrêtons Pépère devant le kiosque d’une compagnie maritime. Pas de chance, nous sommes dix mètres dans une rue piétonne et sans discussion possible un policier nous tombe dessus.

Le scénario que beaucoup de voyageur nous avait décrit se réalise sans modification.

Et, l’amende officielle de plus de 1000 pesos se réduit de moitié si nous acceptons de régler, en sous-mains… ce que nous faisons, un peu en colère quand même.

Le Belize.

Michel Vacle Amérique centrale, Belize Laisser un commentaire

Le Belize ! qui connait le Belize ?

Depuis la France, Michel n’en avait jamais entendu parler, contrairement à Doreen élevée dans la colonie britannique du Zimbabwe.

Mais ce tout petit pays, grand comme deux départements français, mérite le détour.

Colonie Britannique jusqu’en 1981, date de son indépendance, c’est le seul pays anglophone de l’Amérique centrale. Il est peuplé de quelques descendants de Mayas, mais surtout de descendants d’esclaves noirs.

Son Histoire, encore récente, permet de constater le fossé qui existe entre les propriétaires terriens et leurs belles propriétés

Et les ouvriers agricoles dans leurs baraquements insalubres.

ou leurs modestes mais jolies petites maisons

 

Ils sont malgré tout, charmants et très pacifiques.

Sur une piste, nous nous arrêtons pour demander à ces gens ce qu’ils ramassent. C’est avec le sourire qu’ils offrent à Doreen quelques oranges fraichement cueillies.

A pied, en plein effort,

Ou au bar, au passage de Pépère

La gentillesse est toujours affichée.

Même ce drôle de personnage avec un fusil dans le dos (caché par son bras levé) nous fait des grands signes depuis la rivière.

Et lui, un peu perdu dans ses pensées… Il faut dire que la drogue, comme partout dans les caraïbes, est un vrai mode de vie entretenu par les trafiquants.

Les français en voyage sont aussi sympathiques, la preuve nous est donnée par ces deux « jeunes », en sacs à dos, croisés à la frontière. Quel courage !!!

Notre première nuit au Belize, se passe dans le petit camping de San Ignacio,

en compagnie d’un Iguane pas très farouche.

Il devrait faire plus attention car le jardinier nous a expliqué, qu’en ce moment, ils sont en période de reproduction, mais, dès que ce sera terminé, ils seront de nouveau chassés pour être mangés.

Dans cette ville, nous constatons que les Mayas bâtissent encore…

Nous partons le lendemain pour le village de Placencia en passant devant la boutique du cordonnier,

Là-bas, Michel pourra faire de la plongée.

Un couple d’allemands très sympathique

nous a indiqué un super plan pour camper. Un hôtel restaurant avec piscine

Les propriétaires acceptent les camping-cars avec comme seul paiement, une obligation de prendre un repas par jour dans leur restaurant.

Pour y arriver, il faut parcourir une langue de terre très étroite de 30 kilomètres avec des propriétés magnifiques destinées aux riches américains.

Non, Doreen, rêve pas !

Le premier jour, nous allons à pied au village. 4km quand même… le village est très agréable, nous nous promenons au milieu des résidences pour propriétaires de bateaux

d’artistes, sculpteurs de coquillages

et de rues où se côtoient, les maisons en bois restaurées pour la location

et celles des habitants.

Tout ça en couleur, et de la couleur, y en a.

Nous réservons une sortie de snorkling pour Michel demain, le Belize a la deuxième barrière de corail du monde après celle d’Australie. Il va se régaler.

De retour à l’hôtel, c’est repos à la façon caraïbe…

Et le lendemain, Michel part avec masque, tube et palmes à 1h30 de bateau.

Doreen reste à l’hôtel à contempler l’océan.

Arrivé à destination, l’ile est superbe,

Mais un détail surprend Michel. Normalement, dans ce type de paradis, dès l’arrivée au port, il y a une myriade de poissons dans l’eau. Ici, l’eau est superbe, mais vide de ses habitants.

Et une fois équipé, la plongée s’avère assez pauvre coté poissons.

Mis à part une raie de 70 cm de diamètre,

ces coraux violets

Et les quelques poissons habituels, rien d’extraordinaire.

Bon, les trois touristes américains qui étaient avec Michel ont trouvé ça super…

Deux solutions, soit Ils se sont fait arnaquer par l’agence. Elle avait peut-être besoin de quelques personnes de plus pour amortir une sortie organisée avec ses 3 plongeurs en bouteilles. Soit, le gros temps qui sévi depuis quelques jours n’a pas permis d’aller dans les meilleurs endroits.

Ce sera pour une autre fois.

Après 3 nuits sur le parking de l’hôtel, nous levons le camp et prenons la direction du Mexique. Il faudra 2 jours avec un premier arrêt à la marina de Belize city.

Et une nuit imprévue à 15 km du Mexique, à Corozal, au bord d’un océan d’une couleur incroyable.

Demain, ce sera le Mexique.

Perdu dans la jungle

Michel Vacle Amérique centrale, Guatemala Laisser un commentaire

Batteries neuves, plein d’eau et de gasoil, nous partons pour le site Maya de Tikal.

Sur la route, nous nous arrêtons près de la petite ville de Flores construite sur une ile.

Nous passons 2 nuits, en face, au bord de l’eau sur un terrain vague et sans sécurité particulière. Comme nous le pensions, nous n’avons pas été inquiétés malgré l’absence de gardien avec fusil à pompe.

Par contre aux distributeurs de billets et devant les magasins, il y en a de partout.

Nous faisons surement trop pauvres pour attiser la convoitise.

Une petite promenade sur l’ile, ne nous emballe pas plus que ça. A côté d’Antigua ou Carthagène en Colombie, sa réputation est surfaite malgré des rues aux couleurs charmantes.

 

Il faut dire qu’ils s’en donnent la peine.

Nous espérons que ce n’est pas la voiture de Fernando… (un ami équatorien)

Un tout petit carnaval d’étudiants passe devant nous.

Nous succombons à ce restaurant pour manger un poisson du lac.

Passons maintenant aux choses sérieuses, direction Tikal, la cité Maya.

Elle est dans la jungle et a été bien restaurée après la découverte d’immense tas de cailloux envahis par la végétation au fil des siècles.

Ici, si vous ne faites rien, des racines diaboliques refont le décor en quelques dizaines d’années, alors imaginez sur 1000 ans…

Juste à l’entrée, nous nous installons sur la pelouse d’un hôtel qui accepte les campeurs.

Comme nous sommes arrivés un peu en avance, Michel décide d’aller voir le coucher du soleil depuis la plus grande pyramide.

Pour ça, il faut un guide car il est très facile de se perdre dans cette jungle. Ça tombe bien, en voilà un.

Son prix est convenable, 50% du prix normal. Michel aurait dû se méfier car dès le marché conclu, il l’emmène, au pas de course, pour éviter les questions des guides officiels, à presque 2 kilomètres.

Michel épuisé, doit encore monter en haut de la pyramide…

Le coucher de soleil n’est pas exceptionnel alors, il décide de repartir voir la place principale. Il faut dire que le guide l’a mis dans les mains d’un « confrère » et celui-ci est obligé d’attendre ses autres clients.

Michel lui demande,

-Je peux y aller seul ?

-Si si, camino alli, allia, a la squierda, a la derecha etc. etc.

-OK

Mais en fait non, c’est pas si simple, il fait déjà sombre et au départ plusieurs chemins se confondent au milieu des arbres.

Au bout d’un moment,

-C’est bien long, je n’avais pas l’impression que c’était si loin !

En très peu de temps, le sombre se transforme en nuit…

-Bon, de toute façon, ce chemin va surement quelque part et je ne peux pas retourner sans risquer de tourner en rond.

Cette fois, la nuit est noire, seul et sans lampe dans cette jungle Michel commence à se dire qu’il ne faudrait pas dormir ici cette nuit, Il se souvient des panneaux vus sur la route en venant.

Le chemin est étroit et sans arrêt, sa tête frotte les feuilles et les branches.

-ce serait bien que les mygales et autres serpents ne soient pas dedans… Brrr

Tout d’un coup, après une éternité d’errance, une petite lumière fait son apparition. Michel court vers elle.

-Hello

– j’ai perdu mon chemin !

-nous aussi…

Bon, et bien maintenant ils sont trois, Michel se sent mieux.

C’est un couple d’américains, heureusement, ils ont la lampe de leur portable. Mais, tellement inquiet, l’homme éclaire devant lui et tant pis pour ceux qui suivent. Madame à une boussole sur son téléphone. Nous devons aller à l’est dit-elle.

Michel comprend vite qu’ils font fausse route mais sans autre élément que son intuition, il doit suivre car il est hors de question de retourner dans le noir seul.

Finalement, au bout d’un moment, le chemin devenant de plus en plus périlleux, et les accus du téléphone n’étant pas éternels, ils décident, fort heureusement, d’essayer de retourner au point de départ à une demie heure, si nous retrouvons le chemin…

A chaque bifurcation, c’est un vrai dilemme. Carte, boussole de téléphone sont finalement d’une grande utilité puisque nous retrouvons le panneau du « monde perdu » bien nommé ce soir.

De là, tout s’enchaine et nous retrouvons notre chemin pour arriver au camp en 30 minutes, non sans de nombreuses hésitations comme devant ce panneau où, traumatisés par notre aventure, nous réfléchissons encore alors que nous sommes à 300 mètres de la sortie…

A l’arrivée, Doreen est inquiète de ne pas voir Michel alors qu’il y a bien longtemps que plus personne ne se promène.

Elle avait prévenu le patron de l’hôtel et était sur le départ avec lui pour tenter une recherche. Ils avaient prévu de marcher 20 minutes avant de faire intervenir les secours.

Tout est bien qui finit bien, mais, après coup, Michel a bien conscience de la chance qu’il a eu de trouver ces deux américains… Sans lampes ni boussole, il n’aurait pas pu revenir.

Pour info, le « guide » qui a laissé Michel partir seul, n’a jamais donné signe de vie…

Le lendemain, nous partons tous les deux pour une visite plus traditionnelle. Malgré tout, Michel veut comprendre. Et effectivement, il était là cette nuit

et ce chemin quitte le site pour s’enfoncer dans la jungle jusqu’au Mexique sur des dizaines de kilomètres.

Ce site est merveilleux aujourd’hui. Mais comment ce peuple maya a-t-il pu venir s’installer dans un milieu aussi hostile ?

A l’entrée, nous restons un moment avec ces charmantes petites bêtes.

La journée passe entièrement sur le site,nous sommes émerveillés.

Ici, il faut donner de sa personne pour profiter pleinement.

-Allez Doreen toi aussi tu montes !

-Eh Michel, (lá haut sur la pyramide) tu faisais moins le malin hier soir…

Les soirs et matins, à coté de notre camp, nous pouvons surprendre quelques oiseaux exotiques.

Enfin un toucan dans la boite… (depuis le Costa Rica, c’est pas trop tôt.)

Vraiment enchantés par le Guatemala, nous allons nous baigner et dormir une dernière nuit au bord d’un lac incroyablement transparent avant de rejoindre notre prochain pays, le Belize