montée du pacifique

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis, Non classé Laisser un commentaire

Après San Francisco, nous commençons notre montée vers Vancouver, dernière étape avant un Bref retour en France prévu pour le mois de mai.

Tout le long, l’océan est magnifiquement découpé

Il ne fait pas très chaud pour se baigner, mais de toute façon, il faudrait être fou pour affronter son tempérament.

Ici, les gens préfèrent la pêche aux crabes.

Et ils sont balèzes

Mais attention, cette pêche est très règlementée.

Le printemps arrive, et ça se voit.

Nos bivouacs sauvages successifs, sont aussi sympas les uns que les autres

 

 

Un soir où nous avons du mal à trouver, nous finissons bien isolés sur un parking d’un casino indien.

Alors, tant qu’à faire, nous allons à l’intérieur pour essayer de faire fortune.

Nous jouons chacun 20 $ qui au gré des heures se transforment en 5$, remontent à plus de 40$ pour redescendre à 10, ainsi de suite jusqu’à épuisement…

Epuisement des dollars bien-sur , car nous, on s’est bien amusés jusqu’à 1h du matin pour, enfin, perdre nos mises. De retour dans Pépère, nous analysons la situation et la conclusion est sans appel

Nous n’avons pas dû comprendre le but du jeu…

Il y a longtemps, en passant par le détroit de Behring,, les Russes ont créé quelques colonies dans ces régions tempérées, ils y ont même construit des forts comme celui de celui-ci. Il était principalement destiné à l’exploitation forestière et au transport du bois par la mer.

Les trappeurs s’en donnaient à cœur joie.

Maintenant, ce fort est dans une réserve indienne où ils se réunissent encore pour des cérémonies.

En tout cas, nous commençons déjà à ressentir l’ambiance du Canada avec forêts de grands arbres

Et gros arbre s

Nos premiers cervidés sauvages, enfin pas trop…

Il faut dire qu’ici, l’herbe est bien verte et les réserves de lichens abondantes pour l’hiver.

Les très nombreux lacs annoncent égalent le changement de monde que nous allons vivre dans les mois à venir.

les villages sont paisibles,

La mer est vénérée par de nombreuses sculptures très réalistes. Elles sont parfois placées aux endroits les plus inattendus.

Tiens, Doreen se fait un nouvel ami ! Malgré sa bonne bouille, il a la froideur d’une statue.

Puis, nous passons deux jours dans un camping de Portland pour la lessive.

Non monsieur, Doreen ne fera pas la vôtre !

Certains quartiers de la ville sont magnifiquement installés sur l’eau

Nous reprenons la route en faisant bien attention à ne pas renverser Pépère

Soudain, un Boeing 747 posé sur une construction nous interpelle.

Il annonce un musée incroyable, parmi de beaux avions, se tient le seul exemplaire construit de l’hydravion d’Howard Hughes. Il fascine littéralement Michel par sa démesure.

La photo est trop sombre, mais il est possible de marcher debout dans les ailes…

Construit presqu’intégralement en bois, comme un galion des mers, il n’a réussi à s’élever que de quelques mètres au-dessus des eaux pour un vol de quelques minutes (chauffe des moteurs compris). Tout cela une seule fois.

Il en a fallu du courage dans ce cockpit pour lancer les moteurs à fond avec une telle machine.

Vraiment, Michel ne pensait pas voire un jour cet avion Mythique.

Nous arrivons maintenant à Seattle,

C’est la ville de Boeing, Doreen va encore être obligée de manger de l’avion.

Mais avant, nous allons au « public market »

Lieu très vivant de la ville

Avec évidement, ses superbes étals de poissons fraichement pêchés.

Un peu pressés, nous allons au « muséum of flight » sans nous rendre compte qu’il est trop tard pour commencer une visite.

 

Nous reviendrons demain, mais pouvons tout de même profiter d’un autre avion Mythique, ce magnifique super-constellation.

En fait, nous ne reviendrons pas demain, car une fille en moto nous suit jusqu’ à notre bivouac du soir. Elle est complètement excitée de voir des français avec un Toyota comme le nôtre. Il faut dire que son copain est français.

Nous discutons un grand moment de la France et de Seattle. A la fin, elle nous conseille d’aller visiter l’usine de Boeing à 20 miles de là. D’ailleurs, elle travaille là-bas.

Le lendemain, nous prenons donc la direction d’Everett

Ha oui, c’est bien là chez Boeing !

La visite de l’usine avec ses gros porteurs sur les chaines de fabrication est assez impressionnante, mais les photos interdites.

Nous devons nous contenter des avions en attente de livraisons.

Mais dans le musée du site, les appareils photos peuvent témoigner que nous avons habité quelques instants dans la station spatiale internationale

Et que Michel était aux commandes d’un Boeing. Bon, OK pour de faux mais quand même

Nous voilà maintenant arrivés à Vancouver

On comprend vite que l’industrie du bois domine

Avec des rivières pour le transporter

Et des usines pour le transformer en copeaux.

Nous sommes heureux de retrouver des amis, Valérie et Olivier rencontrés il y a 2 ans au Panama. Ils ont monté à Vancouver une boulangerie française « Oliver bred ».

Olivier nous fait visiter l’entreprise

Et le soir, nous sommes invités pour un repas à la maison avec leur 5 grands enfants.

Pour préparer notre prochaine étape, l’Alaska, nous devons changer les amortisseurs arrière de Pépère complètement morts.

Nous passons ainsi deux jours à être renvoyés de garages en garages pour finalement nous rendre à l’évidence, dans cette partie de l’Amérique, personne n’a d’amortisseurs pour le pauvre Pépère…

Nous décidons d’en ramener de France puisque nous devons rentrer pour un mois.
Il nous faut également pas mal de temps pour trouver où loger Pépère pendant notre absence.

Cette recherche nous amène chez ce vendeur de caravanes américaine, elles sont immenses

Mais nous préférons notre « quartier français »

Un dernier clin d’œil de notre petit paresseux clandestin

Et nous voila déjà à l’aéroport direction la maison.

Début juin nous serons de retour pour aller faire des câlins aux vrais ours d’Alaska.

San Francisco la rebelle

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

Cà y est, nous allons entrer à San Francisco, Après tous ces kilomètres nous l’avons bien mérité.

Mais une dernière formalité nous attend. Traverser le fameux pont

Pas de soucis,

Mais à la sortie, il y a un péage automatique…

Comme pour la portion d’autoroute l’autre jour au Texas, sans le badge nécessaire, nous passons sans payer.

Nous avons, depuis longtemps un rendez-vous important ici. En effet, Tanatswa le neveu de Doreen fait ses études à Berkeley, juste à côté.

Il nous attend, à « Pier 39 », lieu branché de la ville.

Après un bon repas « italien »

nous passons une super après-midi ensemble. C’était un grand plaisir de le voir si loin de son Zimbabwe,

Pier 39, est un quai du port rénové. A la fois tranquille

Et animé

avec son musée marin sur l’eau

nous visitons quelques beaux bateaux.

Il y a même un très vieux ferry à vapeur

Avec son chargement.

Sur un quai un peu délaissé, un bateau oublié. Il y a pas mal d’année, il se battait dans la médiatique coupe de l’America.

Une grosse colonie de lions de mer a investi les pontons

Le premier soir, nous dormons en sauvage dans une rue en cul de sac

Mais en bord de mer.

Le matin, les sportifs s’activent

Faut dire qu’ici, le sport dans la rue est à tous les coins de rues

Y en a même qui se baignent dans l’eau glaciale…

Pour ceux qui n’ont pas le courage, il y a les trottinettes électriques, assez géniales il faut dire…

Y a aussi des vrais fainéants

Nous ne manquons pas le « cable car »

mythique moyen de transport pour gravir les pentes abruptes des collines de la ville

Ce véhicule est tiré par un câble sous la route.

Dans les descentes, un contrôleur chinois, pas sympa du tout, s’acharne sur une manivelle pour le ralentir.

Heureusement, pour l’aller, la préposée à la manette était beaucoup plus agréable.

C’était sympa.

Mais au fait, la silicone vallée, c’est dans le coin, Michel veut voir çà alors on va voir où sont conservés tous les éléments de notre vie…

Google

 

Oui, c’est ici

Les vélos sont fournis aux couleurs. Voila un employé type de la silicone vallée

Très étonnant, en plus de big browser, ils sont surveillés par cette statue… Peut-être y a-t-il une caméra dedans ?

Plus loin, c’est Facebook

Eux aussi fournissent les vélos

Mais, sur les parkings des immenses campus, les voitures sont encore bien là.

Ha oui, c’est vrai, il y a aussi Amazon dans le quartier

De retour de cette banlieue, par l’un des nombreux ponts

Qui traverse la magnifique baie.

Nous revoilà à San Francisco après une dernière vue de loin.

Pour cette deuxième nuit, nous allons à un point connu des voyageurs où nous retrouvons, les Lulu, Ludovic, Lucy et leurs 3 enfants. Ils font le tour de l’Amérique du nord sur une année en camping-car.

Nous avons un charmant intrus

assez social.

Le lendemain, nous prenons le bateau pour aller purger notre peine de prison, seulement de quelques heures pour nous… Oui, mais pas n’importe où, à la fameuse prison ’Alcatraz où (entre autres) a séjourné Al Capone.

Après être passé par devant la maison, un peu abimée, du directeur

L’administration pour notre admission

Et les douches,

Nous commençons une visite très émouvante avec un audiophone sur les oreilles. Ainsi, la visite est faite par des témoignages de détenus et de gardien. Très prenant…

Nous arrivons devant les cellules,

Mon dieu qu’elles sont petites… Pépère aussi d’accord, mais on arrête quand on veut.

En plus, pas d’intimité, chacun a la vue de ceux d’en face, quelle horreur !

Ici, soit vous êtes en bas et vous voyez le mur, soit vous êtes à l’étage et vous avez le privilège de voir la lumière.

La lumière, à condition ne pas être au mitard, une fois la porte fermée, ils étaient dans le noir total, parfois pendant plusieurs semaines…

Sur les photos, nous avons pu lire que certains détenus ont fait plus de 10 ans dans ces conditions, Inimaginable pour nous.

Ils avaient malgré tout une grande cour pour jouer où préparer une hypothétique évasion.

Sur cette photo, la cellule a été mise en scène pour montrer ce qu’un gardien a découvert un matin. Un mannequin sur la paillasse et un trou pour l’évasion. A cette occasion 3 détenus se sont fait la belle en laissant ces trous et des têtes factices confectionnées par eux. Ce sont les 3 seuls évadés de la prison, un quatrième n’a pas réussi à passer par son trou trop petit. Aujourd’hui, ils courent toujours ou se sont noyés dans la baie. Plus de 50 ans après le doute subsiste.

Sur la fin, nous passons devant les parloirs tout aussi glauques que les cellules.

Cette prison a finalement été fermée par Robert Kennedy, pour raison financière uniquement.

En tout cas, les habitant de San Francisco vivaient leur vie avec cette ile sous les yeux tous les jours sans imaginer l’intérieur, mais il est vrai que les types enfermés là-bas, n’étaient pas des enfants de chœur.

Au fait, le charmant monsieur, qui nous reçoit au tourisme information, descend peut-être de l’un deux ?

Trêve de plaisanterie, cette visite ne laisse pas indifférent.

Le lendemain, nous partons visiter les côtés plus gais de la ville

La place Alamo et ses maisons typiques

 

 

Pépère joue au « cable car » sur les collines, pas facile avec ses presque 4 tonnes,

pour rejoindre la rue « Mission »

dans ce quartier, les artistes peuvent laisser libre court à leur imagination.

 

San Francisco, c’est aussi les hippies, allons dans leur quartier voir ce qu’ils sont devenus depuis les années 60

car c’est bien ici qu’est né le mouvement « Peace and love »

Y en a au moins un qui a dû venir de France

Eh bien à part quelques descendants irréductibles et bien sympathiques,

 

Vu les prix de l’immobilier aujourd’hui, ils ont dû se recycler avec les plus-values faites sur la vente de ces jolies petites maisons.

Mais, en tous cas, une forte odeur de chichon subsiste dans le quartier.

Retour au Pier 39, à la boulangerie « Boudin », où nous faisons une provision du super bon pain, comme chez nous.

Nous tentons une nuit sous le pont, mais un ranger nous vire gentiment.

Nous quittons San Francisco heureux d’y avoir passé quelques jours, la ville est vraiment très agréable, même pour nous qui n’aimons pas trop les grandes villes.

Ça caille !!!

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

Après notre agréable séjour sur la route du blues, nous prenons la direction de San Francisco, environ 3000 Km plus loin.

Pour éviter de traverser des zones que nous connaissons, nous passons un peu plus au nord. Nous comprenons vite que nos compagnons de route seront le froid et le vent de face…

Tout commence par le Kansas où les garages Ford ont de drôles d’enseignes… La pression est mise sur le client. « Si t’achètes pas une Ford, fais gaffe à toi ! »

Pour les bivouacs, nous trouvons toujours un coin sympa.

Dès notre arrivée autour de Kansas City, l’ambiance s’installe

Une pluie de glace, aussi soudaine que sévère, nous tombe dessus

Les essuies glace n’assurent plus

Michel doit régulièrement casser la glace  pour les libérer et apercevoir la route.

Pépère s’alourdit de minute en minute

Déjà qu’il n’est pas très équilibré, avec ce surpoids, il ne faut pas faire d’erreur. Michel assure, eux, beaucoup moins.

Le soir, la chaleur de Pépère est la bienvenue, car dehors, ça caille…

Et le matin, nos super écoulements sont bouchés.

Les jours suivants, nous devons affronter un vent de face de plus de 4o miles/h soit environ 60 km/h.

Nous traversons ainsi l’Arkansas, le Missouri et les grandes plaines du Kansas. Ici, l’agriculteur ajoute à ses revenus céréaliers

quelques pétrodollars. Pratiquement tous les champs cultivés, ont des puis de pétrole en plus.

Abandonnées, d’anciennes « petites maisons dans la prairie » jalonnent la route

Ce camion très long donne la mesure de l’immensité des grandes plaines que nous parcourons pendant des centaines de kilomètres.

Pour les cultiver, le matériel doit être à la mesure.

Tiens, on se fait doubler par un convoi exceptionnel !!! à fond sur la file gauche…

Nous voilà au niveau de Denver, le vent est toujours aussi fort. La neige n’est pas loin.

La longue traversée du Wyoming peut commencer.

chaque arrêt, est glacial…

mais vu les barrières à neige, en plein hiver, c’est pire.

Encore un qui est pressé de livrer sa maison en Kit. Toujours à fond les manettes sur la file de gauche.

Quand on regarde ces grandes plaines sur des kilomètres,

on ne peut s’empêcher de penser aux familles qui ont traversé ces immenses étendues

en chariot lors de la ruée vers l’ouest.

Pour ceux qui n’en n’ont pas conscience les panneaux sont là pour le rappeler.

Maintenant, c’est pas pareil, mais, malgré les routes goudronnées et tunnels, Pépère et nous même avons un peu souffert.

car, avec le surpoids de Pépère et son aérodynamique inadaptée, face au vent fort, nous n’atteignons que rarement les 80 km/h.

Nous avons largement le temps de regarder les troupeaux des descendants d’aventuriers d’antan .

Ou de photographier les biches de la région.

Notre dernier arrêt dans le Wyoming nous amène dans une petite ville du far-West  remplie de mines d’or et de casinos.

Les mines pour gagner l’argent

Et les casinos pour le perdre.

Nous passons la nuit sur le Walmart de la ville, sous la surveillance des gardiens, briffés par cette dame indienne.

« veillez sur eux cette nuit, ils sont français »

C’est elle-même qui nous l’a raconté le matin quand nous faisions nos courses, toute contente de parler à des français dans sa petite ville perdue.

A l’intérieur du super marché, comme partout aux Etats Unis, ces petits véhicules sont fournis pour faire les allées.

Mais il faut bien les rendre à un moment où un autre.

Pas loin, cette maison attend son camion pour la transporter.

Nous terminons le Wyoming, où nous reviendrons quand il fera plus chaud, et passons la nuit dans une station de ski juste avant Salt Lake City.

Salt Lake City n’a pas vraiment d’intérêt, nous allons directement au lac salé de Bonneville où sont régulièrement réalisée des records de vitesse.

Nous passons la nuit seuls, juste à l’entrée de la piste devant les montagnes.

Le lendemain, nous faisons quelques bêtises

et tentons un record avec Pépère,

mais nous sommes arrêtés en plein effort par des photographes.

Ils veulent faire une photo de Pépère dans ce décor, juste pour eux car ils adorent notre Toy.

Finalement, après 5 jours de route, bien éprouvants, nous arrivons en vue de San Francisco.

Bon, OK, les toilettes n’ont rien a voir avec San Francisco, mais on avait juste envie de mettre cette photo prise avant la ville.

 

 

la route du blues

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

Nous quittons la nouvelle Orléans

En remontant le Mississippi, tout est dans, l’eau,

Les routes

l’électricité

Les arbres

Tous est relié par les bayous

c’est une situation normale dans le delta

Mais là, un peu moins

Notre première ville est Natchez. Les français sont les premiers européens à s’y installer

et faire venir des esclaves pour cultiver le coton.

Les maisons classées au patrimoine national, laissent entrevoir la richesse de ces plantations.

Nous souhaitons profiter de cette « route du blues » pour aller régulièrement régaler nos oreilles dans les bars.

Ce type est formidable, autant au niveau de la guitare que de la voix

Le soir, nous allons dormir sur le parking de l’office de tourisme où le sol goudronné nous oblige à sortir notre système d’égout déjà bien éprouvé.

Pour les connaisseurs, depuis 7 ans nous parcourons le monde sans fermer notre réserve d’eau usée. Avec ce seau, nous pouvons dormir même en ville. Il est vidé le matin soit dans l’herbe, soit dans une bouche d’égout.

NON… pas les toilettes

Le lendemain, nous allons visiter une propriété bourgeoise

En France, nous avions aussi notre bourgeoisie, alors, nous ne sommes pas béats, comme nos co-visiteurs américains complètement admiratifs. En tout cas, cette vaisselle est bien de chez nous, Limoges bien sûr.

Vu les moustiquaires, le plus dangereux ennemi était le moustique (pour les blancs bien sûr, les noirs, c’était autre chose)

Et ces toilettes collectives…. On n’en revient toujours pas. Peut être que maintenant, on fait trop de manières.

Les voitures de l’époque n’étaient pas mal non plus.

Depuis hier soir, nous communiquons avec nos amis de « la bougeotte », ils arrivent du nord et nous remontons du sud. Nous convenons de nous retrouver à Cleveland. Non pas la grande ville, une toute petite ville capitale dans l’histoire du blues.

En route, nous profitons d’un petit producteur bio.

En tout cas, dans le Mississippi, le rêve américain n’est pas pour tous.

Et nous arrivons les premiers au Walmart (Leclerc incontournable aux USA) de la ville, Nous avons prévu de passer la nuit ensemble sur le parking. Tiens, les voila

avec leurs vélos fixés devant la roue de secours, elle-même fixée devant le radiateur.

Cà aussi, c’est l’Amérique… Ils ne sont jamais inquiétés par la police.

La soirée se passe au restaurant « chez Pépère ». Mado amène le repas et nous fournissons le vin et le camembert.

Le lendemain, nous allons tous ensemble visiter le Grammy muséum du Mississippi, partie décentralisée des Grammy Howard de Los Angeles

La visite commence par un récapitulatif de l’évolution des récompenses depuis la création des Grammy

Doreen est heureuse de voir la partie consacrée aux Suprems dont faisait partie une de ses idoles, Diana Ross.

Avec quelques-unes de leurs tenues de scènes.

Et cette magnifique robe bien portée par Beyoncé à la cérémonie de 2014

Sur cette scène, Jean Paul et Michel se prennent un instant pour les musiciens qu’ils auraient aimé être.

Doreen s’éclate aussi

Un petit tour aux toilettes musicales

Et nous nous séparons déjà de nos amis. Ils vont dans une direction opposée à la nôtre.

En tout cas, c’est toujours super ce genre de rencontre à l’autre bout du monde et de parler de notre passion des voyages. « A +, Jean Paul et Mado. ». Nous les avions vus quelques jours avant leur départ, chez eux dans le pays de Gex

Nous faisons un petit détour pour aller à Indianola, C’est la ville où est né le grand BB KING.

Ils ont fait un musée extraordinaire où en 2 heures, nous faisons plus ample connaissance avec ce monstre du blues.

Toute son histoire nous est contée avec des photos d’époque

Dans les vidéos, son tempérament charmeur fait vite effet, il est très attachant, en plus de son génie musical, il est vraiment sympathique. Doreen est sous le charme tout au long de la visite.

Les vitrines exposent, comme souvent, le plus important.

Ses récompenses.

Quelques bizarreries

Et bien sûr, sa guitare « Lucile » avec laquelle il a vécu l’histoire d’amour d’une vie.

Alors que Michel est déjà reparti vers Pépère, Doreen l’appelle

-Michel, on n’a pas tout vu. Suis-moi.

Et en effet, un peu à l’écart, la visite se termine par la tombe de l’artiste mort à 90 ans en 2015.

Après une nouvelle nuit en sauvage au lac Granada

nous prenons la route de Memphis, la ville que rêve d’avoir vu tout amateur de blues et de rock

Nous passons réserver notre première nuit au camping, juste en face « Graceland », la maison d’Elvis Presley.

Et comme nous avons le temps, nous partons directement pour la visite, ou plutôt le pèlerinage aux sources du Rock.

Pour tout dire, au début, on se demande si ce n’est pas plutôt Disneyland, car l’immense partie musée renifle le business à plein nez, avant de prendre le bus qui doit nous faire juste un peu plus que traverser la route, nous devons poser pour la photo qui sera vendue en fin de visite.

Nous, on trouve çà trop drôle et préférons prendre le photographe et son assistante avec notre appareil. Assez désappointés, ils n’ont finalement pas déclenché. On a bien rigolé.

Donc, après 3 ou 4 minutes de bus, nous arrivons devant la maison d’Elvis de l’autre côté de la route.

Et là, on redevient sérieux pour profiter de ce lieu de souvenir très déroutant.

Alors que nous avions une idée d’un garçon très mégalo, sa maison est assez modeste et chaleureuse, même si les décors sont très, très kitchs…

Le salon où il recevait ses invités.

La salle à manger

La cuisine

Un petit salon, ou il avait installé 3 télévisions pour suivre les infos des 3 chaines de l’époque. Juste pour faire comme le président des Etats Unis

Le salon « Jungle » décoré un peu à l’africaine.

la salle de billard type montgolfière, tendue du sol au plafond d’un drap plissé par des artistes.

Enfin, ce salon avec vue vitrée sur un petit espace de squash

Nous passons devant les escaliers pour monter à l’étage. Ils sont interdits car, parait-il, Prescillia et les enfants utilisent parfois les chambres du haut en dehors des heures de visites. Nous avons du mal à le croire.

Et nous arrivons dehors, où nous pouvons voir l’emplacement pour ses voitures.

même à la piscine, très modeste également.

Et la visite se termine par ce petit cimetière familial

Où repose aujourd’hui la maman, le papa et le fils prodigue.

Tout ce que nous avons vu, n’est pas aussi hollywoodien, qu’on aurait pu l’imaginer, mais de l’autre coté de la route, au grand musée, nous voyons l’autre facette d’Elvis, la frime à outrance à commencer par ses voitures

Ses motos

Et ses tenues de scènes

Sa dernière, utilisée en concert.

Mais, une chose est sûre, en face de ce mur, personne ne peut nier l’importance de ce personnage

C’était, vraiment le King.

Et comme notre King à nous, notre Johnny, il a fait l’armée ce qui, dans les deux cas, a régalé les revues de l’époque.

Enfin, à l’extérieur, ses deux avions personnels dont le gros

Bien équipé à l’intérieur, salle de bain, chambre et salle de réunion

Nous terminons cette visite par le mur et le portail devant lesquels, des millions de fans venaient attendre pour entrevoir leur idole quelques secondes.

Doreen y a trouvé une homonyme.

La visite est longue et la journée bien remplie.

Le lendemain, nous allons visiter la ville de Memphis, et il y a beaucoup à faire.

Tour d’abord le Sun Studio où tous les grands de l’époque ont enregistré

Aujourd’hui, c’est une sorte de musée, mais à part le merchandising de l’entrée

les minuscules pièces sont restées en l’état.

La première est réservée pour les photos, trophées et instruments importants.

Notre guide un peu exubérant nous explique chaque pièce présentée.

Voilà la salle d’enregistrement, avec la vitre derrière laquelle travaillaient les techniciens.

Le plafond acoustique est très rudimentaire.

Tout comme le matériel d’ailleurs.

Michel ne résiste pas à l’envie de poser devant cette photo prise ici même avec le « million dollars quartet »   Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, Carl Perkins et Johnny Cash.

Elle, non, c’est une usurpatrice plus contemporaine de l’époque disco.

En sortant d’ici, nous pensons à ce tout petit studio d’où est sorti une musique nouvelle qui a inondé le monde en quelques mois.

Aujourd’hui, le culte de ces deux hommes est assez impressionnant dans la ville

Elvis Presley

BB King

Dehors, la ville vit avec ses souvenirs.

 

Certains un peu moins entretenus

Chaque bar, chaque restaurant est animé par des musiciens en live.

Pour trouver une guitare, il ne faut pas aller loin. Une fabrique de guitare est dans la ville. Il s’agit de Gibson. Tous les guitaristes connaissent.

 

Nous visitons l’usine, mais ils nous mettent une telle pression que nous n’avons pas osé prendre de photos interdites.

Nous avons malgré tout pu voir fabriquer des guitares étape par étape.

Tout cela bien expliqué par notre guide de la maison.

Encore une journée bien remplie et nous allons dormir sur le parking du tourisme center.

Notre dernier jour est très important pour Doreen, là-bas en Afrique, dans son pays d’apartheid, ils ont beaucoup entendu parler de Martin Luter King, l’homme qui disait « I AM A MAN » face à la ségrégation et l’homme qui avait fait un rêve (I have a dream)….

eh bien dans quelques jours, ils commémorerons le cinquantenaire, anniversaire de son assassinat ici, à Memphis.

Il a été assassiné sur le balcon de sa chambre d’hôtel,

ses deux voitures étaient là, dessous.

Le tueur, avait loué une chambre en face avec cette vue, sorte de réplique de celui de Kennedy

La visite du musée construit dans l’hôtel, est incroyablement intéressante, nous y restons 2 heures à revoir depuis l’esclavage jusqu’à l’assassinat de King et l’élection d’Obama le parcours des noirs sur le continent américain.

Il y a beaucoup d’émotion. Cette jeune femme noire avait les larmes aux yeux en regardant à 1 mètre d’elle cette femme au cœur des évènements 50 ans plus tôt.

Doreen se sentait vraiment solidaire de ces personnes qui criaient leurs revendications.

Voilà, très très résumé, malgré la longueur de cet article, la route du blues se termine pour nous avec un léger blues.

New Orleans

Michel Vacle Non classé Laisser un commentaire

Après Dallas, nous partons pour la Louisiane en terminant le Texas par Fort Alamo, encore un nom évocateur.

Pour la première fois, l’autoroute est payante,

c’est une surprise, mais, pour régler, des caméras se chargent de tout, il suffi de passer dessous. Nous nous posons beaucoup de questions, mais certainement que pour nous ce sera gratuit, puisqu’ils n’ont pas nos coordonnées bancaires. Encore qu’ici, on n’est jamais sûr…

A ce sujet, nous roulons beaucoup ici, mais 99% des autoroutes sont gratuites et le gasoil vaut en moyenne 0.60 € le litre.

A la pompe, nous achetons des Gallons (3.78 litres) et l’euro est coté en ce moment un peu plus de 1.22 $. Soit tout compris le Km d’autoroute, 35% du prix en France.

Nous voilà à Fort Alamo, en fait la visite du fort est bien expliquée par des tableaux et un audiophone gratuit, mais, pour nous, français, ça nous parle pas trop.

Le plus marquant, c’est que deux héros de nos westerns, sont décédés ici lors du siège mené par les espagnols.

Ces 2 héros sont David Crockett

Il a même un hôtel à son nom

Et Daniel Boone… mais, Dany c’est bien le diminutif de Daniel ? et en France, on a bien un Dany Boon ? Après recherche sur internet, nous avons la confirmation que le nom de scène de notre artiste est bien inspiré de ce héros, mort à Alamo.

Enfin, il faut tout de même parler de cette bataille de Fort Alamo, elle a été perdue par les américains, mais, quelques mois plus tard, le Texas est né, les Espagnols ont été vaincus.

Le soir, nous avons du mal à trouver un endroit pour nous poser, ce « papy gardien » est vraiment désolé de ne pouvoir nous accepter sur ce terrain.

-Si je vous laisse dormir ici, demain matin j’ai peur pour vous, car les ouvriers vont vouloir me protéger et…

-Ok monsieur, on va chercher ailleurs

Et ce ailleurs, est juste au bord de ce petit canal. Doreen n’est pas trop rassurée, mais tout se passe bien pendant la nuit.

Nous laissons bientôt le Texas pour la Louisiane.

Il n’y a plus de traces de cyclones, mais de l’eau, il y en a de partout.

Pour construire leurs routes on n’imagine même pas comment c’est. Pendant des Kilomètres, nous roulons sur pilotis au milieu des marécages.

Ah ! n’oublions pas une chose importante, nous sommes sur notre petite réserve de gaz depuis 4 jours et nous avons réussi l’impossible, faire remplir notre bouteille française. Enfin presque car finalement le patron s’est un peu énervé, notre raccord bidouillé, fuyait à gros jet. Il a donné l’ordre d’arrêter le massacre. Mais, pour nous, c’est bon, nous tiendrons encore 2 ou 3 mois…

Notre première visite en Louisiane est pour la ville musée de Vermillonville, au milieu d’un Bayou,.

Les habitants sont des Cadiens, mot déformé au fil du temps car ce sont des Acadiens délogés du Canada au XVIIIe siècle par nos éternels meilleurs ennemis Anglais.

Les maisons sont de 1780,

Pour nous des personnes sont là toute la journée et font vivre les lieux

Même le forgeron

Tout est présenté suivant les différentes époques comme les très anciennes toilettes familiales où il devait faire bon discuter.

Et les plus récentes.

Attention à bien lire les panneaux au cas où vous auriez une envie pressante ce WC ne fonctionne pas. Mais qui aurait l’idée de l’utiliser ici… c’est l’Amérique.

Pour imposer leur culture, les américains ont, bien sûr, imposé leur langue et gare à ceux qui ne comprenaient pas. De 1913 à 1965, le français était interdit et dans cette salle de classe, les punitions pleuvaient. Doreen fait la rebelle.

Dans le bayou, les alligators se chauffent

Les tortues aussi

Un peu plus cultivés concernant les français d’Amérique, nous laissons ce village pour continuer sur la nouvelle Orléans. (Niou Orline’s)

Nous cherchons tout de suite le « french quarter », quartier français. Une partie de France où notre langue a disparu

La ville semble dans une fête permanente

Le jazz

Le blues

Le plus ancien pub de la ville

Les diseuses de bonne aventure

Les excentriques, ce sont vraiment ses vrais ongles

Un joueur d’échec à défier

Nous voyons notre premier bateau à aube.

Impatients, nous embarquons sur l’incontournable Natchez, pour un petit tour sur le Mississippi, encore un rêve de jeunesse.

La ville s’éloigne, à gauche le moderne et au centre, l’ancien quartier français.

Nous croisons la route de remorqueurs surpuissants. Ils tractent d’énormes barges

Celles-ci sont en attente de leur tour.

A l’intérieur, c’est comme autrefois, ou presque, au restaurant, du jazz bien sûr.

Contrairement à la grande époque c’est « tenue peu rigoureuse de rigueur ».

Deux heures c’est bien court, mais nous avons navigué sur le Mississippi , sur un bateau à aube.

Nous terminons la journée au camping, avec devinez quoi ? du blues en direct toute la soirée. Le top, un groupe de papys bien à leur affaire

Au camping, tout le monde n’est pas petit comme nous, ils ont besoin de tout ça, un gros bus, un 4X4, des vélos et des stokers, le tout attaché à 120 sur l’autoroute.

C’est l’Amérique…

Nous retournons en ville le lendemain, manger la spécialité, des écrevisses bouillis dans une mixture assez épicée.

C’est très bon, mais comme disait l’autre, quand on a fini, il y en a beaucoup plus dans l’assiette qu’avant de commencer.

De notre terrasse, nous pouvons constater que faire du vélo garde la ligne. Il faut dire qu’elle est bien chargée la petite.

La fête n’est même pas gâchée par les funérailles de patron du club d’on n’a pas su quoi. En tout cas, des gens importants sont venu.

Ce monsieur ici pour l’occasion, était tout fier de pouvoir serrer une vraie africaine née là-bas, chez ses ancêtres.

Car il faut le dire, cette ville est essentiellement pauvre et noire.

Nous n’avons d’ailleurs pas osé retirer de l’argent à cet ATM (distributeur), bizarrement gardé.

Pourtant la police n’est pas vraiment sur les dents, alors que Michel photographie celui-ci, il en reste à un regard inquiétant.

Il est occupé à verbaliser un groupe de filles dans leur voiture, mais au bout d’un moment, quelle surprise !!!

Elles sortent sur le trottoir et demandent à être prises en photo avec lui.

La scène est surréaliste, le flic est d’accord et elles nous passent un téléphone pour les photographier. C’est aussi çà l’Amérique…

Encore quelques photos dans les rues de cette jolie ville

Nous avons beaucoup aimé la Nouvelle Orléan.

Nous retournons au camping, Michel a le grand prix F1 d’Australie à regarder.

De la fiction à la réalité

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

Après la longue route de l’Arizona, nous prenons celle qui traverse le Texas.

Nous faisons une petite halte à El Paso, sans grand intérêt, si ce n’est le fameux mur que Trump veut fortifier.

De notre côté les nantis et de l’autre les pauvres. Encore que de notre côté, c’est pas aussi sûr pour tout le monde…

Pour ces animaux, c’est pire que tout… et çà sur des kilomètres, l’élevage intensif en directe

Et la highway recommence avec son lot de surprises. Ok, nous ne roulons qu’à 90, mais ce « petit convoi » nous dépasse en trombe. De toute façon, tout le long, les gros camions font la course.

En milieu de journée, une petite sieste s’impose.

Rapidement, nous arrivons vers le pétrole, principale raison de vivre du Texan

Des forages partout

Des puits partout

Des torchères et des cuves de partout

Et pour finir la chaine, les énormes raffineries au bord de la route

Ils l’aiment tellement leur pétrole qu’ils le disent et l’écrivent …

Ils conservent même les vieilles cuves en bois en souvenir des pionniers.

En tout cas, pour dormir, nous trouvons tous les soirs un petit bout de terrain pour Pépère. La population nous salue gentiment, nous sommes peinards.

Nous voilà à Dallas…

Première destination, Doreen ne tient plus depuis quelques jours, le ranch « Southfork » de la famille Ewing.

On commence par écouter une dame qui nous fait un exposé sur le devenir de chaque acteur après la série. Un arbre généalogique de cette famille fictive nous aide à mieux comprendre ou nous remémorer qui était qui.

Puis, c’est la visite du propriétaire en commençant par l’intérieur.. comme à la télé.

la cuisine,

Le salon

Les chambres

Les portraits de familles

On termine avec un whisky en compagnie de l’ignoble JR

Doreen « entre dans la série »et s’approprie la maison

avec sa piscine.

Michel préfère cette belle vue d’ensemble

Et passe un moment avec les chevaux.

La visite se termine par l’authentique Lincoln du patriarche

Et la vitrine « mémorial » du défunt JR

Nous parcourons la ville pour chercher un endroit où dormir, est-ce les suites de la crise des subprimes, mais beaucoup de maisons ou terrains sont à vendre

Et même parfois plus que la maison.

C’est le Week-end, et certains en profitent bien

Le soir, nous dormons dans un camping pourri où habitent à l’année, dans leur caravane, des travailleurs pauvres.

Le lendemain, c’est le jour de Pépère, vidanges, graissages et tout et tout…

Et rebelote, le soir, juste avant la nuit, nous n’avons pas trouvé de bivouac convenable. Pas question de dormir ici

alors Doreen demande au propriétaire de cette maison si nous pouvons dormir sur sa pelouse.

-Non, vous n’y pensez pas, avec l’orage qui arrive, vous ne pourrez plus sortir.

Alors, gentiment, il nous propose de rester sur son chemin stabilisé.

Super, il est vrai que la nuit, on a reçu beaucoup, beaucoup d’eau.

Nous allons maintenant en ville voir le lieu où Kennedy a été assassiné, il ne fait pas beau.

Le site est très bien organisé pour que nous puissions entrer dans l’évènement. Michel avait 12 ans à l’époque et se souvient très bien du soir où nous avons appris la nouvelle et la soirée passée avec son père devant la télé noir et blanc.

Ici, tout revient à l’esprit rapidement.

Le bâtiment d’où a tiré Oswald

La pièce, gardée en l’état, où il s’est caché en attendant de tirer

La vue qu’il avait sur le cortège

Et l’emplacement où le président à reçu la dernière balle qui lui fut fatale.

Enfin, le mémorial indispensable à ce moment extrêmement fort. Plusieurs millions de visiteurs passent ici chaque année alors que l’évènement date de 55 ans.

Nous avons également l’agréable surprise de croiser dans ce musée une famille de notre région, Saint Donas pour ceux qui connaissent. Ce fut une agréable rencontre.

Dallas, nous réserve encore une petite surprise avec ce troupeau de bœufs en bronze (plusieurs dizaines) qui dévalent la pente d’une petite colline au milieu de la ville.

Bon, c’est pas le tout, maintenant, il faut reprendre la route. Oui, mais au milieu de tout ces spaghettis de béton, notre GPS, pour la première fois, ne retrouve pas ses petits et nous fait faire beaucoup d’aller-retour pour ne pas bouger.

Finalement, c’est à l’instinct que nous retrouvons la sortie de la ville.

Western à Tombstone

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

Après pas mal de route, toute droite en Arizona,

nous arrivons à Tombstone. Il est trop tard, pour visiter la ville. Nous faisons juste un petit tour pour finalement arriver devant le cimetière de Boothill. Premier nom de la ville

Ce cimetière semble incontournable, alors, nous décidons de parcourir ses allées. A l’entrée, on nous donne un petit dépliant avec les noms et histoire de certain défunts.

Là, au bout de quelques allées, nous entrons dans cet ancien monde du Farwest. Tout ce que nous avons vu dans les westerns est presque édulcoré. En l’espace de 2 ou 3 ans, nous trouvons un nombre insensé de personnes mortes de mort violente dans ce petit village.

Comme Billy, Tom et Frank tués en pleine rue lors d’un combat au revolver le en 1881

Ou Bill King tué par Burt Alvord

Seymour tué par les indiens

Certainement Jeronimo et ses hommes

George Johnson pendu par « erreur »

Tex, Bill et Dan pendus le même jour

Il faut dire que la justice essayait de calmer le jeu avec des « Marshals » tel que Fred White encore honoré à ce jour par des dépôts de pièces et billets.

Au milieu de toutes ces morts violentes, il y a, heureusement tout de même quelques morts naturelles.

Certainement que ces honorables personnes son venues ici dans ce magnifique corbillard.

Nous laissons tout ce joli monde profiter de la vue

Pour allez passer la nuit au camping bien nommé, « Wells Fargo »

A l’intérieur, il semble qu’une attaque d’indiens nous ait précédés, heureusement pour Pépère tout est terminé.

Le lendemain, nous laissons la diligence

Pour aller, à pied, en ville

Nous y croisons des gens bizarres,

ils ont l’air de vouloir maintenir les traditions…

Alors, nous restons sur nos gardes.

Mais, finalement, ils ne sont pas méchants les bougres.

Même que celui du Musée, nous donne des explications fournies et passionnées sur les personnes enterrées à Tombstone, photos à l’appui.

Souvent, en plus de la photo, nous avons les armes des meurtriers.

Beaucoup de photos de cadavres car pour toucher les primes, les chasseurs devaient avoir une « preuve de mort ».

Il y a même la photo des 4 Dalton exécutés, un s’en est sorti.

Enfin, les armes utilisées par John Wayne dans ses films.

En résumé, si vous n’avez pas commencé cette visite par le cimetière, la ville à elle seule ne peut vous projeter en 1880. Le musée fait le reste et fini de vous transporter dans le monde réel des westerns que nous regardions étant jeunes.

Dans son échoppe, cet authentique et passionné bourrelier, ne fait pas tache dans le décor,

mais la ville et son exploitation touristique trop importante gâche un peu la visite même s’il faut reconnaitre que les boutiques sont intéressantes.

Après cette visite, comme dit Doreen, nous ne regarderons plus les westerns comme avant

Improbable visite à scott

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis, Non classé Laisser un commentaire

Depuis la sierra Nevada, nous rejoignons le village de Pioneer. Michel a vu un reportage à la télé sur ce village du far West resté authentique.

Soit, il s’est trompé de village, soit le reportage était un peu optimiste.

En fait, Pioneer a été construit dans les année 30 par des producteurs d’Hollywood pour tourner des westerns…

Pour les très anciens, Michel en fait partie, L’acteur Roy Rogers était un de ces hommes et,  les séries télé « Roy Rogers » ont été tournée ici en 1951-52

C’était finalement intéressant et nous avons joué le jeu.

Après beaucoup d’hésitations dues aux Kilomètres supplémentaires à parcourir, nous décidons d’aller sur la côte Pacifique voir Scott à Océanside. Depuis plusieurs jours nous communiquons par Facebook mais ce matin il ne répond pas. Tant pis, on y va…

Sur la route deux Japonaises se photographient devant ce cactus. Elles ont raison, il est beau.

Océanside est un très joli village où l’on peu voir toutes les excentricités de Californie. Ici, un homme, pas tout jeune, promène son chien en skateboard.

Wouah… il habite dans un beau quartier notre Scott

Cette rencontre, bien improbable mais prévue depuis le passage de Pépère en Ouzbékistan il y a 7 ans, est magique, « funny » comme dit Scott. En effet, Michel l’avait croisé à cette époque avec son ami Yann alors qu’ils faisaient le tour de l’Asie Centrale en Moto.

Ici en panne au Kirgiztan

Nous avions convenu, sans trop y croire, que nous passerions chez lui en Californie.

Voila, c’est fait. Nous mettons assez peu de temps pour trouver nos marques, surtout que Scott nous bichonne dès notre arrivée.

Nous profitons de son aide pour aller ensemble au supermarché acheter une carte pour notre téléphone.

Michel, ravi, trouve un beau rayon fromage

Puis, il nous emmène faire un tour de la côte, Le temps n’est pas avec nous et pour le surf, (Sport incontournable ici)  il faut une belle combinaison ou une belle couche de graisse comme ces habitants du port.

Le soir, il passe prendre sa « girl friend » Jamie et nous emmène au restaurant manger un poisson

Bien sur, nous sommes invités pour la nuit. Il sait tellement bien recevoir, qu’on a l’impression d’être dans une chambre d’hôte.

Au réveil, les filles papotent encore un peu

Scott nous cherche sur internet un vrai village de cowboy, cette fois ci authentique. Il nous conseille Tombstone, ce sera notre prochaine étape.

Ah, il ne faut pas oublier le steak de Bison qu’il nous laisse pour le congèle. Il nous montre des photos de leurs pâturages dans les plaines du Montana et nous certifie que ces animaux sont abattus sur place par l’éleveur sans transport éprouvant pour l’animal.

Puis, nous les laissons pour reprendre notre route.

Nous ne pouvons pas passer dans le sud de la Californie sans aller à San Diégo, surtout sa baie où a eu lieu l’América’s cup il y a quelques années.

Le temps est horrible, alors, nous nous cantonnons à la visite du porte avion « Midway »

Pendant que Doreen visite les alentours.

Michel, se régale sur cet énorme aéroport flottant où l’histoire est omniprésente.

le pont de stockage

les apprentis en visite

les quartiers du chef

Chacun peut jouer avec les vrais radars en fonction.

Le câblage de tout le bateau est démentiel

vue du bout de la piste d’envol

tout se visite

et enfin, le légendaire Corsair de la marine US

Les vétérans sont là pour expliquer aux visiteurs leurs exploits passés.

Bob Hope fait beaucoup rire son assemblée de soldats, tout ce petit monde représenté par une magnifique composition de bronzes grandeur nature avec la voix de Bob Hope et les rires en sono.

Un marin Géant embrasse sa préférée d’un soir, tout l’imaginaire de la marine est représenté ici.

Un peu chassés par le temps, nous quittons San Diégo en direction de Tombstone.

Dans l’après-midi, nous retrouvons le soleil, contributeur important aux besoins énergétiques de la Californie. Sur des kilomètres, ces panneaux voltaïques travaillent

le vent, bien utilisé également.

Il faut dire, que dans ce pays, tout est démesuré.

Ce soir, nous dormirons sur une aire d’autoroute, avec le bruit des camions frigorifiques jamais arrêtés.

Oui, chez Scott, c’était mieux….

Encore un grand MERCI à toi, Scott, pour ce super accueil. Nous vous attendons en France dès que possible, aussi pour faire visiter Avignon à Jamie, puisque c’est son rêve depuis 20 ans.

La vallée de la mort

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

L’an dernier, nous avions fait l’impasse sur la vallée de la mort pour cause de canicule. Au mois de juin, il faisait plus de 50 degrés. Cette année, en mars, il fera bon.

Nous passons avant par le village de Nelson, abandonné à la fin des années 60

Encore une occasion de faire des photos figées dans les sixties

Et même de faire de la musique.

Sur la route, on nous rappelle qu’ici, le cannabis est maintenant autorisé.

Nous y voila.

Dés le début, nous sommes mis dans l’ambiance d’un beau parc américain.

Avec ses décors étonnants.

Assez vite, nous passons vers un cour d’eau, assez inattendu dans ce désert

Il est l’occasion pour une autre vie que celle des reptiles de s’installer ici.

Plus loin, les dunes de sable sont plus dans leur élément

Ensuite, nous commençons bien mal la visite en nous trompant de route mais finalement ce sera pour notre plus grand bonheur car nous pouvons ainsi dormir gratuit, avec vue sur la vallée.

Le lendemain, nous partons pour le canyon de Titus, impossible en camping-car, mais pour Pépère, ce sera une formalité bien sympathique.

A l’occasion d’un arrêt pour travaux, un américain prend Pépère en photo sous tous ses angles, Ils adorent tous notre Toyota avec cellule,

dans ce pays, ils ne trouvent rien d’aussi petit pour passer partout.

Avant d’arriver sur la piste, nous nous arrêtons souvent pour la vue,

parfois, on dirait de la peintures

En chemin, (c’est le cas de le dire),

nous marchons un moment autour des restes d’un ancien petit village éphémère.

Il a vécu juste quelques années, le temps d’épuiser les mines d’or découvertes ici, on ne sait trop comment.

Après 3 bonnes heures de cette jolie piste,

nous terminons par la traversée très étroite du dernier défilé

et décidons de sortir par la sierra Nevada sans oublier un dernier point de vue.

Ah, n’oublions pas de le préciser, ici, c’est top gun…

Les chasseurs nous passent juste à côté. Doreen par miracle, ne les loupe pas.

Nous voilà pour la nuit, au bord d’une saline, un peu en altitude.

Par précaution, Michel met le chauffage au Minimum.

Heureusement, au réveil, il ne fait que 0 dehors et 12 dans Pépère.

Retour à Las Vegas

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

Retour à Las Vegas

Enfin, c’est le départ, il fait froid à Lyon en ce premier mars 2018

Le vol est magnifique avec le survol du Groenland

De la banquise au nord du canada

Et du désert autour de Las Vegas

A l’aéroport, les formalités sont vite expédiées et nous retrouvons notre Pépère au Storage.

Il est en parfait état mais, comme souvent une batterie est à plat. Pépère refuse de démarrer. Doreen trouve le seul américain sur place. Il nous branche à son véhicule et c’est parti.

Pa se doute, nous sommes bien à Las Vegas

Retour à notre camping OASIS pour mettre tout en ordre, mais quand nous voulons repartir pour allez acheter une batterie, Pépère ne veut rien savoir.

Heureux hasard un camping-car s’arrête prêt de nous, et c’est des français. Vite, on démonte la batterie et ils nous emmènent à Autozone en chercher une autre.

Vraiment nous sommes tombés sur les seuls français du camping, et ils sont super sympa, avant de rentrer au camping, nous allons tous ensemble faire quelques courses au Walmart

Merci Virginie et Stéphane, Après la fatigue du voyage en avion, ils étaient les bienvenus.

Encore quelques péripéties, et Michel découvre qu’il y à une course de Nascar sur l’ovale de Las Vegas. La décision est prise en 5mn, On ira dimanche. Malheureusement, la jeune fille qui prend nos billets, (assez chers) fait une erreur et les billets sont pour septembre…

L’organisation ne veut rien savoir et refuse de nous rembourser…

Finalement tard le soir, nous recevons, par mail, des billets pour ce dimanche ouffffff….

Donc, ce dimanche, nous nous levons tôt pour aller au circuit, pardon, au Speedway.

Pour avoir été à de nombreux grands prix de formule 1 en Europe, la première surprise concerne l’accès. Aucun bouchon et aucune difficulté pour trouver une place sur le parking.

Dans l’enceinte tout est fait pour occuper les spectateurs avant la course,

des jeux

des expositions de véhicules hors norme. Ici un dragster

Là, une Ford de la Nascar de 1963

Et des stands de nourriture à l’américaine, et il y en a besoin, car ce n’est pas une légende, ils mangent beaucoup.

Nous voila en place, le spectacle peut commencer.

Mais avant, tout le monde se lève pour une prière générale, ce pays n’est pas laïque…

Puis, la ferveur continue avec l’hymne national au garde à vous, ce pays est nationaliste…

Maintenant, les pilotes peuvent vraiment commencer à tourner en rond. Voyons ça, Michel, Passionné de course sur circuit, a toujours été septique.

Après 2 tours de chauffe, les fauves sont lâchés, c’est hyper impressionnant. En peloton serré, la vitesse d’entrée et de sortie de ces courbes relevées fait un drôle d’effet.

On met vite les bouchons d’oreilles et au fil des tours, avec les dépassements des attardés, et les arrêts ravitaillement, on n’y comprend plus rien

Mais, le système est bien rôdé, dès que le spectateur décroche, soit un accrochage, soit un dépôt de gomme trop important nécessite un arrêt de la course.

Tout le monde se remet dans l’ordre du classement général et nous avons droit à un nouveau lâché des furieux.

Sur la fin, nous avons réussi à suivre la magnifique bagarre entre les 8 premiers

Michel ne voulait pas venir aux états Unis sans voir une course sur ovale, c’est fait mais, il n’y a pas photo avec un grand prix de formule 1 une course au Mans ou autre en Europe.