sur la route 66

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

Pour Michel et les gens de sa génération, la route 66 est un mythe que nous ne pouvons occulter.
Doreen était bien plus indifférente à ce phénomène, mais elle y a vite pris gout.
Il est vrai que quand vous arrivez à William, vous découvrez un autre monde.


Devant, le premier magasin de souvenirs met le paquet, avec ses belles voitures, pour arrêter les clients, Michel en profite pour acheter une plaque de la route 66. Elle sera détournée de son usage de vénération pour réparer la cellule qui se décolle par endroits.


A l’intérieur, tout est kitch, mais vraiment sympa


Les artisans ne sont pas là par hasard, mais bien par amour de la route et des traditions.


En tout cas, ici, nous mangeons notre première bonne pizza, une vrai italienne…


Nous profitons de la vitrine du restaurant pour faire un selfie un peu différent.


Le commerce marche à fond et tous les campings sont pleins. Mais comme souvent aux Etats Unis, on nous donne encore un bois où il est possible de rester camper plusieurs jours sans frais.


Nous y passons deux nuits, incognito avec nos tenues locales.


Grand prix F1 du Canada oblige, nous restons une bonne partie du dimanche sur le parking du centre d’information touristique. Michel les yeux rivés sur le canal+ de sa tablette et Doreen dans les magasins alentours.
Le lendemain, nous continuons la fameuse route qui, cette fois passe par Seligman, un village rue complètement paumé
où les restes du passé,


maintenus artificiellement, comme ces stations-services,


laissent penser a une fin prochaine inéluctable.


Heureusement, les commerçants peuvent encore compter sur les motards pour les faire vivre « petitement »


Il est vrai qu’ils viennent de loin pour vivre ce rêve en Harley Davidson dans les grands espaces de l’ouest américains. Nous avons même rencontré un couple de français.
Nous prenons un dernier breuvage local


Et laissons ce sympathique village

malheureusement sur le déclin

pour reprendre la direction de Las Vegas. Nous dormons en route à Kingman où, pour la première fois, un policier vient nous demander de quitter les lieux. Tout ça le matin assez tard et avec beaucoup d’amabilité.
Ce premier incident bien vite résolu, nous continuons notre route. Elle longe la voie ferrée où circulent d’interminables trains dont chaque wagon porte deux conteneurs l’un sur l’autre.


Voilà maintenant le barrage Hoover.


C’est certainement une merveille technologique, mais sans eau, ses immenses filtres, normalement immergés, n’auront bientôt plus rien à distribuer pour faire fonctionner les turbines.


Juste pour mesurer la catastrophe écologique en cours, nous avons photographié un petit hydravion en cours de décollage sur le lac. La zone blanche correspond au déficit d’eau actuel.


Le pire est que cette réserve d’eau, nécessaire à la vie, alimente Las Vegas et toute la Californie.
Nous terminons notre route vers Las Vegas


et passons devant la tour scandale de Trump


avant de rejoindre le camping Oasis, rempli de caravanes et camping-cars démesurées.


Nous y restons deux jours pour organiser le stockage de Pépère et l’achat de nos billets d’avions.
Puis, malgré la piscine à notre disposition,


la chaleur insupportable entre 40 et 50 degrés nous pousse à retourner en altitude voir de nouveaux parcs en attendant notre retour en France dans 15 jours.

en territoire Navarro

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

Après le Rio Grande, nous partons à la découverte de la nation Navajo (Navarro)

Nous sommes surpris par l’étendue de ce territoire et par le pouvoir que ces indiens ont à l’intérieur.

Allez, on y va !

Nous commençons par le site des bizarreries géologiques de Bisti,

Nous y trouvons même des restes de forêts pétrifiées.

Puis, nous prenons des pistes pour aller plus au cœur du territoire.

Et, sur des kilomètres, nous avons le plaisir de voir les chevaux sauvages profiter de ces espaces.

 

Le deuxième soir, nous nous arrêtons dormir à Window rock. La capitale Navajo.

Un indien nous conseille d’aller à la window où se trouve le mémorial.

Ce mémorial est très important pour les Navajos, il rappelle aux visiteurs et sans doute à leurs jeunes un épisode marquant de la guerre du Pacifique. En effet, les Navajos avaient créé un système de cryptage issu de leur langue non écrite. Ces messages, ils étaient les seuls à pouvoir les décrypter. Ainsi, les Japonais n’ont jamais pu intercepter les messages américains destinés à leurs navires. Le système fonctionnait avec, à l’émission et la réception, exclusivement des Navajos.

Sur la place de la ville, nous faisons une sorte de brocante où Doreen achète une belle ceinture d’occasion pour 1 dollar et rencontre ce cowboy.

Plus loin, nous allons voir le canyon de Chelly. Alors là, c’est à couper le souffle.

Ce canyon est encore à l’écart des circuits touristiques, mais ça ne tardera surement pas.

Nous avions prévu 1 nuit, et bien, ce sera 3

Car l’endroit est vraiment trop extraordinaire.

Il y a même encore de magnifiques traces de la vie passée avec ces maisons vielles de 500 ans.

Mais, des familles Navajos cultivent et habitent encore dedans.

Michel en profite pour faire un petit tour de cheval avec une femme navajo, « Sissi ».

 

Que du bonheur.

Nous laissons ce paradis pour aller à « Monument Valley » et là, c’est comme dans les films

Notre minuscule Pépère s’y promène sous la protection de 3 éléphants géants de pierre.

Doreen est également  bien petite sur son rocher

Nous avons même la chance de dormir sur le site (pour un prix d’ennemi…)

Ce qui est également surprenant, c’est que les Navajos vivent ici et souvent dans leurs habitations traditionnelles de bois et de boue en forme d’igloo. En dehors d’une piste autorisée, tous les chemins sont inaccessibles pour protéger leur vie.

Avant d’aller au grand canyon, nous passons par Page. Après 1 bonne heure de recherche nous trouvons une place pour la nuit. En plein quartier résidentiel à 10 mètres d’un golf rempli de lapins avec vue sur le lac de barrage Powel.

Le lendemain, nous passons le pont à côté du barrage.

Et allons à notre rendez-vous pour visiter « Antelope Canyon »

Rien à dire à ce sujet, si ce n’est que nous n’avons pas été déçus.

Ce que nous voyons est à peine croyable

Tellement c’est beau et irréel.

Nous ressortons par une faille dans la roche.

A côté de Page, nous avons un premier aperçu de ce que le Colorado peut faire avec ce superbe

 

Le fer à cheval.

Mais, c’est quelques centaines de kilomètres plus loin, après ce premier aperçu du Little Colorado,

au parc national du grand canyon, que nous serons carrément subjugués par la grandeur des lieux.

A la vue de cette merveille, il y a des choses à faire obligatoirement.

En prendre plein les yeux

Prendre les photos,

Vite les regarder

Braver les consignes

les appréhensions

Pour s’immortaliser, 1400 mètres au-dessus du vide.

Doreen préfère être le photographe.

Elle surprend cette famille de mormons très étonnante  au milieu des touristes.

Toute la famille s’est déplacée.

On remarque au passage, que certains ont cédé à une petite dose de modernité en adoptant les baskets

Bien sûr, Michel n’a pu résister à un tour d’hélicoptère.

La jeune pilote est très douée,

Mais ce sera le seul vol de la journée à faire les 50 minutes annoncées sur le parcours prévu pour cause de vent violent.

A voir nos mines, nous devrions garder un bon souvenir de ce grand canyon..

Côté budget, à part l’hélicoptère, nous avons passé 4 nuits gratos dans la forêt à 100 mètres de l’entrée du parc, avec en prime, les animaux sur notre chemin du soir.

Le long du Rio Grande

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

La speakerine, à la télé, nous annonce un Western

En effet, après avoir laissé El Paso à droite, nous prenons la route de Santa Fe avant de remonter le Rio Grande.

Sauf que le cheval est remplacé par la Harley

Parfois étonnante

Voire plus…

Même les hordes de bandits l’ont choisie pour leurs grandes chevauchées

Les carrioles de migrants ont aussi laissé leur place aux grosses caravanes (celle-là est malgré tout vintage)

Sur la route 66 pour les scènes de suspenses, les vieux ranchs abandonnés sont remplacés par les stations-services « hors service »

Buffalo Bill s’est reconverti

Et voilà que Santa Fe, gravé dans nos mémoires avec ses cowboys et diligences dans la poussière, a même des rues goudronnées !!!

Bon, il faut se rendre à l’évidence, nous sommes bien dans la réalité de 2017… Mais, c’est pas mal quand même.

Santa Fe est une ville très agréable

Les vieux

Et la relève, nous font la musique aux coins des rues.

Les « farmers », sur le marché bio, n’ont sans doute pas trop changés.

Sauf qu’ils vendent maintenant des poulets français de « Brest ». Nous lui expliquons tout de même que c’est de Bresse et non de Brest. Nous lui prenons deux cuisses pour 14€, mais il est vrai qu’il nous explique les avoir élevés comme en France, au lait et sous des lampes spéciales.  Les pauvres…

Les maisons, pour la plupart, sont construites dans le style des habitations pueblo (tribu de la région.)

Michel cherche depuis un moment, une paire santiag. Nous faisons tous les magasins spécialisés de la ville.

Dans celui-ci, les tarifs ne sont pas pour nous (environ 1800 € la paire). Mais la femme est très sympathique. Elle nous montre ce qu’ils font avec des peaux de récupération, ici sur des valises et des  sacs d’occasions Luis Vuitton (certifiées par la marque)

Alors que nous n’achetons rien, elle pousse même la gentillesse jusqu’à nous prêter son parking pour l’après-midi. Nous évitons ainsi les parcmètres de la ville.

Dans cette boutique, la qualité est moindre, mais, nous pouvons nous les offrir et le plus dur est de choisir.

Finalement, elles sont pas mal.

Doreen, jalouse, craque dans ce magasin.

Les américains, ont une grande passion pour les voitures anciennes rénovées

Voire plus…

Avant d’arriver à Santa Fe, nous avions testé le camping sauvage dans un village pas loin du Bosquet del Apaches (Tiens, encore un nom évocateur.)

Les voyageurs que nous avons croisés depuis 2 ans, nous disaient tous

-Du camping sauvage aux US, n’y pense pas.

-Laisser couler ton évier dehors, n’y pense pas.

-Et fais gaffe, les américains te dénoncent dès que tu fais un écart.

Et bien, pour l’instant, nous avons à faire, soit à des gens hyper sympa, soit à d’autres personnes complètement indifférentes à notre présence.

Nous avons même pris une route militaire pour aller visiter le site des premiers essais nucléaires.

 

Pas de chance, la visite n’est organisée qu’une fois par ans et notre présence ici est totalement illégale en ce moment.

Ce pilote de chasseur s’en amuse bien et nous explique, très gentiment, que nous devons rebrousser chemin.

Après 3 jours à Santa Fe, nous remontons le Rio Grande et son superbe Canyon

Nous passons la nuit juste à côté de ce pont où nous faisons la connaissance d’un agréable couple franco-suisse. Ils sont en tour du monde depuis 20 ans avec un Toyota et cellule.

Le lendemain, nous allons visiter le village de Taos Pueblo. C’est un village où les indiens « Pueblo » sont sensés vivre comme autrefois. En effet, il n’y a ni eau ni électricité mais des touristes en pagaille.

Nous avons une certitude, les constructions sont authentiques

Et certaines familles y vivent encore, mais avec leur gros 4X4.

Le cimetière est encore en activité (si l’on peut dire…) mais, une chose nous intrigue, tous les noms sur les croix sont en espagnol.

Nous aurons la réponse plus tard. La langue Pueblo n’ayant pas d’écriture, ils ont tous un nom espagnol ou anglais. Michel ne comprend pas vraiment cette explication, car dans toutes les langues, il est bien possible d’écrire « serpent venimeux », « oiseau de bonheur », « nuage rouge » ou autre…

Certainement une mauvaise raison des colons et des religieux pour balayer un peu plus les traditions indiennes.

En tout cas, comme partout en Amérique, les religieux ont bien fait le « job » car jusqu’au plus profond d’eux même, ils croient en ce Dieu qu’on est venu leur faire connaître.

Plus loin, nous avons eu une belle conversation avec cette dame et l’indien, très typique, de la boutique derrière elle

.

Ils n’ont pas voulu faire de photos avec nous, mais nous ont confié être très heureux d’avoir pu discuter de sujets rarement abordés ici, éducation, santé et accouchement, famille, activité professionnelle etc.

-Ici, on a au maximum un couple comme vous par jour, car les américains, ils sont surtout là pour les photos et le shoping,  j’ai abandonné l’idée de leur expliquer quoi que ce soit.

Les traditions restent malgré tout bien ancrées car pendant tout cet échange, l’indien a beaucoup participé sans jamais regarder Michel dans les yeux.

Doreen, rare africaine à venir les visiter, bénéficier régulièrement de marques de sympathie, parfois un peu excessives…

En quittant le village, nous passons devant de nombreuses maisons faites pour la région. Elles sont complètement autonomes en énergie, chauffage et eau. Toute cette partie du plateau est consacrée à ce genre de construction.

A côté, Les indiens sont moins bien lotis.

Ensuite, nous traversons la montagne encore bien enneigée

Ce périple le long du Rio Grande nous amène à Chama, ville centrée sur l’activité touristique liée à l’ancienne voie ferrée du Far West.

Et il est vrai que la gare

Ses accessoires pour les vapeurs

Et les machines, sont très beaux.

Mais, la balade à 100€ par personne nous a paru trop chère.

Nous dormons sur le parking et, une fois de plus, personne n’y trouve à redire. Au matin, Les cheminots se sont même inquiétés de la qualité de notre sommeil.

neige ou sable

Michel Vacle Mexique Laisser un commentaire

Neige ou sable ?

Nous longeons le mur Américain pour redescendre en direction de Chihuahua. Notre plan est depuis longtemps de visiter cette ville, mais deux raisons nous poussent à changer d’avis.

D’abord, à chaque fois que nous demandons la meilleure route pour arriver à Chihuahua, les gens nous disent qu’il ne faut pas y aller, que notre sécurité sera mise à mal sur les routes de montagnes isolées.

Généralement, nous passons outre les conseils de prudence, mais la proximité des Etats Unis et nos trois mois passés au Mexique, nous poussent à changer de pays.

Du coup, revoila le mur !!! on se demandent qui a bien pu négocier un tracé de la frontière pareil ?

A quelques mètres de là

pas possible de faire des photos, mais eux, ne se gênent pas, Pépère est flashé et ses numéros mis en boite pour d’éventuels besoins futurs

Le personnel est très strict, mais charmant. Comme nous avions pris nos visas B2 à Paris, tout se passe très vite. Une employée des douanes étonnée de voir arriver des français avec leur voiture à cette frontière, Nogales, demande plein de trucs à Doreen.

-Est-il vrai que les femmes françaises, pour être belles, prennent tous les matins leur petit déjeuner avec une baguette de pain frais ?

Doreen un peu désappointée…

-Oui, les hommes aussi, d’ailleurs mon mari souffre de ce manque de baguettes fraiches, en voyage.

-Ah bon, c’est à ce point ?

Etc. Etc. clichés sur clichés.

Une fois la frontière passée, nous allons à 10 kilomètres passer la nuit sur un parking de supermarché en attendant d’assurer Pépère lundi matin. Nous sommes dimanche malheureusement.

Le lundi, nous pouvons partir sur les routes américaines. Et là, tout devient nouveau.

Les maisons se promènent

Un gros 4X4 permet de tirer une remorque à 3 essieux, chargée de bétail.

Les camions tirent des camions qui eux même tirent un camion.

Les camping-cars deviennent énormes, ils tirent presque tous la voiture pour faire les courses.

Si ça vous dit… le magasin est ici.

Et enfin, il faut apprendre à se méfier des méchantes tornades, capables de renverser n’importe quoi.

Nous passons notre deuxième nuit sur un parking d’autoroute bien aménagé, l’occasion de voir qu’ici, les femmes seules ne manquent pas d’idées pour se protéger des agressions.

En tout cas, dans ce pays, la colonne de direction ne va pas souffrir. L’immensité des plaines ne nécessite aucun virage.

Nous avons programmé le GPS en Miles pour respecter les limitations de vitesses et c’est à 50 miles/heure que nous arrivons à Albuquerque, notre première ville du Nouveau Mexique.

Pas loin de là, nous commençons le tour des parcs nationaux par une vraie curiosité.

Déjà, il est difficile de conditionner son cerveau pour piloter un véhicule complètement stable sur cette piste… ça ne glisse pas !

Il y a même de belles fleurs qui poussent !

Et malgré l’apparence, c’est même pas froid !

Il faut même prévoir le pire, côté chaleur.

Mais, ces jolis champs de neige trompeurs, sont en fait de magnifiques dunes de sable blanc.

Ce sable est du gypse, on ne trouve cela qu’à deux endroits dans le monde.

Avec la réverbération du soleil, seuls quelques scorpions et lézards peuvent vivre ici.

En tout cas, nous, on a apprécié

Tellement, que nous y passons la nuit.

Décidément, les USA, ça commence bien!

Fin du mexique

Michel Vacle Amerique du nord, Mexique Laisser un commentaire

Allez, le Mexique n’est pas encore terminé ! on continue.

La route du nord nous oblige à retourner coté Pacifique pour quelques kilomètres. Nous faisons

Une première étape à Puerto San Carlos. Au premier abord, c’est un coupe-gorge…

Mais très vite, Michel voit des marins autour de leurs bateaux et engage la discussion avec eux.

(en phonétique pour ceux qui ne parlent pas espagnol)

-Holla  amigo! Comment esta

-mouebienne ! ousted ?

-bienne bienne gracias. Esta securos por la notché aqui ?

-si si pas de problème.

-Aqui ?

-Si, aya esta mouille bonito.

-Ok gracias.

Vraiment ce Mexique décrit comme un pays dangereux, est rempli de gens extraordinaires.

Nous passons la nuit en bord de mer à l’endroit conseillé sans être dérangé, comme d’habitude.

C’est pas tout, pas le temps de flemmarder, il faut retourner coté mer de Cortez.

Les cactus omniprésents, agrémentent bien un décor plutôt sommaire.

Nous voilà de l’autre côté, Les Américains sont apparemment dans la région, les infrastructures suivent. Heureusement, avec les montagnes l’eau ne manque pas pour les golfs.

De ce côté, la mer est toujours aussi belle et à sa vue nous éprouvons comme un besoin soudain de nous reposer.

Nous cherchons la meilleure plage. Celle-ci nous ira bien.

Nous partons dès le lendemain matin à la recherche d’un requin baleine, Michel rêve de se mettre à l’eau avec ce gros poisson inoffensif.

Mais, nous rentrons bredouilles.

La région est réputée pour ses perles sauvages, alors, Doreen  part à la recherche de ces huitres perlières.

Et, victoire…

Elle en trouve une et dedans, quelque chose nous intéresse

Michel décide de prendre sa Dremel pour tailler un bijou.

Bijou, c’est un bien grand mot, mais c’est sympa

Le reste, Il le mange et, c’est pas mal du tout.

Le lendemain c’est au tour de Michel de trouver la sienne. Mais elle est vide.

Nous allons ensuite,  à quelques kilomètres, au village de Mulège, dans un camping où internet est assez rapide pour voir le grand prix de F1 de Barcelone sur la tablette.

Michel en profite pour faire une promenade à cheval sur la plage avec un guide très cowboy.

Ils passent dans l’eau

Et dans les cactus.

Au retour, Le cowboy s’arrête, étonné

Juste devant nous, nous voyons passer 4 ailerons de requin. Ils sont là, dessous, et nagent tranquillement à 10 mètres du bord. Le temps de s’extasier et de prendre l’appareil photo, ils replongent sous la surface. Dommage…

Avant de quitter la ville, faisons une visite à la prison de la région.

Cette prison avait la particularité de rester ouverte la journée. Les autorités avaient compris que cette oasis entourée par la mer et le désert, ne laissait espérer que la mort aux candidats à l’évasion.

Et s’ils tentaient malgré tout leur chance…

Ce qui nous a le plus choqués, c’était la petitesse des cellules, mais il est vrai qu’ils n’y venaient que pour passer la nuit.

Dans un coin de la cour est exposé un morceau de satellite tombé dans la région…

Après ce week end au camping, nous montons jusqu’à Sant Rosalia.

C’est une ancienne ville minière où la compagnie Française Boléo est partie en laissant pourrir cette immense tour en bois. Elle est dans un état de décrépitude dangereux pour les passants.

plus des Kilomètres carrés d’installations de fonderie, toutes rouillées.

La ville à été faite à l’époque en bois par les français, elle a un vrai charme

Même la boulangerie vieille de 100 ans est toujours là, mais le français qui l’a créée doit se retourner dans sa tombe. En effet, le pain n’est pas bon du tout. Il est comme partout dans le pays, sucré.

Cette église, achetée par la compagnie, a été faite, tout en métal,  dans les ateliers d’Eiffel pour l’exposition de Paris, démontée, transportée et remontée ici. Les habitants en sont très fiers.

A la sortie de la ville, le gouvernement Mexicain a repris l’exploitation de la mine, mais de manière plus propre.

Nous continuons vers La mission San Ignacio. Tout au long nous traversons des champs de lave crachées par les volcans.

Décidément, les missionnaires savent toujours où s’installer.

San Ignacio est dans une belle oasis

Depuis ce point de chute où nous restons deux nuits, nous partons visiter les peintures rupestres dans la montagne.

Pour y arriver, nous passons les barrages de l’armée

-Bon, OK, mais faites en pas trop !

Et d’autres rappels des dangers du désert

Les cactus deviennent énormes.

A mesure que nous montons, pour le bonheur de nos yeux, la vue s’élargit.

Mais pas la route qui longe les précipices des canyons.

Mais, finalement, faire 2h30 de pistes, plus retour, pour ces quelques peintures, même si elles ont des milliers d’années, c’est un peu exagéré. 10 minutes de visite en essayant de faire durer.

En fait, il aurait fallu prendre une excursion à cheval de deux jours dans les canyons, mais Doreen n’aime pas le cheval.

Retour à l’oasis pour repartir côté Pacifique vers Guerrero Negro, encore un haut lieu pour ne pas aller voir les baleines absentes en cette saisons.

Puis, nous retraversons en direction la mer de Cortez, eh oui, les mexicains ont décidé, en dessinant les routes, que nous aurions obligation de visiter les deux mers tout au long de la remontée de la basse Californie.

Le désert est en ce moment recouvert d’un joli tapis de petites fleurs roses. A les regarder de plus près, ce sont de magnifiques fleurs composées de petites boules gorgées d’eau. Encore une fois, la nature s’adapte, ici, c’est la sècheresse.

Cette fois, c’est une route encore en construction et la poussière qui va avec

Un dernier regard à cette superbe mer de Cortez

Et nous terminons par des kilomètres de plages occupées à plein temps par des familles de pêcheurs dans des immenses caravanes mises au rebut par des américains de passage.

La mer de Cortez se termine par d’énormes étendues de sel.

Pour gagner du temps, Michel souhaite prendre la piste mais elle n’est pas sur notre GPS et au bout, c’est le désert avec toutes ses inconnues.

Nous conservons notre dernier plan et prenons la direction du mur qui nous sépare des USA.

Une station PEMEX nous accueille dans cette région très dangereuse et nous dormons juste à côté du fameux mur. Doreen trouve qu’il n’est pas très difficile a sauter. Mais, nous n’essayerons pas.

 

vacances et fait divers

Michel Vacle Amerique du nord Laisser un commentaire

Suite à l’insistance de Doreen, nous décidons d’aller en basse Californie cette année alors que c’était au programme de l’année prochaine.

C’est donc en Ferry avec cabine privée, salle de bain et toilettes que nous partons pour 12 heures de traversée. En fait, la formule est originale, nous pouvons dormir dans Pépère, avec vue sur la mer depuis la mezzanine.

Nous avons la chance de voir des dauphins

Et des oiseaux

Le lendemain, au port, nous découvrons une mer paradisiaque.

Ça sent bon les vacances !

Nous nous dirigeons directement sur La Paz, capitale de l’état.

En plus de leurs poubelles maintenant traditionnelles pour nous,

Ils ont eu le bon gout d’exposer des statues thématiques, tout au long de la promenade.

Baleine

Perle géante

Etc. Nous avons même l’agréable surprise de retrouver le commandant Cousteau.

Nous restons une journée à La Paz, pour refaire les provisions et après une première nuit au camping de la ville, nous allons un peu plus au sud explorer les lieux

Et s’installer en camping sauvage sur une plage.

Sauvage, oui, sauf que, alors que cette plage fait 2 km de long, une voiture vient s’installer à 2pas de nous, toutes portes ouvertes et bien sûr, la musique à fond.

Deux hommes, s’installent devant le capot pour boire des bières. Tout ça le plus naturellement du monde.

Bon, ils vont boire un coup et s’en aller, soyons patients.

3 heures plus tard, Michel décide d’aller négocier un peu de silence auprès de ces Mexicains.

Les deux bonshommes en pleine discussion, ne semblent pas comprendre la gêne qu’ils occasionnent. Mais avec la plus grande courtoisie, acceptent au moins de fermer la portière qui donne sur notre côté.

-de toute façon, on va partir.

Effectivement, vers 9h, nous pouvons profiter de notre paradis.

En fin d’après-midi, nous avions assisté à un rituel que nous reverrons plus tard. Ils s’installent dans l’eau tout habillés pour discuter et boire des bières.

Nous retournons ensuite à La Paz pour quelques soudures et un peu de polyester. Sauf que nous avions pris rendez-vous avec le spécialiste polyester, mais il n’est pas venu…

A l’entreprise, ils n’ont pas l’air de trouver ça extraordinaire, car au Mexique, un rendez-vous n’est pas toujours figé. Finalement, nous convenons d’un nouveau rendez-vous lundi après le Week end.

En attendant, nous filons au sud à la réserve de Cabo Pulmo pour le Week-end.

Michel fera du snorkeling, car ces régions à baleines ont été désertées depuis 1 mois. C’est pas de chance, mais nous en avons déjà vu ailleurs.

Nous voilà installés face à la barrière de corail, tout juste distante de 50 mètres.

Finalement, le matin, nous sommes virés pour laisser la plage aux bateaux d’excursions. Michel un peu fâché, décide d’aller plus loin, mais dans la précipitation oublie de fermer la fenêtre des toilettes qui s’arrache.

Merde, merde et remerde !!!!!

Il lui faudra travailler plus d’une heure pour tout réparer, mais, il ne reste plus de trace de cet accident.

Ce coin nous porte la poisse, allons plus loin

Derrière un cap, nous prenons le risque de nous ensabler pour aller après un village de pêcheurs.

Pendant que les pêcheurs se reposent de leur nuit de travail,

Michel s’équipe et part pour une petite plongée seul dans cette petite baie.

Finalement, après une heure, dans une eau peu claire, à traquer les poissons exceptionnels et les tortues introuvables, Il se dit que dans un endroit pareil, s’il était un requin, il viendrait bien chercher à manger.

Alors, retour vers Doreen qui a tout surveillé de loin.

Opération dégonflage des pneus pour passer le sable, un peu de piste et nous allons à une autre plage où le corail est plus accessible.

A nouveau équipé, Michel part vers le large après les rochers., ici, l’eau est claire.

Une heure plus tard, le revoila.

-Y a un courant de folie, sans m’en rendre compte, j’étais déjà parti là-bas ! Incroyable.

Un peu plus tard, Doreen s’étonne de voir un groupe de 3 jeunes.

-Ils ont l’air inquiets et hier, ils étaient quatre ?

En fait, ils cherchent et appellent le quatrième. Il est parti se promener sur la plage en même temps que Michel était en mer. Mais lui, n’est toujours pas revenu.

Les heures passent et les copains refont le trajet supposé en appelant, Doreen cherche à la jumelle,

mais rien.

A la nuit tombée, leurs recherches sont toujours sans résultats et tout le monde est en soucis, mais que faire. Michel en déduit qu’il a certainement décidé de se baigner et peut être qu’un requin…. Ou il aura été emmené par le très fort courant contre lequel il n’a pu lutter que grâce à ses grandes palmes.

Nous allons nous coucher assez tard, et au matin, rapidement la thèse de l’accident s’impose.

Les hélicoptères de l’armée

Et  la police

Font des navettes pour retrouver le malheureux.

Il y a même l’ambulance qui s’installe à coté de nous.

Finalement, nous partons, avant de savoir et un peu traumatisés quand même, mais Doreen trouve le lendemain les informations sur internet.

Le jeune homme a été retrouvé à 300 mètres de la plage par 3 mètres de fond dans le corail. Il est difficile d’avoir des certitudes, mais il semble qu’un requin l’ait blessé avant de le laisser.

Le fait est qu’un ancien a raconté qu’il y avait souvent des requins dans cette baie, mais que les autorités ne souhaitent pas communiquer sur le sujet. Michel a comme une petite angoisse à l’idée d’avoir été dans l’eau au même moment…

Nous retournons ensuite vers notre quartier général de La Paz par une piste de sable le long de la mer où se côtoient les propriétés des riches américains du show business

Et les vieux camping-cars des intoxiqués du surf.

Il faut dire que les vagues sont belles à surfer.

Déjà 6000 Kilomètres depuis la dernière vidange, il faut recommencer avec cette fois, plein de petits bidons.

Demain, nous continuerons à remonter cette magnifique presqu’iles qu’est la Baja California.

direction le nord

Michel Vacle Amerique du nord, Mexique Laisser un commentaire

Avant d’arriver en Basse Californie, nous devons traverser une zone un peu moins touristique mais en tout cas, intéressante.
Nous commençons par une petite route de montagne,

les Indiens ressemblent plus à des cowboys


Les villages sont très pauvres


Avec aussi leur lot de personnes désœuvrées.


Mais comme en Afrique, les femmes sont au boulot, que ce soit au village


Ou dans les champs


Nous traversons les champs d’agaves, Guadalajara n’est pas loin.


Nous nous arrêtons pour une séance souvenir, à Chapala au bord du lac du même nom.


Michel y était venu il y a quelques années lors d’un rendez-vous professionnel à Guadalajara. Mais
finalement, il ne reconnaît presque rien.
Nous tournons un peu au bord du lac, les pêcheurs sont d’une dextérité incroyable pour lancer et replier leur filet.


Dans l’ensemble, c’est assez sauvage et les oiseaux sont nombreux.


Mais sans campement potentiellement sûr, nous retournons en ville où les cowboys sont bien jeunes.


Et après, une nuit étonnement calme à côté d’un commissariat de police, allons continuons notre montée vers le nord.
Ah ! Voilà le comité d’accueil de Guadalajara.


Nous ne faisons que traverser la ville par le centre


A la sortie de la ville, le danger rôde sur l’autoroute. Ce genre de scène est assez fréquent.


On nous avait dit que le Mexique était le pire des pays pour conduire, et bien Michel ne trouve pas vraiment. Il suffit de connaitre certaines règles bizarres.

Sur la route, la bande d’arrêt d’urgence est là pour permettre de doubler même s’il y a une ligne continue.

Vous devez en permanence avoir un œil dans le rétro pour vous garer et laisser passer celui qui arrive. Et tout ça est légal. Malheur à vous si vous ne vous rabattez pas.
Soit vous avez droit à énorme coup de klaxon rageur, soit sans prévenir ils vous doublent par la droite comme des fous.
Egalement, en ville, nous n’avons toujours pas compris les priorités. Sans savoir pourquoi, alors que nous nous apprêtons à nous arrêter, à droite et à gauche, ils s’arrêtent ?
D’autres fois, nous pensons être prioritaires, et ils arrivent de toutes parts sans ralentir ?
Bon, çà fait maintenant parti du folklore et nous nous en amusons.
Lui, avec sa longueur, il a intérêt à prévoir son coup aux carrefours.
Il nous a fallu 2 photos pour l’avoir en entier.

Nous continuons par l’ancienne ville minière de Zacatecas. Ici, Pancho Villa a obtenu une victoire décisive pendant la guerre d’indépendance et encore aujourd’hui, il est vénéré.
Nous arrivons un vendredi soir, et la musique rythme la vie dans tous les quartiers. Comment allons-nous arriver à trouver un coin tranquille pour dormir
Finalement, nous campons sur le parking de l’hôtel, …. Seul, génial,…


Oui, mais nous avons quand même eu peur, car tout d’un coup, nous voyons autour de nous un balai de voiture et en 30 minutes, ce grand parking est archi plein.
-Qu’est ce qui de passe, la fiesta ?
-Oui, c’est un mariage
– Et ben nous voilà beaux !!!
En fait, ce sont les voituriers de l’hôtel qui se chargent d’amener et de remonter les voitures. Le mariage est un peu plus haut, nous n’entendrons même pas les voitures repartir pendant notre sommeil.
La ville est très agréable, par contre, son église de type baroque est vraiment baroque, mais elle a son charme


Un peu plus loin, un concert gratuit est donné dans l’ancien marché. Il y a bien quelques canards, mais ils sont tous bien motivés et c’est très sympathique.


La ville est encore à 2500 mètre d’altitude, alors, nous prenons un bus ouvert pour la visite.


Le lendemain, nous allons nous éclater dans la mine.


Michel fait mine de travailler


Mais l’histoire que l’on découvre est assez triste.
En effet, cette si belle ville est construite grâce au travail inhumain d’indiens en travaux forcés et d’enfant à partir de 7 ou 8 ans.


Les diverses reconstitutions dans les galeries, sont très impressionnantes et bien faites.
A l’intérieur, les galeries inférieures ont été noyées et nous voyons à des dizaines de mètres sous nos pieds une eau bleue d’une transparence incroyable.

Le lendemain, nous partons en direction de Durango, et faisons un stop dans un village de western.
Michel cherche à acheter des santiags depuis un moment, peut être que nous trouverons ici.
Finalement non, le bout est un peu trop long…


Aux abords de la ville de Durango, nous décidons que nous avons assez visité de villes coloniales et continuons jusqu’à une région en altitude où nous dormons dans les sapins.


Le soir, nous voyons nos premiers coyotes autour d’une poubelle, à leur façon d’être, nous comprenons vite que ce ne sont pas des chiens, mais des animaux sauvages sur leur gardes.

Nous sommes impatients d’arriver à l’océan, mais avant, grâce à ces ponts


Construits dans ce décor hostile


nous traversons un canyon magnifique qui nous ramène de nos 2500 mètres au niveau de la mer en moins de deux.


En bas, c’est la vie de château, à moins que ce soit une publicité mensongère.


Finalement, nous arrivons au ferry et Michel prend la décision de profiter de celui d’aujourd’hui

Villages engloutis

Michel Vacle Amerique du nord, Mexique Laisser un commentaire

Après pas mal de route, où nous saisissons cet éphémère vision,

Nous voilà à San Miguel de Allende. Cette petite ville en direction du Nord, nous avait

été fortement conseillée par de nombreux amis voyageurs

Nous sommes dans un petit camping en pleine ville, il est ainsi facile de visiter à pieds

Les rues sont jolies,

Avec leurs personnages insolites:

Ce vendeur de chapeaux

ce trompettiste qui ne joue que 3 notes (fausses) et s’arrête pour quémander quelques pesos

ce moine derrière les barreaux. Qu’a-t-il fait au bon dieu pour mériter ça ?

Et bien sûr, la sempiternelle cathédrale, toujours plus belle que la précédente.

Ici, les croyant doivent « craindre » plus qu’ailleurs, c’est surement la raison qui pousse les ecclésiastiques à exposer un Christ aussi effrayant.

En résumé, c’est une très jolie petite ville, mais tout ça manque un peu d’aventure.

Demain, nous partons pour voir les dégâts occasionnés par le volcan Paricutín dans les années 40.

 

Déjà, la ville (6 000 habitant quand même) où nous posons nos quartiers, est bien plus sympathique. Dès notre arrivée, un cavalier nous escorte jusqu’au camping dans des rues restées intactes depuis plus d’un siècle

Du coup, en discutant avec lui, Michel décide d’aller, à cheval, jusqu’au pied du volcan demain matin.

Doreen, ira à pieds, avec un autre guide, jusqu’ à la curiosité de l’endroit.

Pour l’histoire, ce fameux volcan Paricutine est le plus jeune de la planète. Il est né sous les yeux ahuris d’un paysan en février 1943. Parti de rien, il forme, 11 ans plus tard, cette montagne derrière Michel.

Seules, restent aujourd’hui ces quelques fumeroles sur l’un de ses flancs.

Ça, c’est pour la balade, mais, maintenant, Michel arrive vers la curiosité du site où Doreen l’attend.

En fait, pour prendre sa place, Le Paricutine a tout détruit sur des kilomètres. Trois villages dont San juan, petit village de 10 000 habitants.

Voilà une photo quelques mois après le début de l’éruption, regardez bien ces maisons et surtout cette église

Et bien aujourd’hui, il ne reste que ça,

est-ce un miracle ? beaucoup le croient ici… Surtout qu’il n’y eut que trois morts à déplorer.

Un bel édifice construit en 1618, maintenant témoin incroyable de la violence des éléments.

Au fond de ce qui était le chœur de l’église, des offrandes sont toujours déposées.

Un homme fait la navette avec chaque touriste, il a environs 89 ans.

Il était présent au moment de l’éruption. Il est très fier de nous le dire, mais notre espagnol est trop limité pour profiter pleinement de cette opportunité d’en savoir un peu plus.

Non, Michel n’est pas à l’entrée, il est au dessus du porche.

Le porche d’entrée est là, dessous.

Quel spectacle étonnant !

 

Solidifiée, la lave n’est pas simple à escalader.

-Allez Doreen, prend le cheval de mon guide puisqu’il te le propose. Pour rentrer tu seras moins fatiguée.

Après quelques mauvaises excuses, elle saute le pas, ou plutôt, elle saute sur le cheval

et nous rentrons tranquillement.

Bon, Michel fait le malin, mais en tout, il a fait 4h de cheval au pas, au trot et au galop. Il adore ça, mais son corps sans entrainement, est en miettes… Dodo au camping toute la fin d’après-midi jusqu’au moment d’aller se coucher.

Le lendemain, nous sommes réveillés par une floppée de petits monstres venus se détendre au cour d’une journée, type colonie de vacances.

devant les mamans, bien jeunes pour certaines.

Nous avons même droit à la course en sacs.

Nous les laissons à l’heure de manger.

Et repartons à travers ce paisible village d’indiens

Ces indiens bien convertis, voilà comment cette dame rentre dans l’église.

Les Atlantes de Tula

Michel Vacle Amerique du nord, Mexique Laisser un commentaire

Un peu après Mexico, nous passons devant des préparatifs de fête. C’est la tradition ici, mais Michel n’aime pas, alors nous ne faisons qu’un bref arrêt.

Finalement, nous allons voir encore un dernier site. Cette fois, c’est la capitale Toltèque, Tula. Ainsi nous aurons, pendant notre séjour au Mexique, visité les plus grands centres de civilisations mésoaméricaines.

Nous dormons juste devant le site pour être sur place demain matin.

Une petite frayeur avec cette lumière rouge à l’extérieur,

Mais ce c’est que la police qui vient nous souhaiter une bonne nuit. Ils sont mignons…

La journée commence par une visite aux Atlantes, statues géantes de 4 mètres de haut.

Elles n’ont été redécouvertes qu’en 1940.

Tiens, les voilà, juste derrière les arbres.

La deuxième particularité du site (parait-il) sont ses bas-reliefs, nous avions pourtant l’impression d’en avoir vu d’autres pourtant…

 

Une fois sur place, le site n’est pas trop restauré, mais, il est très agréable.

Et, ces Atlantes sont magnifiques.

De face

De profil

Et de dos,

Nous n’avons pas trop compris ce qu’ils portent en dessus de leurs fesses, mais c’est du plus bel effet.

Comment il se met ce Toltèque ?

Ah, comme ça !

En arrivant sur le site, Doreen avait passé un grand moment à photographier

les cactus cultivés dans le parc.

Et, avant de reprendre la route des topes pas top, nous passons, une nouvelle fois, faire des soudures de consolidation. Il en faudra certainement d’autres, pour arriver jusqu’en Alaska.

la malédiction du serpent à plumes

Michel Vacle Amerique du nord, Mexique Laisser un commentaire

Maintenant dans l’état de Mexico, nous arrivons au camping de San Juan de Teotihuacan, Jean Marie est déjà là depuis quelques jours avec Simone.

Teotihuacan, encore un site à visiter ? Oui, mais ce sera notre dernier (en principe), alors, peut-être l’apothéose.

Dès le lendemain matin, de bonne heure, nous partons pour une journée sportive, à la recherche du passé de cette ville énigme.

Waouh !!!! c’est immense. La rue est très longue, environs 4 kilomètres de long.

Le plus étonnant, c’est que cette ville a été construite avant Jésus Christ, par un peuple dont nous ne savons rien. Ils n’ont pas laissé d’écriture. Plutôt que de jouer les archéologues historiens, et de dire quelques bêtises, nous laisserons à chacun le plaisir de visionner ce lien sur YouTube (ce n’est évidemment pas de nous) https://youtu.be/Et7yYWcYE7I

Nous passons sur le site environs 5 heures. 5 heures fabuleuses à mesurer des yeux l’immensité de la pyramide du soleil

En regardant les petits humains sur cette photo, comment ne pas essayer de comprendre d’incompréhensible. Comment ont-ils fait ça ? Sans connaitre ni le métal, ni les chevaux absents de ce continent.

Là, il n’y a pas de simagrées possibles, il faut y aller, car là-haut, à 64 mètres, ce doit être génial.

Doreen passe sur son vertige maladif et atteint le troisième niveau.

Michel termine les plus de 200 marches. Satisfait d’avoir gravi son petit Everest, il peut savourer le spectacle.

Puis il rejoint Doreen un étage plus bas, et la précède même pour la suite. Il est vrai qu’elle a autant d’assurance dans ces escaliers que le monsieur qui monte. Attention, s’ils ne lèvent pas les yeux, il y aura collision.

Non, finalement, heureux de se sentir moins seul avec leur vertige, ils sympathisent.

Bien sûr après elle se lâche.

Cette mamy, a par contre droit à nos félicitations car elle est montée et redescendue sans aide.

De retour sur cette belle avenue, Michel prend la pose devant l’autre pyramide, celle de la lune.

Nous mitraillons tous les deux.

Ici, ce sont les appartements des prêtres

où certaines peintures sont encore visibles

Michel escalade encore la pyramide de la lune d’où la vision sur le site est la meilleure. Quelle forme il a !

Nous avons lu sur un petit panneau que nous pouvions voir de superbes peintures, en passant derrière la grande pyramide. Nous sortons alors des sentiers battus à cet effet.

« Regarde Doreen, dans l’angle il reste un peu de crépi ! »

Tous ces gigantesques bâtiments étaient bien recouverts de peintures. Ce devait être grandiose.

Tiens, il semble que l’arrière de l’avenue soit resté un peu plus brut !

Mais les cactus sont à la hauteur…

Sur l’arrière de la pyramide du soleil, nous voyons encore des tous-terrains inaccessibles. Grrrr..

Un petit passage par le musée qui ne nous apprend rien et nous revoila dans l’avenue principale où les petits commerçants essayent de nous vendre leurs babioles.

Alors que de gros nuages arrivent, nous nous apercevons que l’heure tourne et que nous n’avons pas encore vu la pyramide du serpent à plumes.

Il est tout à l’autre bout de l’avenue à plus de deux kilomètres, nous y allons au pas de course.

Et ben, ça valait vraiment le coup de faire cet effort

Derrière une petite pyramide que nous devons escalader, se trouve ce monument, étonnamment travaillé par rapport au reste

Voilà donc ce fameux serpent à plume du palais du même nom « Quetzalpapaloti ».

Là, après Tikal dans la jungle guatémaltèque, et le site maya de Palenque, on a vraiment l’impression

d’être dans le film « Indiana jones »

On ne croit pas si bien dire car le lendemain matin, au camping la « malédiction du serpent à plume » nous frappe ;

Alors que Michel prend son petit déjeuner tranquillement sans nuire à personne, il entend un bruit bizarre.

-c’est quoi ce bruit ? et cet air froid ?

-Mais !!! la ventilation de pépère vient de se mettre en route ????

C’est quoi ce bordel ? le contact vient de se mettre en route tout seul alors que les clés ne sont même pas sur le tableau de bord.

Michel met la clé et l’enlève aussitôt. Tout s’éteint. Bizarre.

A peine le temps de commencer une nouvelle tartine et ça recommence.

?????

Cette fois-ci Michel met la clé et démarre le moteur, puis l’arrête. Le moteur continue de tourner !!!

Il enlève la clé et le moteur tourne toujours !!!

Là, c’est vraiment incompréhensible.

Jean Marie arrive à l’aide, et nous essayons tout ce qui est possible, mais rien y fait. Finalement, le moteur s’arrête sans raisons et sans que nous ayons touché la clé dans la poche de Michel.

Jean Marie, ex cadre du SAV mondial d’Airbus n’a pas eu l’habitude de mettre les problèmes incompris sur le compte du paranormal, alors, il en conclut qu’il faudra changer le comodo.

Comme nous sommes là pour plusieurs jours, nous débranchons les batteries pour éviter qu’elles ne se déchargent.

Et finalement, pour en finir avec cette histoire, nous écrivons cet article presque une semaine après et Pépère ne s’est jamais remis en route seul sans clés sur le tableau de bord… Il est vrai que nous avons quitté la région de Teotihuacan et son serpent à plume.

Si ça, c’est pas une preuve que nous avons été victimes de la malédiction du serpent à plumes, qu’est qui a bien pu se passer ?

Après cet incident, nous restons tranquilles au camping la journée.

Le lendemain, Pépère bien installé, nous prenons les transports en commun pour Mexico city avec Jean Marie et Simone, déjà rodés à cet exercice.

Sur le chemin, nous apercevons la nouvelle basilique de la Guadelupa.

L’ancienne ne peut plus accueillir la foule depuis le dernier grand tremblement de terre. En effet, plus rien n’est d’aplomb, seule la force du Saint esprit semble faire tenir l’ensemble.

Un fils à plomb pendu au plafond permet de suivre les mouvements.

Comme à Lourdes ou Fatima au Portugal, un miracle s’est produit et ce lieu est devenu un lieu de pèlerinage pour fidèles très motivés. A genoux bien sûr.

Encore un petit coup de métro et nous voilà à la terrasse d’un restaurant, face à la cathédrale de la ville.

Bien rassasiés, nous laissons nos amis, pour aller visiter le musée de la révolution

Il a été construit par le français Emile Bernard

Dès l’entrée, nous sommes accueillis par les révolutionnaires

Heureusement que les westerns nous ont un peu cultivés sur ce sujet car, tout est en espagnol. Nous apprécions les quelques reliques ayant appartenues à Emiliano Zapata

Et passons devant un assez grand nombre de photos dont celle de ces jeunes guerrières

Et l’affiche de mise à prix de la tête de Pancho Villa

Nous montons en haut du musée pour voir une toute petite partie de l’énorme ville de Mexico.

Où dormir maintenant, et bien juste à côté nous trouvons une chambre avec vue sur la place à 30 €. Et oui, au Mexique, il faut complètement oublier nos raisonnements financiers, ici tout est beaucoup moins cher.

Après cette journée de visite, nous allons au restaurant. Les serveuses sont aux petits soins pour nous.

Puis avant d’aller nous coucher, nous repassons devant le bâtiment du musée de la révolution. Des jeunes filles sont venues là pour se faire photographier dans des tenues de princesses.

Nous avions programmé pour le deuxième jour, la visite du musée anthropologique. Eh bien, nous n’avons pas été déçus, en grande partie consacré aux civilisations Mésoaméricaines, il peut être comparé à l’unique Musée du Caire.

Une maquette de ce qu’était Mexico quand les espagnols sont arrivés

Aujourd’hui, il ne reste que quelques rares vestiges

Doreen devant une tête Olmèque, faite à l’époque des pharaons égyptiens, sculpture en pierre, taillée avec une pierre frappée par un marteau en pierre ?

Ils ont utilisé d’immenses pièces pour reconstituer les plus beaux sites.

Il est impossible de tout passer en revue

Mais nous ne pouvons pas laisser passer la reconstitution de la tombe du roi Pakal

Avec son masque funéraire original ramené de sa Pyramide à Palenque, l’un des sites qui nous a le plus impressionnés.

et pour finir, nous posons devant cet immense calendrier Aztèque.

Vite, il est cinq heure et si nous voulons attraper un car pour le camping, il faut y aller.

En voilà un, et pour moins de 2 € nous pouvons faire nos 60 km en bus climatisé.

Au camp, Guy et Marie Jo sont arrivés hier nous allons encore passer de bons moments.

D’ailleurs, dès le lendemain, c’est l’anniversaire de Jean marie, il donne l’occasion d’une dernière soirée ensemble.

Mais, ce dernier jour nous réserve une surprise, en effet, ces mariachis sont de mauvais présage

En fait la femme de la « lavanderia » à qui nous avions confié notre linge a perdu sa mère et nous ne pouvons pas le récupérer…

Finalement, après quelques heures d’incertitude, la propriétaire du camping nous vient en aide et tout rentre dans l’ordre.

Nous pouvons repartir à l’assaut des topes pas top