Pépère chez les esquimaux

Michel Vacle Amerique du nord, Canada Laisser un commentaire

A peine rentrés du nord de l’Alaska, nous retrouvons Guy et Marie Jo à Fairbanks.

Comme nous n’avons pas pu toucher la mer Arctique à Prudhoe bay , nous maintenons notre plan de départ. Aller avec les deux voitures à Tuktoyktuk cette fois ci, au Nord du canada.

Avant de quitter Fairbanks, passons par le musée de l’université

Nous y trouvons quelques restes d’animaux préhistoriques, protégés pendant des millénaires par

Le sol gelé qu’est le permafrost.

mammouth

bœuf de 36 000 ans presque intact

Nous y trouvons également, quelques vêtements esquimaux

Le matériel du parfait esquimau

Et cet ancêtre du K-way en vessie de phoque

Puis, nous prenons la route du Canada et, surprise, sur la route, l’immense Denali manqué lors de notre visite apparait au loin.

Ouf…, Guy est passé bien prêt d’un fait divers bien connu ici : percuter un moose avec souvent des morts à la clé.

Cette photo est désespérante, pourquoi ne veut-elle pas représenter la réalité que nos yeux on vu…

Par contre, à la télé, nous entendons souvent parler des feux de forêt au Canada, eh bien, c’est une réalité encore supérieure que nous découvrons.

On nous avait dit de faire une halte à Chiken, alors, on s’arrête…

Rien de très intéressant, ils ont un beau podium pour la musique

Même cette drague qui a écumé toutes les rivières à la recherche d’or a été amenée d’ailleurs, avec ses rangées de godets.

Ha si !!! Guy et Michel, ont adoré cette base pour faire un nouveau véhicule de voyage.

Michel s’imagine déjà au volant…

Finalement, Michel et Guy, profitent de notre dernier bivouac en Alaska pour faire un travail plus convenable sur le rétroviseur de fortune de Pépère.

Nous arrivons bientôt à la frontière, quelques caribous sont là pour nous dire au revoir.

Et après une nuit à Dawson, nous prenons cette fois la « Dempster highway » en direction de Tuktoyaktuk. Bon, ok, maintenant, on dira Tuk comme les gens d’ici.

Nous sommes à nouveau partis pour 900 Km dont 750 de piste. Heureusement, elle est moins dure que la Dalton de la semaine dernière et à deux voitures, la crainte de la panne est moins grande, surtout que cette fois, il y a plus de monde.

Mais parfois elle se corse pendant quelques kilomètres

Encore une fois, ça fait un peu Mongolie, mais avec de vraies pistes.

souvent fleuries de belle manière

C’est joli

Michel avait vu sur Facebook, qu’un couple de français avait fait la route il y a 3 jours, nous pensions les croiser, eh bien c’est fait.  Voilà Julien avec son land et sa famille.

Guy et Marie JO sont ravis de trouver de nouveaux adeptes de l’Azalai.

Une sympathique petite famille partie pour un an (voire plus) en voyage avec leurs deux enfants. Nous entamons immédiatement une discussion à bâtons rompus sur… le voyage bien sûr.

Nous avons espoir de les revoir sur la route.

Bon, on n’est pas d’ici, il faut repartir. Pas très loin en fait car nous passons à nouveau le cercle polaire et par respect pour lui, nous nous acquittons de la photo souvenir.

La nuit sera tranquille 1 kilomètre plus loin. Et c’est reparti le lendemain pour l’assaut final de cette « Dempster highway »

Ce deuxième jour, nous devrons emprunter 2 bacs.

l’hiver ce sont les moto neige, mais là, la glace a fondu…

130 kilomètres avant Tuk, nous arrivons à Inuvik. Il y a seulement 8mois, la piste s’arrêtait là. Pour continuer, il fallait utiliser de petits avions où, l’hivers la « Ice road » route de glace, utilisable de fin décembre à fin mars, parfois encore en avril.

Nous ferons un arrêt à Inuvik au retour et partons sur la nouvelle piste pour les derniers 130 km.

Avec la fatigue accumulée de ces derniers jours, nous la trouvons éprouvante.

Elle se termine entre d’immenses zones marécageuses bien visibles sur le GPS

Et par les fenêtres.

Et finalement, nous y voilà… Nous sommes chez les esquimaux au bout de la route du nord,

au bord de la mer Arctique.

Trop fatigués, nous ne visitons pas ce soir, surtout que d’après de savants calculs de Guy, le soleil de minuit sera en fait à 3h du matin. Nos amis veillent, nous allons dormir avec le réveil à 3h-10.

Et voila le résultat, il est minuit au soleil, 3h du matin pour nous.

Le soleil est au plus bas mais n’ira pas se coucher, immédiatement après nous avoir faire croire à son coucher, il repart vers le haut… Ce sera bientôt terminé car le cycle inverse se met en route maintenant pour que cet hiver, il ne fasse jamais jour… Drôle de vie quand même.

Nous rentrons dans Pépère avec cette image dans la salle de bain.

Le lendemain, après une grasse matinée bien méritée, nous parton « en ville » et commençons par le « tourist center », bien à l’échelle du village.

A l’intérieur une charmante esquimaude

plus précisément une… non, de peur de mal retranscrire le nom de sa tribu et de celle de sa mère (la première sur le papier) nous préférons mettre la photo de ce qu’elle nous a écrit.

Nous lui posons quelques questions.

-quelle température fait-il l’hiver ?

-entre -25 et -50 quand il y a du vent

-vous préférez quelle saison ?

-l’hivers ! (et franchement lorsqu’elle dit ça, son regard brille)

-Et même l’océan est gelé ?

– oui de décembre à avril, on peut rouler sur les routes de glace et faire de la motoneige.

Entre temps, ces motoneiges sont « rangées » dehors à tous les temps

Ce bateau exposé ici était un des ravitailleurs début 1900

ils ont dans ce village de quelques centaines d’âmes, 3 églises…

Un peu plus loin, les pêcheurs se préparent

A voir les employés municipaux, on a l’impression qu’ils s’amusent bien avec leur petit jouet.

Nous ne manquons pas une occasion pour demander à ces gens, très accueillants, tout ce qu’ils peuvent nous apprendre sur leur mode de vie et traditions.

Alors que nous passons devant chez elle, Heveanly nous invite à monter . Sa réaction est étonnante, elle veut tout nous dire et nous montrer.

Dans ce pays isolé du monde 5 mois par an, nous comprenons vite que les provisions pour l’hiver sont une occupation de chaque jour. Elle nous ouvre tour à tour ses 3 congélateurs. Elle est fière de tout ce qu’ils ont déjà amassé. Poissons et quelques volatiles chassés par le mari.

Ça, c’est aussi sa fierté.

Les gants de son mari qu’elle a elle-même confectionnés avec la peau d’un ours qu’il a abattu. Elle fait aussi des bottes, mais pour le reste, elle nous confirme que l’hiver, ils n’utilisent maintenant que du synthétique.

Elle nous montre également, sa « pâte à tartiner », un gros pot de graisse de baleine.

Quand Doreen lui dit « ah oui, vous la tartinez sur du pain », elle a bien ri. Evidemment, ils ne mangent pas de pain. Ils trempent les morceaux de poisson ou viande directement dans le pot… Bon, on ne goûtera pas…

En effet, le village tue une baleine par an et les habitants se partagent l’animal en fonction des besoins de chacun.

Alors là, coté fierté, on n’avait encore rien vu. Elle nous amène dans une autre pièce voir la photo de son fils avec l’ours blanc qu’il vient de tuer.

Michel très proche des animaux a un premier réflexe (intérieur) de révolte, mais, une demande avait été faite pour que cet ours soit trouvé, dans l’immensité de la banquise, et tué afin d’abréger ses souffrances. On voit sur la photo qu’un collier trop petit avait été mis autour de son cou par des scientifiques. Il étranglait le pauvre ours depuis qu’il avait grossi.

Le fils a donc été félicité officiellement. Il faut savoir que les Esquimaux, ont encore le droit de chasser la baleine et l’ours blanc mais, comme ils ne chassent que pour eux et qu’ils sont très peu nombreux, le mal ne doit pas être très grand.

A peine le temps de quitter Heveanly que nous tombons sur un petit groupe de femmes en plein travail.

Les hommes ont tué un Béluga (petite baleine blanche) et les femmes le découpent pour récupérer le bon gras sous la peau.

Elles en feront beaucoup de seaux.

Parait-il que ceci est la viande, mais nous n’avons pas vu la différence avec le gras.

De toute façon, eux ils s’en foutent, il leur faut du gras pour affronter l’hiver.

Après une dernière discussion entre femmes,

La doyenne s’occupe de la cuisson.

Encore une fois, on ne s’invitera pas au repas…

Nous laissons ce petit monde à leurs occupations pour continuer notre visite du village.

Non, Doreen, tu ne peux pas emmener ce souvenir, il ne rentre pas dans Pépère.

Cette construction de bois et de boue, est en quelque sorte l’igloo d’été avant les maisons en bois. Fermé à clé, nous ne verrons pas l’intérieur.

Cette formidable journée terminée, nous allons nous coucher pour notre seconde nuit chez les Esquimaux au bord de l’océan « Arctic »

à…

La pays des Pingos ( monticules de terre occasionnés par la remontée de gros blocs de glace)

Le lendemain, nous repartons avec Guy et Marie Jo pour les deux jours de retour. Tout se passe bien au niveau mécanique, sauf pour notre parebrise qui reçois encore une pierre. 3e  impact depuis notre aventure Américaine.

Une agréable rencontre ponctue ces 5 jours… un magnifique orignal en plein repas.

Voyons la décomposition de ce repas.

D’abord, il prend une bonne respiration

Ensuite, il fouille le fond du lac pour brouter des herbes aquatiques

Et enfin, il sort la tête de l’eau dans un geste grandiose

Voila, un dernier regard à cette merveilleuse nature du Nord-Ouest Canadien et nous arriverons à Dawson

Cette rencontre avec les Esquimaux a été un vrai bonheur, mais également un privilège car cette route, ouverte seulement depuis novembre, annonce le début de la fin de ce monde.

Bientôt, dans 1 ou 2 ans, 3 peut être, le voyageur trouvera ce que nous n’avons pas vu : hôtels, camping officiel, magasins de souvenir, bar avec musique, restaurant etc…  et ce ne sera plus pareil.

Mais, peut être résisteront-ils?

Nous avons également pu constater les terribles effets du réchauffement climatique d’encore plus près et, ça fait froid dans le dos, si l’on ose dire depuis cette latitude.

Encore un truc, en arrivant à Dawson, nous constatons que notre plancher sent le moisi. Mauvaise pioche, la pompe à eau domestique de la cellule n’a pas résisté aux vibration des derniers 3000 km de piste. Elle a une fuite et cela depuis un moment. Allez Michel au boulot.

On vide le coffre et grâce à Guy qui en a une de rechange, c’est réparé en 2 heures.

Le tour du monde n’est décidément pas la descente d’un long fleuve tranquille.

 

 

jusqu’au plus haut de l’Alaska

Michel Vacle Alaska, Amerique du nord Laisser un commentaire

Nous avons retrouvé nos amis à Anchorage, mais leur problème de jantes n’est pas réglé, comme le week end arrive, ils sont bloqués au moins 3 jours. Guy suggère que nous allions seuls à Prudhoe Bay.

Alors, en avant toute… direction le grand nord.

En chemin, nous prévoyons d’aller voir le mont Denali, plus connu en Europe comme le « Mac Kinley ».

Nous passons par un premier point de vue où la chaine est visible, mais pas le mont, avec ses 6190 mètres d’altitude, Il est comme souvent caché dans les nuages.

A cet endroit, un ranger nous présente un peu la faune et effectivement, nous n’avions peut-être pas pris assez en considération les redoutables griffes des grizzlys.

Nous tentons quand même le coup de rentrer dans le parc,

mais cette photo, (bien améliorée) sera la seule que nous pouvons faire du prestigieux Denali.

Nous passons la nuit pas très loin au cas où… mais rien n’y fait, la météo n’a pas prévu d’évoluer pour nous.

Notre prochaine étape sera donc Fairbanks pour faire le plein de tout, avant d’aller où il n’y a rien.

Ce couple de jeunes suisses revient de là-bas, ils n’ont donc plus rien et doivent reprendre de tout.

Maintenant, peut commencer notre longue montée de la Dalton Highway, sur environ 750 km de piste.

Ce panneau nous confirme que c’est fini la rigolade. Maintenant, ce sera du gravier et de la terre…

Pour l’instant, la piste n’est pas très difficile car il ne pleut pas.

Mais attention aux gros camions

Ils roulent comme des fous et projettent des cailloux à chaque fois qu’on les croise. Eux, ça ne semble pas les perturber.

Au bout, se trouve le complexe pétrolier de Prudhoe Bay. Alors, tout au long de ce parcours, nous avons la compagnie du Pipe-line.

Il tourne, s’enterre, ressort, monte et descend sans cesse.

C’est un ouvrage gigantesque, où à intervalles réguliers sont installés des points chauffants pour éviter que le brut ne gèle.

Nous arrivons maintenant au Cercle Arctique.

Depuis un moment, les nuits sont courtes, mais maintenant, le soleil ne nous quittera plus, ce sera le jour perpétuel.

Nous passons la nuit autour de ce point avant d’arriver à la seule étape habitée de la piste. On y trouve  avec une antique pompe à gasoil juste un tout petit motel.

Ici, se trouve également le tourisme information. Tout nous est expliqué sur cette zone du cercle polaire.

Une carte du monde permet aux gens de passage de déposer une épingle sur leur pays d’origine. Doreen est heureuse de mettre la première sur le Zimbabwe.

En quittant le lieu, vous êtes bien informés : la prochaine station est à 240 miles soit 390 kilomètres, pas de dépanneurs non plus.

Pour comprendre cette piste, il faut savoir qu’elle est construite sur une terre gelée depuis l’âge glaciaire sur une profondeur considérable, (le Permafrost). Mais, réchauffement climatique oblige, la stabilité de cette terre gelée n’est plus assurée en surface.

Il faut donc travailler en continu pour la maintenir roulable.

Et franchement, ils y mettent les moyens.

Nous sommes plusieurs fois arrêtés par ce type d’homme. Lui, n’aime pas les moustiques

A un autre arrêt, John s’est maquillé à la pâte à mouche, comme il dit. Il veut nous parler,

Mais Il n’est pas du tout question de baisser la fenêtre avec ce qu’il y a dehors.

Finalement, nous comprenons qu’il est heureux de nous annoncer la victoire Française à la coupe du monde

Super, l’équipe a atteint son objectif, elle est « CHAMPIONNE DU MONDE »

Bravo à elle, mais nous savourons également notre victoire. En effet, nous avons réalisé un de nos objectifs importants.

Rejoindre avec notre Pépère, la ville la plus au sud de l’Amérique du Sud Ushuaia à celle la plus au Nord de l’Amérique du Nord Prudhoe Bay

. Oui, nous l’avons fait… C’est un grand moment de bonheur.

En venant jusqu’ici, nous n’attendions pas un spectacle fantastique de la nature. Non, c’était juste pour le plaisir du chalenge.

Et, tout se confirme, ici, il n’y a rien à voir. Même pas l’océan Arctique, bloqué par les pétroliers.

Mais finalement, voir tout ce que les hommes font pour ce pétrole, en pays hostile, est assez incroyable.

« Côté matos, y a ce qui faut …»

 

Et encore, avec ce reste de glace, on imagine l’hiver par moins 50°

Nous apprenons que les ouvriers font 3 semaines ici et 3 semaines de vacances chez eux, heureusement pour eux.

Seule touche nature, au milieu de cet univers pétrolier, cette jolie famille d’oies arctiques.

Nous allons prendre quelques renseignements à l’hôtel de la « ville ».

Aujourd’hui, peu de voyageurs sont arrivés jusqu’ici, nous ne voyons qu’un seul autre véhicule à 4 roues et ces motards, quel courage il faut pour venir ici à moto !

Sur la porte, une affichette nous informe que deux grizzlys ont été vus dans la ville, il faudra surveiller.

Et pour demain, la météo se dégrade, nous le constatons en arrivant à notre bivouac

Crevés mais heureux, nous dormons comme des bébés. Mais le lendemain, la réalité est bien là, La piste va être très mouillée pour le retour.

Michel bricole (c’est bien le mot) un rétroviseur pour remplacer la caméra de recul qui a lâché hier. Il est en effet hors de question de zigzaguer sous la pluie pour éviter les trous sans rétro.

Alors, vite un dernier tour en haut de cet escalier où se trouve le seul magasin du coin

Non, pas ici, c’est beaucoup trop cher, nos 270 litres de diesel doivent nous permettre de faire l’aller et le retour

Et quel retour, voilà l’ambiance…

Nous avons la chance de voir deux bœufs musqués sauvages. La pluie nous empêche de faire une photo superbe,

mais nous sommes satisfaits car nous en cherchions depuis 2 jours. Il en reste très peu dans le monde.

Et voilà que, comme si la pluie et la piste grasse ne suffisaient pas, la neige s’invite à la fête.

Là, elle exagère un peu…

En fait, nous on s’en fout, même si nous n’avons vu personne sur la piste de la journée, on rigole bien.

Après cet épisode neigeux, et 300 km on jette l’éponge pour la journée. Demain, il fera jour, de toute façon, ici, il fait toujours jour…

Mais avant de dormir, Michel doit réparer un impact sur le pare-brise. Le seul camion croisé en fin de journée a laissé sa signature.

Oui, mais, en plus, au réveil, Michel découvre que nous n’avons plus qu’un phare

Meeeeerdeeeee, encore un coup du camion qui nous a mitraillé de cailloux hier…

Enfin, pour terminer cette épopée, nous croisons Michael rencontré il y a quelques jours, il a maintenant deux nouveaux amis belges pour faire cette fameuse Dalton Hightway.

-Bon courage, surtout que dans les deux, il y a une femme.

Nous sortons de ette petite expédition de 1600 km de piste en 4 jours complètement lessivés, dans un camping pour le repos et le nettoyage… t y en a besoin.

Evidemment, il n’y a pas, sur le continent Américain, de phare pour notre vieux Pépère, Michel profite de ce moment pour réparer la casse en mettant , à la place du verre, une des protections des 2 longues portées.

Nous terminons ce chapitre par une photo de cet arc en ciel prise tout en haut. Il est étonnamment plat par rapport a ceux de chez nous. Tout fait normal ici.

La péninsule de Kénai

Michel Vacle Alaska, Amerique du nord Laisser un commentaire

Nous quittons Valdez en direction d’Anchorage par une route enfin ensoleillée. Les montagnes que nous n’avions pu voir à l’aller se dévoilent.

Les pêcheurs peuvent sortir leurs machines à écumer le saumon.

Plus loin, ce glacier correspond exactement à ce que nous avions vu d’avion en survolant le Groenland. Mais franchement, de la route, cette vision est très inattendue et surnaturelle.

Nous voilà à Anchorage

Encore une fois, le nombre de SDF est impressionnant dans ce pays. Pourtant, il fait rêver du monde, et la question est: que font-ils l’hiver?

Nous profitons de cet arrêt en ville pour remettre la mécanique de Pépère en état, vidange, filtres, freins avant et arrière etc…

Le soir, nous retrouvons Dominique et Philippe au camping. Ils sont en tente et un ours à déchiré celle de leur voisin il y a quelques jours… Dominique n’est pas très rassurée.

Doreen prépare une de ses sauces tomate dont elle a le secret, Marie Jo fait cuire des Barilla N°5 et nous finissons la soirée autour de la table entre gaulois.

Le lendemain, nous partons visiter la péninsule de Kenaï

Première étape l’aéroport des hydravions d’Anchorage… Incroyable,

c’est comme une marina de bateaux, sauf que ce sont des avions. Plus de 1000 parait-il

Chacun a sa petite place avec parfois un cabanon.

Plus tous ceux qui sont à terre

Michel pourrait rester toute la journée à les regarder décoller, Guy, l’ex commandant de bord n’est pas en reste.

Le temps n’est pas au beau, mais nous tentons la visite du glacier Portage, il n’y a rien à voir mais les amateurs de canoé n’en ont cure.

Nous devons nous contenter d’un glaçon devant le parking. Assez insolite tout de même…

Heureusement, ce petit groupe de canards nous distrait un moment.

Mais, tout d’un coup, le land de Guy freine très fort, apparemment sans raisons, ce n’est pas son genre. Il vient vite avec son appareil photo.

Un Orignal  broute juste à côté de la route.

Il est bien occupé et nous laisse l’observer un grand moment.

Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une espèce d’élan appelée « Moose » ici. Si c’est un mâle, dans quelques mois, il aura des bois énormes. Déjà qu’il est aussi grand qu’un cheval, il sera très impressionnant.

Nous en découvrons deux autres dans les grandes herbes.

Ils finiront par disparaitre de belle manière dans le marais.

Marie Jo, a prévu d’aller voir l’église orthodoxe de Kenai.

C’est plutôt une chapelle, mais tout le village, d’origine russe, à gardé un style déjà vu en Sibérie lors du premier voyage de Pépère.

Nous allons à autre village russe où l’église est entourée d’un cimetière laissé dans un abandon très organisé du plus bel effet.

Plus loin, à une embouchure de rivière où, normalement, hommes et aigles pèchent les saumons

Il n’y a rien. Les saumons ne sont pas encore arrivés…

Alors, nous terminons à Homer, ville assez touristique, mais la météo n’est pas vraiment au rendez-vous pour profiter des montagnes.

Nous avons juste pu nous mettre ces grues sous la dent. Rien à voir avec les belles africaines…

Guy et Marie Jo décident de remonter à Anchorage régler leur problème de jantes.

Nous, on reste un jour de plus pour fêter l’anniversaire de Doreen. Très simplement, dans un petit restaurant

Nous sommes sur le spit , ( langue de terre qui traverse la moitié du fiord) d’une longueur de 2 miles, il commence par un cimetière de bateau.

N’oublions pas que les Américains ne jettent rien…

S’il fait beau, Michel veut voler avec Doreen sur les glaciers en avion. Nous réservons pour le lendemain.

Avant, nous allons passer la nuit (enfin, ce qui est sensé l’être… ) sur un petit terrain, bien tondu, en face d’un glacier.

Nous sommes chez quelqu’un et nous nous attendons à être virés. Mais non, au réveil, le décor n’a pas changé, à part ces cavaliers profitant de la marée basse.

Malheureusement, les nuages sont bas, et le vol sur les glaciers est annulé. Ailleurs, peut-être…

Bon, maintenant, nous avons vraiment envie de voir des ours à la pêche. Nous remontons vers la « Russian river » Parait-il que là-bas, c’est sûr, on en verra.

Sur la route, après un arrêt à une fête de village très kitch

Nous doublons Mikael en moto, il fait un peu les mêmes parcours que nous, mais seul.

C’est toujours des moments agréables de croiser des concitoyens aventuriers.

Une fois au camping (très sauvage) de la Russian river, Doreen appréhende de croiser des ours. Oui, mais on est venu ici pour çà… Alors Michel l’emmène à la rivière marcher un moment, mais elle n’est pas rassurée du tout et ne veut plus continuer juste à deux personnes. Nous retournons vers Pépère et alors que nous regardions le panneau de la carte des environs, un couple de jeunes français arrive.

La fille est également très anxieuse à l’idée de croiser un ours dans les chemins étroit. Finalement, à quatre, elles sont d’accord de faire la rivière.

Au bout d’un moment, c’est encore Doreen qui voit l’animal en premier… Juste de l’autre côté de la petite rivière.

Il cherche des saumons et ne s’intéresse pas vraiment à nous.

Mais nous, si, c’est très agréable de le voir si prêt, nous en profitons un maximum

Plus loin, cette petite rivière rejoint la grosse. C’est l’endroit préféré d’un groupe de pêcheurs. A les voir, on comprend que rien n’est laissé au hasard, ce sont de vrais pros.

En tout cas, nous n’avons pas été bouffés et on a passé un bon moment. N’est-ce pas Doreen ?

Demain, on ira à la cascade voir si les ours pêchent.

Sur le chemin, en regardant Doreen marcher, on comprend mieux pourquoi elle voit tout… l’instinct sauvage d’Afrique certainement.

Mais arrivés à la cascade, pas d’ours dans l’eau, que ces malheureux saumons qui s’acharnent à remonter le courant.

Et croyez-nous, ils en bavent.

Certains sont presque tout déchirés

Les goélands à pattes jaunes

Ou roses sont là pour profiter de leur fin proche.

Avant d’arriver à Anchorage, comme il fait très beau, nous retournons au Portage glacier, et là, çà n’a plus rien à voir…

Tout est magnifique

La glace d’une blancheur immaculée incroyable.

Nous sommes heureux de l’avoir vu comme çà.

Et juste avant d’arriver à Anchorage, nous doublons cet homme. Il semble diriger sa voiture vintage avec son smartphone….

au milieu des glaces

Michel Vacle Alaska, Amerique du nord Laisser un commentaire

Comme prévu, nous voilà en vue de Valdez.

Ça promet

Nous choisissons ce camping avec vue sur les montagnes

Notre première visite est pour la collection privée de Maxine et Jesse  Whitney. Ce musée  est consacré aux anciennes communautés esquimaudes.

Un panel d’animaux locaux incroyablement bien naturalisés faisait également partie de leur collection.

A voir cet ours blanc, nous avons hâte d’en croiser un, sans toutefois être très rassurés …

Nous allons ensuite au le glacier de Valdez. Il est trop difficile d’accès, au bout d’un petit lac assez décevant.

Cette première journée se termine par la visite du port.

Les pêcheurs exhibent leurs prises

Avant de les découper pour la vente. Poisson frais garanti…

Au camping, nous faisons la connaissance de Dominique et Philippe, un couple de Français en vacances.  Nous prenons l’apéro ensemble, Ils sont adorables.

Le lendemain, c’est le grand jour. Le « Lu-lu belle» nous attend pour une journée en mer.

Son capitaine nous parlera, depuis son poste de pilotage, sans discontinuer 8h durant, quelle santé…

Assez rapidement, quelques bouts de bois flottants apparaissent au loin

Des bouts des bois ? on dirait autre chose…

Non, mais c’est quoi ces bestioles qui font la planche en groupe ?

Des loutres de mer !!!

Elles sont vraiment trop craquantes.

Un peu plus loin, nous passons devant des chalutiers

La pêche est bonne

Tien, une baleine ! on a de la chance

Pas vraiment, car elle refuse de nous montrer plus que son dos.

Le bateau approche des falaises et nous permet de voir les macareux de la région. Ils sont bien moins jolis que ceux que nous avions vus en Islande.

mais sont très originaux.

Les lions de mer gardent la plage,

Toute cette population est elle-même gardée par le mâle dominant. Et quand on parle de lion de mer, le mot n’est pas usurpé.

Voilà nos premiers icebergs, pas très gros, mais ils annoncent la suite. En tout cas, ils sont bien squattés

Encore elles !!!

Wouah !!! celui-là, il est beau.

Voilà notre première vision de glacier se jetant dans la mer.

Celui-ci est à gauche, mais, là-bas, à droite, il y en a sûrement un autre.

Tiens, le voilà

Entourés de toute cette glace, avec Marie Jo et Guy,  nous avons l’impression de participer à une expédition de Paul-Emile Victor

Doreen préfère s’abriter du vent sur le côté du bateau.

Nous avons maintenant en face de nous, une falaise de glace

Elle craque, craque et craque encore pour finalement libérer ce qui deviendra un iceberg.

Même le capitaine est encore fasciné après toutes ces années sur place.

Finalement, après 7h d’observations diverses, nous prenons le chemin du retour (Encore une de mer)

C’est donc 8h après notre départ que nous arrivons au port, complètement épuisés.

Il nous faut vite trouver un bivouac. Bien installés au bout de la jetée, nous finissons par fuir un feu d’artifice tiré par de jeunes inconscients

Nous finissons à l’ancienne ville, à l’emplacement du garage Ford, détruit en 1964 par un tsunami.

Il faut savoir que cette année-là, un gros tsunami a détruit toutes les petites villes de cette côte d’Alaska.

Bon, le feu d’artifice d’hier soir avait une bonne justification. Aujourd’hui, c’est la fête nationale.

Avant de quitter la ville, nous allons voir le défilé.

Tout est à la petite échelle de cette petite ville

Mais le nationalisme ici, c’est quelque chose…

On a bien aimé Valdez, la barre est maintenant très haute pour nous émerveiller encore.

énorme grizzly

Michel Vacle Alaska, Amerique du nord, Non classé Laisser un commentaire

Après le superbe Salmon glacier et un bivouac sous un autre glacier

nous allons à Haines. Paraît-il que là-bas, les ours pêchent les saumons dans la rivière.

Nous croisons un couple de cyclistes courageux, la femme suit, pas très loin.

Tiens, encore un ours qui traverse la route !

Nous n’arrivons pas à banaliser cette gigantesque forêt que nous traversons depuis des jours.

Pas plus que nos compagnons de voyage, les ours, encore deux qui se gavent de pissenlits…

De toute façon, maintenant, nous avons compris, dès que l’on voit çà, y a des ours…

Tout d’un coup, le temps s’assombrit gravement, mais il ne pleut pas. Que se passe-t-il ?

Et bien, quelques minutes plus tard, la vision nous revient pour découvrir une mini bande de désert, balayée par le vent des montagnes.

C’est très inattendu et assez fantastique.

Tout de suite après, nous longeons un lac bordé d’un parterre très fleuri.

A la pause de midi, nous rencontrons un couple de Berrichons en voyage depuis 2 ans en Amérique. Pas très bavards, ils nous parlent du haut de leur camion.

Nous reprenons la route et Doreen croit apercevoir un ours brun…

Et bien oui, c’est notre premier grizzly. Comme pour notre premier ours noir, l’émotion frappe encore, la photo est floue.

Encore plus floue, cette photo d’un loup surpris par le raffut de Pépère.

Mais la photo la plus mal cadrée est celle du lynx que, seul Guy a vu, son appareil photo n’a pas pu confirmer…

Doreen prend cette vue de boite aux lettres insolite.

Souvent, pour voir le décor, il faut se hisser au-dessus des arbres

Mais quel spectacle !

Nous rentrons, cette fois pour de bon en Alaska.

Et arrivons le soir à Skagway, il semble que nous ne soyons pas les seuls…

Cette ville de la ruée vers l’or chargée d’histoire est très jolie.

Nous serions bien restés un jour ici, mais, un ferry peut nous emmener à l’autre bout du fjord ce soir

Alors, nous chargeons nos véhicules, direction Haines

Comme, à ces latitudes, il ne fait jamais nuit, nous ne sommes pas surpris d’arriver après 1 h du matin alors qu’il ne fait pas encore nuit.

Le lendemain, nous allons visiter cette ville du bout du monde où le mot retraite semble Inconnu.

Lui, correspond bien au décor

Et comme souvent aux US, on ne jette rien, surtout pas ces deux jolies Ford utilitaires.

Coté indien, il reste une maison longue, fermée au public.

Nous savons qu’à partir de 18h, les ours arrivent à la rivière pour les saumons, alors, nous allons y passer la soirée.

Pour l’instant, ce ne sont pas des ours qui pêchent, cette femme a bien du courage dans le courant.

Sur cette grille qui traverse toute la rivière, un homme est chargé de compter les saumons qui remontent. Il en aura comptés à peine plus de 300 depuis le matin.

C’est trop peu pour les ours.

Nous commençons une petite marche en forêt en attendant la bonne heure, et n’avons que ce petit écureuil à mettre devant les objectifs de nos appareils photo.

Au-dessus de la rivière, les aigles pêcheurs attendent aussi le poisson.

Et finalement, un grizzly pointe son nez.

Faute de saumons, il mange de l’herbe.

Il a l’air paisible alors Michel rejoint un jeune qui s’est approché pour les photos.

Mon dieu qu’il est gros !!!

Nous passons en sa compagnie un grand moment de bonheur.

Puis, le lendemain, nous commençons notre montée vers Anchorage. Dès le début, un ours brun clair, bien pacifique, grignote ses herbes favorites au bord de la route. Ce n’est pas un grizzly car il n’a pas la bosse sur le dos.

Pendant, l’arrêt de midi, Doreen saisit cette magnifique orchidée sauvage.

Dans les relais du nord, pas de chichi, le patron nous reçoit devant la boutique

Michel doit réfléchir pour utiliser ces pompes d’un autre temps.

Et au campement, une tenue locale antimoustiques, très sexy, est de rigueur.

Enfin, nous approchons de Valdez, les montagnes en témoignent.

 

Salmon glacier

Michel Vacle Alaska, Amerique du nord Laisser un commentaire

Ça y est le froid du grand nord commence à décorer notre univers.

Nous décidons d’aller voir notre premier glacier, le Salmon Glacier. Sur la route, nous faisons une pause

pour voir une petite cascade au milieu d’immenses champs de lave, en partie recouverts de forêt

Dan cette forêt, l’eau abonde

Et c’est de l’écorce de ses arbres

que les indiens tirent les lanières nécessaires à la fabrication de vannerie

vêtements et ornements

Nous passons d’ailleurs par le musée de la tribu (nation) de la région, les Nisga’a.

Nous voyons notre première langue de glace

Et c’est enfin l’Alaka, mais attention… juste pour 2h, avant de retourner au Canada voir le glacier.

Et oui, ici, les montagnes et la forêt ne permettent pas de passer partout sans de grands détours.

Nous terminons la route par une piste où nos amis nous accompagnent toujours aussi agréablement.

Un ours

Une marmotte

Pour enfin arriver au but, mais quel but!!!

Au départ, il se fait un peu désirer

Mais après, c’est sans commentaires

 

 

c’était une belle journée.

 

 

 

 

La Colombie Britannique

Michel Vacle Amerique du nord, Canada Laisser un commentaire

Après notre séjour sur l’ile de Vancouver, nous commençons notre montée de la Colombie Britannique.

Notre Ami Olivier le boulanger, nous conseille de ne pas passer par la route classique mais de prendre la piste qui passe par le lac d’Arcy

Pour commencer, le bord de mer est très beau

et, bientôt, nous attaquons la piste. Elle est vraiment agréable malgré ses montées un peu sévères pour notre Pépère.

En arrivant au lac, nous sommes en terres indiennes, les habitants ne nous laissent pas de doutes là-dessus, même si leur tenue fait plutôt penser à des cow-boys

Nous longeons ainsi, en surplomb du lac

Avec quelques pauses photos

Même les infrastructures hydrauliques, sont décorées par les indiens.

Le soir nous dormons à côté d’une rivière à saumons avec en face, les séchoirs encore utilisés depuis la nuit des temps.

Malheureusement, les saumons ne sont pas encore arrivés, nous nous contentons d’une photo explicative sur le site.

Encore un joli petit lac

Un authentique pont entièrement en bois (naturellement fermé pour le préserver)

Et nous rejoignons la route normale.

Nous restons un bon moment chez cet antiquaire plein de petites merveilles.

et prenons la direction de Barkerville, toujours retardés par les ours, bien sûr.

Il est hors de question de ne pas s’arrêter à chaque fois que nous en voyons.

Mais, les consignes de sécurité ne sont pas toujours respectées

avec une fleur dans la bouche, celui-ci n’a pas l’air très inquiétant, quoique… il y a tout de même ses dents un peu menaçantes.

Malgré tout, nous passons la nuit pas loin d’eux, dans la forêt, au bord d’une rivière.

Nous voilà à Barkerville, c’est une très ancienne ville de la ruée vers l’or. Tout a commencé dans les années 1860, un homme a découvert de l’or ici, et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, des centaines de gens sont venus de Californie et d’ailleurs s’installer pour faire fortune.

Les Canadiens en ont fait une ville musée très passionnante à parcourir.

Les maisons sont à visiter

Des personnages en tenue d’époque semblent vivre encore ici.

Certain travaillent, comme le forgeron

Lui, c’est le chercheur d’or type

Avec la patronne à côté de sa grosse machine à décanter l’or par dizaine de kilos

Nous sommes lundi, alors pour elle, c’est lessive.

Nous avons même pu monter à l’étage, voir les chambres d’hôtel louées aux nouveaux arrivants encore fauchés.

Ah, il y a aussi le cabinet du dentiste, admirons la roulette…

Vraiment, nous n’avons pas vu le temps passé, il faut dire que nous l’avons surtout remonté, le temps.

Nous reprenons notre route, pour nous arrêter à nouveau à CottonWood, qui porte très bien son nom, les peupliers lâchent des millions de petits morceaux de coton dans les airs.

Nous visitons ce relais, le dernier avant Barkerville pour reposer les chevaux.

Là encore, nous nous trouvons dans un musée au milieu de bâtiments réellement de l’époque.

A midi, nous nous arrêtons vers un petit lac pour déjeuner, Guy et Marie Jo ne manquent pas une occasion pour photographier des oiseaux, Nous en prenons deux jolis également.

Dans le coin rôdent les biches, juste à côté des maisons.

Sur la route, à regarder la quantité de camions chargés de bois, on a l’impression qu’ils déplacent la forêt (pauvre forêt !)

Beaucoup de vieilles constructions typiques de ces régions reculées, jalonnent notre route.

Un dernier retour au passé  nous amène au fort Saint James

C’était un fort essentiellement organisé autour des trappeurs.

Ils venaient ici se reposer et vendre les fourrures des animaux qu’ils chassaient dans l’immensité de la forêt du grand nord.

Et quelle forêt !!! avec ses couleurs variées, on ne se lasse pas de la traverser

Et que dire du spectacle lorsqu’il est fleuri comme çà ?

Malheureusement pour tous ces trappeurs, ils n’avaient en hiver que ce poisson séché, malodorant, à se mettre sous la dent.

Notre journée se termine par une agréable surprise. La rencontre de Fanny et Philippe, deux jeunes Français de Valence. Ils ont pris une année sabbatique pour parcourir les Amériques.

Ils sont super sympas, nous avons beaucoup de choses à nous raconter comme toujours.

Le lendemain, nous commençons la route des totems dont ceux magnifiques du village de Kitwanga.

Ils sont tous des années 1800 avec des reproductions d’animaux toujours très symboliques.

Malgré cette petite église et son clocher déporté,

le désordre général qui règne ici, confirme  que nous sommes en territoire indien

Nous visitons également dans le coin, un village indien restauré avec ses totems

et ses maisons longues.

A l’intérieur, une guide de la tribu, nous explique la vie d’avant dans ces bâtiments communautaires.

Puis, nous continuons jusqu’à Prince Rupert. Bien sûr, les ours sont toujours notre fil rouge, maintenant, c’est une maman avec ses 2 petits.

Comme chez nous, les humains, il y en a toujours un plus turbulent que l’autre

Maman nous surveille de toute sa hauteur.

A Prince Rupert, nous commençons par le musée indien

Avant d’aller profiter de la fête annuelle des « natifs »

Malgré une sorte de modernisme bien compréhensible,

Nous assistons à des danses certainement très anciennes

Même les petits ont déjà leur place

Devant des spectateurs assez typiques conquis.

En tout cas, nous avons fini par fraterniser avec quelques éléments de la tribu.

Nous profitons de notre passage dans cette petite ville pour refaire des provisions et travailler sur nos sites respectifs.

Avant de repartir, nous visitons une ancienne conserverie de saumons où nous pouvons constater que les conditions de travail étaient très rudes.

La diminution des saumons sur pêchés trop longtemps a amené toutes ces conserveries de la côte pacifique à fermer.

 

 

Notre premier ours

Michel Vacle Amerique du nord, Canada Laisser un commentaire

Nous voilà de retour sur le continent américain, à Vancouver où nous attend gentiment Pépère sur son lieu de stockage.

Un mois est vite passé et il accepte de démarrer du premier coup.

Nous allons droit à notre dernier camping pour préparer la suite. Dès le premier jour, nous sommes à 9h tapantes devant le garage de Zarko où nous avons rendez-vous pour faire changer les amortisseurs arrière. Michel les a ramenés de France, car ici, c’est introuvable.

Le mécano semble bien travailler sur l’amortisseur gauche, mais, quand il passe au droit, tout se complique, sans rien nous demander, il commence à attaquer le support avec une petite disqueuse.

« y fait quoi ??? »

Vraiment pas rassuré, Michel laisse malgré tout le professionnel faire son travail.

En fait, après deux jours de doute, Michel fait une découverte. Comme ce sont des amortisseurs standards, différents de ceux que nous avions, et suite à la réparation du châssis que nous avions fait à Panama, celui de droite ne passait plus, alors, bravo pour le meulage, il n’y avait pas d’autre solution.

Ensuite, nous passons chez nos amis d’Oliver Bread chercher du pain, ils sont très occupés, nous nous reverrons un soir après leur journée.

Nous allons également en ville nous renseigner sur les ferrys pour l’ile de Vancouver. Nous en profitons pour visiter le quartier du port.

Non, nous ne sommes pas au Cachemire, mais nous voyons beaucoup d’Hindous chez les indiens.

C’est aussi le moment des retrouvailles avec William et Carol un couple de canadiens que nous avions laissés en partant du camping et Ana, Zimbabwéenne, que Doreen voulait rencontrer ici.

Côté retrouvailles, c’est maintenant au tour du Land de Guy et Marie Jo.

Depuis quelques jours ils cherchent à nous rejoindre pour faire un bout de route avec nous vers l’Alaska. Que de chemin parcouru depuis notre première rencontre de l’an dernier à la douane Equatorienne. C’est une bonne idée en tout cas.

Comme prévu, nous faisons notre dernier repas avec Valérie et Oliver

Et nous prenons le ferry pour l’ile de Vancouver.

Michel profite de la télé à l’intérieur et de l’horaire millimétré pour regarder à la télé le grand prix du Canada en direct.

L’avantage avec marie Jo, c’est qu’elle nous prépare les visites, nous commençons par le Musée de la ville de Victoria.

Les totems à l’entrée, plantent le décor, il sera question des indiens de la région.

L’exposition est très bien faite, avec des séries de masques

De magnifiques sculptures

Et entre beaucoup de choses, quelques vêtements confectionnés en tissant des lanières d’écorces de cèdre

Quelques photos d’époque, nous permettent de remettre tout çà dans un contexte.

Non, Doreen est hors du contexte.

Tient, les voila Guy et Marie Jo

Dehors, la ville est jolie et calme. L’ensemble est très britannique, avec des pubs sur roulettes

Nous faisons une petite promenade devant le parlement.

Et le bord de mer

Pour passer la nuit, nous allons sur un tout petit parking au bord de la mer. Juste à coté d’un aéroport pour hydravion. En tout cas, pour les mettre à l’eau, ils ont imaginé un système assez étonnant. Ce sont des demi-voitures qui font le travail.

Comme toujours, lorsque nous dormons, pas loin des villes, nous sommes à la merci de policiers qui souhaiteraient nous virer… Alors, quand une voiture arrive tout gyrophares allumés, nous nous sentons coupables et faisons les morts dans nos véhicules. Guy et Marie Jo pareil… Et bien non, ce soir, ils en veulent à une autre voiture. Ils emmènent son occupant et nous ignorent totalement.

Ouf !! on est tranquilles.

Le lendemain, au programme, nous avons la visite du Butchart garden. Doreen est ravie.

Car les fleurs, elle aime ça et elle est servie.

Guy et Marie Jo connaissent chaque nom de plante et fleur, ils ont deux passions, les plantes et les oiseaux dont ils connaissent également tous les noms. On va en apprendre des choses avec eux, sauf qu’on ne va certainement rien retenir …

Comme toujours, Doreen préfère son téléphone pour faire de la macro et elle bien raison.

Michel surprend cette très éphémère colombe crée par un mouvement de jets d’eau. Le créateur de jet d’eau avait t il vu cette colombe disponible un centième de seconde dans les mouvements de l’eau ?

En tout cas, aucun de nos yeux ne l’avait vu.

Après pas mal de kilomètres et une bonne nuit au bord de la mer, nous allons de bonne heure voir ces anémones de mer.

Elles sont visibles à pieds secs dans des trous sur les rochers.

Puis, nous prenons la direction de Tofino sur la côte ouest. Soudain, nous voyons à 100 mètres de nous, sur la route, une petite boule noire.

En une fraction de seconde, nous reconnaissons un petit ourson égaré, mais, certainement grondé par sa mère, il saute dans le fossé et nous perdons sa trace.

Dommage, il était magnifique avec sa fourrure toute douce. La photo, ce sera pour une autre fois.

Encore quelques kilomètres et Doreen crie,

« Un ours, un ours, arrêtes toi !!! »

Comme toujours, arrêter les 4 tonnes de pépère n’est pas chose facile, alors, il faut faire une marche arrière pour voir notre premier ours.

Bon, ok, cette première photo est floue, on mettra ça sur le dos de l’émotion.

Nous retrouvons nos amis plus loin pour un bivouac dans la forêt.

La nuit a été très arrosée et Pépère, qui n’aime pas l’humidité, est un vrai sapin de noël au réveil. Tout ce qui peut l’être, est allumé au tableau de bord. Michel fait le tour de tout ce qui peut être en faux contact. Miracle, en actionnant le clignotant, tout s’éteint…

Côté du Land, rien ne va plus non plus, Le pneu avant gauche est dégonflé. Et c’est grave.

Guy bataille depuis les Etats Unis avec un truc de dingue… Deux de ses jantes sont fendues et laissent échapper l’air.

Il regonfle, et nous reprenons notre route. Plus loin, nous voyons deux voitures arrêtées sans autres raisons apparentes qu’un arrêt photo…

Et oui, un ours se restaure au détour d’un virage.

Michel se croit en safari

Et Doreen passe par-dessus ses appréhensions et sort de voiture.

Lui, nous surveille entre deux bouchées de pissenlits.

Tout inoffensif qu’il nous parait, n’oublions pas qu’Il est sauvage

Heureux de cette rencontre, nous continuons sur Tofino. Nous allons au seul garage de la ville en espérant qu’ils trouveront une solution pour le Land.

Très débordés, ils font tout pour sortir Guy de là. Démontage des pneus, soudure, re démontage 7 fois et soudure 7 fois pour finalement faire la première, la deuxième sera faite demain. Guy et Marie Jo peuvent monter en Alaska rassurés.

Après une nuit sur un parking non autorisé, nous subissons les remontrances de la préposée municipale dès notre réveil. Une petite discussion avec elle et elle nous épargne l’amende.

La région est magnifique avec cette mer parsemée de petits ilots de forêt.

La région est aussi un paradis pour les hydravions

Au port, les anémones de mer noires ou blanches recouvrent les vieux bateaux.

Nos passionnés de botanique nous emmènent, pas très loin, visiter une forêt humide primaire. Et elle n’usurpe pas son nom.

Tellement, elle est dense, on a l’impression qu’elle pourrait nous engloutir facilement.

Nous avons adoré.

Nous continuons par celle un peu plus loin, mais à part ce « Totem gardien, », elle est décevante.

Le temps passe et nous décidons de couper court au tour de l’ile de Vancouver pour assurer notre impératif d’Alaska.

Guy avait vu d’énormes bombardiers d’eau il y a quelques années sur un lac. Il espère les voir décoller. Nous voilà donc parti vers leur base en longeant des rivières a saumons.

Ils sont bien là, mais cette fois, à sec… Grosse déception de ne pas pouvoir les voir évoluer sur l’eau et nous finissons en bivouac sauvage à côté du site.

Pour notre dernier jour sur l’ile (à peu près grande comme la corse), nous montons plus au nord voir

Un musée indien où les photos les plus intéressantes sont interdites, Grrrr….

Puis nous redescendons un peu pour prendre le ferry. C’est le week-end , ils ont tous sorti leur belle américaine.

En face, nous avons depuis le bateau un avant-gout du spectacle qui nous attend dans les prochains jours.

Nous laissons l’ile dans un superbe coucher de soleil.

montée du pacifique

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis, Non classé Laisser un commentaire

Après San Francisco, nous commençons notre montée vers Vancouver, dernière étape avant un Bref retour en France prévu pour le mois de mai.

Tout le long, l’océan est magnifiquement découpé

Il ne fait pas très chaud pour se baigner, mais de toute façon, il faudrait être fou pour affronter son tempérament.

Ici, les gens préfèrent la pêche aux crabes.

Et ils sont balèzes

Mais attention, cette pêche est très règlementée.

Le printemps arrive, et ça se voit.

Nos bivouacs sauvages successifs, sont aussi sympas les uns que les autres

 

 

Un soir où nous avons du mal à trouver, nous finissons bien isolés sur un parking d’un casino indien.

Alors, tant qu’à faire, nous allons à l’intérieur pour essayer de faire fortune.

Nous jouons chacun 20 $ qui au gré des heures se transforment en 5$, remontent à plus de 40$ pour redescendre à 10, ainsi de suite jusqu’à épuisement…

Epuisement des dollars bien-sur , car nous, on s’est bien amusés jusqu’à 1h du matin pour, enfin, perdre nos mises. De retour dans Pépère, nous analysons la situation et la conclusion est sans appel

Nous n’avons pas dû comprendre le but du jeu…

Il y a longtemps, en passant par le détroit de Behring,, les Russes ont créé quelques colonies dans ces régions tempérées, ils y ont même construit des forts comme celui de celui-ci. Il était principalement destiné à l’exploitation forestière et au transport du bois par la mer.

Les trappeurs s’en donnaient à cœur joie.

Maintenant, ce fort est dans une réserve indienne où ils se réunissent encore pour des cérémonies.

En tout cas, nous commençons déjà à ressentir l’ambiance du Canada avec forêts de grands arbres

Et gros arbre s

Nos premiers cervidés sauvages, enfin pas trop…

Il faut dire qu’ici, l’herbe est bien verte et les réserves de lichens abondantes pour l’hiver.

Les très nombreux lacs annoncent égalent le changement de monde que nous allons vivre dans les mois à venir.

les villages sont paisibles,

La mer est vénérée par de nombreuses sculptures très réalistes. Elles sont parfois placées aux endroits les plus inattendus.

Tiens, Doreen se fait un nouvel ami ! Malgré sa bonne bouille, il a la froideur d’une statue.

Puis, nous passons deux jours dans un camping de Portland pour la lessive.

Non monsieur, Doreen ne fera pas la vôtre !

Certains quartiers de la ville sont magnifiquement installés sur l’eau

Nous reprenons la route en faisant bien attention à ne pas renverser Pépère

Soudain, un Boeing 747 posé sur une construction nous interpelle.

Il annonce un musée incroyable, parmi de beaux avions, se tient le seul exemplaire construit de l’hydravion d’Howard Hughes. Il fascine littéralement Michel par sa démesure.

La photo est trop sombre, mais il est possible de marcher debout dans les ailes…

Construit presqu’intégralement en bois, comme un galion des mers, il n’a réussi à s’élever que de quelques mètres au-dessus des eaux pour un vol de quelques minutes (chauffe des moteurs compris). Tout cela une seule fois.

Il en a fallu du courage dans ce cockpit pour lancer les moteurs à fond avec une telle machine.

Vraiment, Michel ne pensait pas voire un jour cet avion Mythique.

Nous arrivons maintenant à Seattle,

C’est la ville de Boeing, Doreen va encore être obligée de manger de l’avion.

Mais avant, nous allons au « public market »

Lieu très vivant de la ville

Avec évidement, ses superbes étals de poissons fraichement pêchés.

Un peu pressés, nous allons au « muséum of flight » sans nous rendre compte qu’il est trop tard pour commencer une visite.

 

Nous reviendrons demain, mais pouvons tout de même profiter d’un autre avion Mythique, ce magnifique super-constellation.

En fait, nous ne reviendrons pas demain, car une fille en moto nous suit jusqu’ à notre bivouac du soir. Elle est complètement excitée de voir des français avec un Toyota comme le nôtre. Il faut dire que son copain est français.

Nous discutons un grand moment de la France et de Seattle. A la fin, elle nous conseille d’aller visiter l’usine de Boeing à 20 miles de là. D’ailleurs, elle travaille là-bas.

Le lendemain, nous prenons donc la direction d’Everett

Ha oui, c’est bien là chez Boeing !

La visite de l’usine avec ses gros porteurs sur les chaines de fabrication est assez impressionnante, mais les photos interdites.

Nous devons nous contenter des avions en attente de livraisons.

Mais dans le musée du site, les appareils photos peuvent témoigner que nous avons habité quelques instants dans la station spatiale internationale

Et que Michel était aux commandes d’un Boeing. Bon, OK pour de faux mais quand même

Nous voilà maintenant arrivés à Vancouver

On comprend vite que l’industrie du bois domine

Avec des rivières pour le transporter

Et des usines pour le transformer en copeaux.

Nous sommes heureux de retrouver des amis, Valérie et Olivier rencontrés il y a 2 ans au Panama. Ils ont monté à Vancouver une boulangerie française « Oliver bred ».

Olivier nous fait visiter l’entreprise

Et le soir, nous sommes invités pour un repas à la maison avec leur 5 grands enfants.

Pour préparer notre prochaine étape, l’Alaska, nous devons changer les amortisseurs arrière de Pépère complètement morts.

Nous passons ainsi deux jours à être renvoyés de garages en garages pour finalement nous rendre à l’évidence, dans cette partie de l’Amérique, personne n’a d’amortisseurs pour le pauvre Pépère…

Nous décidons d’en ramener de France puisque nous devons rentrer pour un mois.
Il nous faut également pas mal de temps pour trouver où loger Pépère pendant notre absence.

Cette recherche nous amène chez ce vendeur de caravanes américaine, elles sont immenses

Mais nous préférons notre « quartier français »

Un dernier clin d’œil de notre petit paresseux clandestin

Et nous voila déjà à l’aéroport direction la maison.

Début juin nous serons de retour pour aller faire des câlins aux vrais ours d’Alaska.

San Francisco la rebelle

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

Cà y est, nous allons entrer à San Francisco, Après tous ces kilomètres nous l’avons bien mérité.

Mais une dernière formalité nous attend. Traverser le fameux pont

Pas de soucis,

Mais à la sortie, il y a un péage automatique…

Comme pour la portion d’autoroute l’autre jour au Texas, sans le badge nécessaire, nous passons sans payer.

Nous avons, depuis longtemps un rendez-vous important ici. En effet, Tanatswa le neveu de Doreen fait ses études à Berkeley, juste à côté.

Il nous attend, à « Pier 39 », lieu branché de la ville.

Après un bon repas « italien »

nous passons une super après-midi ensemble. C’était un grand plaisir de le voir si loin de son Zimbabwe,

Pier 39, est un quai du port rénové. A la fois tranquille

Et animé

avec son musée marin sur l’eau

nous visitons quelques beaux bateaux.

Il y a même un très vieux ferry à vapeur

Avec son chargement.

Sur un quai un peu délaissé, un bateau oublié. Il y a pas mal d’année, il se battait dans la médiatique coupe de l’America.

Une grosse colonie de lions de mer a investi les pontons

Le premier soir, nous dormons en sauvage dans une rue en cul de sac

Mais en bord de mer.

Le matin, les sportifs s’activent

Faut dire qu’ici, le sport dans la rue est à tous les coins de rues

Y en a même qui se baignent dans l’eau glaciale…

Pour ceux qui n’ont pas le courage, il y a les trottinettes électriques, assez géniales il faut dire…

Y a aussi des vrais fainéants

Nous ne manquons pas le « cable car »

mythique moyen de transport pour gravir les pentes abruptes des collines de la ville

Ce véhicule est tiré par un câble sous la route.

Dans les descentes, un contrôleur chinois, pas sympa du tout, s’acharne sur une manivelle pour le ralentir.

Heureusement, pour l’aller, la préposée à la manette était beaucoup plus agréable.

C’était sympa.

Mais au fait, la silicone vallée, c’est dans le coin, Michel veut voir çà alors on va voir où sont conservés tous les éléments de notre vie…

Google

 

Oui, c’est ici

Les vélos sont fournis aux couleurs. Voila un employé type de la silicone vallée

Très étonnant, en plus de big browser, ils sont surveillés par cette statue… Peut-être y a-t-il une caméra dedans ?

Plus loin, c’est Facebook

Eux aussi fournissent les vélos

Mais, sur les parkings des immenses campus, les voitures sont encore bien là.

Ha oui, c’est vrai, il y a aussi Amazon dans le quartier

De retour de cette banlieue, par l’un des nombreux ponts

Qui traverse la magnifique baie.

Nous revoilà à San Francisco après une dernière vue de loin.

Pour cette deuxième nuit, nous allons à un point connu des voyageurs où nous retrouvons, les Lulu, Ludovic, Lucy et leurs 3 enfants. Ils font le tour de l’Amérique du nord sur une année en camping-car.

Nous avons un charmant intrus

assez social.

Le lendemain, nous prenons le bateau pour aller purger notre peine de prison, seulement de quelques heures pour nous… Oui, mais pas n’importe où, à la fameuse prison ’Alcatraz où (entre autres) a séjourné Al Capone.

Après être passé par devant la maison, un peu abimée, du directeur

L’administration pour notre admission

Et les douches,

Nous commençons une visite très émouvante avec un audiophone sur les oreilles. Ainsi, la visite est faite par des témoignages de détenus et de gardien. Très prenant…

Nous arrivons devant les cellules,

Mon dieu qu’elles sont petites… Pépère aussi d’accord, mais on arrête quand on veut.

En plus, pas d’intimité, chacun a la vue de ceux d’en face, quelle horreur !

Ici, soit vous êtes en bas et vous voyez le mur, soit vous êtes à l’étage et vous avez le privilège de voir la lumière.

La lumière, à condition ne pas être au mitard, une fois la porte fermée, ils étaient dans le noir total, parfois pendant plusieurs semaines…

Sur les photos, nous avons pu lire que certains détenus ont fait plus de 10 ans dans ces conditions, Inimaginable pour nous.

Ils avaient malgré tout une grande cour pour jouer où préparer une hypothétique évasion.

Sur cette photo, la cellule a été mise en scène pour montrer ce qu’un gardien a découvert un matin. Un mannequin sur la paillasse et un trou pour l’évasion. A cette occasion 3 détenus se sont fait la belle en laissant ces trous et des têtes factices confectionnées par eux. Ce sont les 3 seuls évadés de la prison, un quatrième n’a pas réussi à passer par son trou trop petit. Aujourd’hui, ils courent toujours ou se sont noyés dans la baie. Plus de 50 ans après le doute subsiste.

Sur la fin, nous passons devant les parloirs tout aussi glauques que les cellules.

Cette prison a finalement été fermée par Robert Kennedy, pour raison financière uniquement.

En tout cas, les habitant de San Francisco vivaient leur vie avec cette ile sous les yeux tous les jours sans imaginer l’intérieur, mais il est vrai que les types enfermés là-bas, n’étaient pas des enfants de chœur.

Au fait, le charmant monsieur, qui nous reçoit au tourisme information, descend peut-être de l’un deux ?

Trêve de plaisanterie, cette visite ne laisse pas indifférent.

Le lendemain, nous partons visiter les côtés plus gais de la ville

La place Alamo et ses maisons typiques

 

 

Pépère joue au « cable car » sur les collines, pas facile avec ses presque 4 tonnes,

pour rejoindre la rue « Mission »

dans ce quartier, les artistes peuvent laisser libre court à leur imagination.

 

San Francisco, c’est aussi les hippies, allons dans leur quartier voir ce qu’ils sont devenus depuis les années 60

car c’est bien ici qu’est né le mouvement « Peace and love »

Y en a au moins un qui a dû venir de France

Eh bien à part quelques descendants irréductibles et bien sympathiques,

 

Vu les prix de l’immobilier aujourd’hui, ils ont dû se recycler avec les plus-values faites sur la vente de ces jolies petites maisons.

Mais, en tous cas, une forte odeur de chichon subsiste dans le quartier.

Retour au Pier 39, à la boulangerie « Boudin », où nous faisons une provision du super bon pain, comme chez nous.

Nous tentons une nuit sous le pont, mais un ranger nous vire gentiment.

Nous quittons San Francisco heureux d’y avoir passé quelques jours, la ville est vraiment très agréable, même pour nous qui n’aimons pas trop les grandes villes.