La vallée de la mort

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

L’an dernier, nous avions fait l’impasse sur la vallée de la mort pour cause de canicule. Au mois de juin, il faisait plus de 50 degrés. Cette année, en mars, il fera bon.

Nous passons avant par le village de Nelson, abandonné à la fin des années 60

Encore une occasion de faire des photos figées dans les sixties

Et même de faire de la musique.

Sur la route, on nous rappelle qu’ici, le cannabis est maintenant autorisé.

Nous y voila.

Dés le début, nous sommes mis dans l’ambiance d’un beau parc américain.

Avec ses décors étonnants.

Assez vite, nous passons vers un cour d’eau, assez inattendu dans ce désert

Il est l’occasion pour une autre vie que celle des reptiles de s’installer ici.

Plus loin, les dunes de sable sont plus dans leur élément

Ensuite, nous commençons bien mal la visite en nous trompant de route mais finalement ce sera pour notre plus grand bonheur car nous pouvons ainsi dormir gratuit, avec vue sur la vallée.

Le lendemain, nous partons pour le canyon de Titus, impossible en camping-car, mais pour Pépère, ce sera une formalité bien sympathique.

A l’occasion d’un arrêt pour travaux, un américain prend Pépère en photo sous tous ses angles, Ils adorent tous notre Toyota avec cellule,

dans ce pays, ils ne trouvent rien d’aussi petit pour passer partout.

Avant d’arriver sur la piste, nous nous arrêtons souvent pour la vue,

parfois, on dirait de la peintures

En chemin, (c’est le cas de le dire),

nous marchons un moment autour des restes d’un ancien petit village éphémère.

Il a vécu juste quelques années, le temps d’épuiser les mines d’or découvertes ici, on ne sait trop comment.

Après 3 bonnes heures de cette jolie piste,

nous terminons par la traversée très étroite du dernier défilé

et décidons de sortir par la sierra Nevada sans oublier un dernier point de vue.

Ah, n’oublions pas de le préciser, ici, c’est top gun…

Les chasseurs nous passent juste à côté. Doreen par miracle, ne les loupe pas.

Nous voilà pour la nuit, au bord d’une saline, un peu en altitude.

Par précaution, Michel met le chauffage au Minimum.

Heureusement, au réveil, il ne fait que 0 dehors et 12 dans Pépère.

Retour à Las Vegas

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

Retour à Las Vegas

Enfin, c’est le départ, il fait froid à Lyon en ce premier mars 2018

Le vol est magnifique avec le survol du Groenland

De la banquise au nord du canada

Et du désert autour de Las Vegas

A l’aéroport, les formalités sont vite expédiées et nous retrouvons notre Pépère au Storage.

Il est en parfait état mais, comme souvent une batterie est à plat. Pépère refuse de démarrer. Doreen trouve le seul américain sur place. Il nous branche à son véhicule et c’est parti.

Pa se doute, nous sommes bien à Las Vegas

Retour à notre camping OASIS pour mettre tout en ordre, mais quand nous voulons repartir pour allez acheter une batterie, Pépère ne veut rien savoir.

Heureux hasard un camping-car s’arrête prêt de nous, et c’est des français. Vite, on démonte la batterie et ils nous emmènent à Autozone en chercher une autre.

Vraiment nous sommes tombés sur les seuls français du camping, et ils sont super sympa, avant de rentrer au camping, nous allons tous ensemble faire quelques courses au Walmart

Merci Virginie et Stéphane, Après la fatigue du voyage en avion, ils étaient les bienvenus.

Encore quelques péripéties, et Michel découvre qu’il y à une course de Nascar sur l’ovale de Las Vegas. La décision est prise en 5mn, On ira dimanche. Malheureusement, la jeune fille qui prend nos billets, (assez chers) fait une erreur et les billets sont pour septembre…

L’organisation ne veut rien savoir et refuse de nous rembourser…

Finalement tard le soir, nous recevons, par mail, des billets pour ce dimanche ouffffff….

Donc, ce dimanche, nous nous levons tôt pour aller au circuit, pardon, au Speedway.

Pour avoir été à de nombreux grands prix de formule 1 en Europe, la première surprise concerne l’accès. Aucun bouchon et aucune difficulté pour trouver une place sur le parking.

Dans l’enceinte tout est fait pour occuper les spectateurs avant la course,

des jeux

des expositions de véhicules hors norme. Ici un dragster

Là, une Ford de la Nascar de 1963

Et des stands de nourriture à l’américaine, et il y en a besoin, car ce n’est pas une légende, ils mangent beaucoup.

Nous voila en place, le spectacle peut commencer.

Mais avant, tout le monde se lève pour une prière générale, ce pays n’est pas laïque…

Puis, la ferveur continue avec l’hymne national au garde à vous, ce pays est nationaliste…

Maintenant, les pilotes peuvent vraiment commencer à tourner en rond. Voyons ça, Michel, Passionné de course sur circuit, a toujours été septique.

Après 2 tours de chauffe, les fauves sont lâchés, c’est hyper impressionnant. En peloton serré, la vitesse d’entrée et de sortie de ces courbes relevées fait un drôle d’effet.

On met vite les bouchons d’oreilles et au fil des tours, avec les dépassements des attardés, et les arrêts ravitaillement, on n’y comprend plus rien

Mais, le système est bien rôdé, dès que le spectateur décroche, soit un accrochage, soit un dépôt de gomme trop important nécessite un arrêt de la course.

Tout le monde se remet dans l’ordre du classement général et nous avons droit à un nouveau lâché des furieux.

Sur la fin, nous avons réussi à suivre la magnifique bagarre entre les 8 premiers

Michel ne voulait pas venir aux états Unis sans voir une course sur ovale, c’est fait mais, il n’y a pas photo avec un grand prix de formule 1 une course au Mans ou autre en Europe.

La frime

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

Pour cette année 2017, les grands parcs c’est fini, nous retournons à Las Vegas nous imprégner quelques jours de ce monde artificiel incontournable.

Sur la route, nous prenons la mesure de la catastrophe écologique que représentent les feux en Californie.

Nous voilà arrivés dans cette ville surchauffée en plein milieu du désert…

Nous ne jugerons pas ici l’aberration du choix géographique de l’implantation de cette ville. Profitons de ce Disneyland pour adulte.

Un petit coucou à notre belle France.

Et bien sûr, des casinos à tous les coins de rue.

Avec un énorme QG

C’est un monde à part, où même les tenues des clients et clientes sont libres,

Impossible de venir ici sans tenter notre chance, pour nous ce sera plutôt une contribution au financement des lieux.

La frime à l’extrême est de bon ton.

Dans les rues, c’est chaud dans tous les sens du terme.

Et le soir, il faut rejoindre, un pépère brûlant sur un parking où il fait encore 40 degrés à minuit. Nous mesurons encore plus de 30 degrés dans la cellule au réveil.

Allez, il fait vraiment trop chaud, nous décidons d’aller à Los Angeles où l’océan devrait nous rafraichir.

Avant, Pépère doit affronter du 46 degré extérieur, la clim nous fait gagner 4 tout petits degrés.

Heureusement, ce soleil omniprésent, alimente d’immense centrales solaires bien utiles pour assumer le besoin en électricité des climatisations

Dans ce pays, tout est démesuré, nous n’avons jamais réussi à voir le début ni la fin de celui-là.

Les préparatifs de la fête nationale vont bon train.

Et nous voilà à Los Angeles.

Après une belle galère pour trouver où dormir, nous nous posons pour la nuit au bord de l’océan vers  Santa Monica.

Avant de se coucher, nous allons sur la célèbre jetée de la ville, devenue un petit parc d’attraction.

C’est ici, que se termine la fameuse route 66 qui commence 4000 KM plus loin à Chicago.

En sortant du parking, attention à ne pas repasser par l’entrée…

Dans cette ville, berceau des grandes productions cinématographiques américaines, nous commençons par les anciens

Burt Lancaster

Dean Martin

La mythique Marilyn, Sa pierre est rosie au fil des années par le rouge à lèvre de ses admiratrices

Vue d’ensemble de l’endroit où elle repose.

Nous tombons par hasard sur la tombe d’un chanteur français « Joe Dassin », c’est la seul à avoir quelques fleurs, surement des fans.

Il a certainement fait son dernier tour de voiture dans cette Rolls

Nous passons également par Malibu

Pas d’alerte pour aujourd’hui.

Faute de réservation, nous ne pouvons entrer à la Paramount

Nous voilà à Hollywood, c’est dingue de pouvoir prendre une photo de Pépère ici, depuis la Mongolie, on mesure le chemin parcouru.

En tout cas, Doreen se la pète et elle a bien raison.

Michel se recueille devant l’étoile de son guitariste favori.

Tien, revoila Marilyn

Y a même Elvis

Beaucoup essayent de gagner quelques dollars comme ils peuvent

Par les temps qui courent, celui-là a peut-être trouvé le filon.

Alors lui, il a vraiment laissé ses traces

Cette visite se termine par un repas au Hard Rock Café

Une dernière nuit sur un camping bien américain, pas vraiment terrible

Et, c’est le retour à Las Vegas pour hiverner Pépère, puis la maison, l’Afrique. Retour prévu le 1 mars 2018 en direction de l’Alaska

Encore des merveilles

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

Un peu fatigués d’écrire lors de notre fin de voyage 2017 et à quelques jours de notre départ pour

la saison 2018, essayons de récupérer le retard de parutions pour l’Ouest Américain.

 

 Fin Juin 2017

Tout bien réglé (enfin, nous le pensions) pour notre retour en France dans 15 jours, nous repartons à l’assaut de l’ouest américain.

Nous commençons par le parc de Zion. Heureusement, les espaces de camping sont pleins, ça nous permet de profiter durant deux nuits d’un super bivouac sur une route bien isolée.

Normalement, ici est prévue une petite randonnée dans le canyon de la rivière Virgin. C’est très beau,

Mais l’abondance excessive de touriste gâche un peu la fête.

Cette japonaise a d’ailleurs cru venir à une soirée…

Heureusement, les écureuils en profitent

Il sait sûrement, lui, qu’il est surveillé, mais s’en moque.

Le soir, nous rentrons malgré tout un peu désabusés. C’est çà Zion !!! on a dû louper quelque chose car, oui, c’est beau, mais depuis quelque temps, on a vu bien mieux.

Le lendemain, nous prenons la direction de Bryce canyon, et là, nous ravalons toutes nos paroles. La route pour sortir du parc de Zion est fascinante…

Sous le charme de cette route, nous ne rajouterons rien aux photos.

Juste après la sortie du parc, nous voyons nos premiers bisons. Les pauvres, ils ne sont plus très nombreux.

Après un premier repérage de l’entrée de Bryce canyon, nous allons passer deux nuits au bord d’un lac pour profiter de la fraicheur.

Appâtés par des reportages et photos, nous voila à Bryce.

Mais, mince, après tous les superlatifs employés depuis un moment, on a un peu honte de ne pas nous renouveler, eh bien tant pis, il faut le dire et nous le disons, c’est féérique, extraordinaire, fabuleux et tout et tout, même plus….

Et à l’intérieur, c’est tout aussi beau.

Pour en profiter, il faut se mouiller (de transpiration) un peu, car il fait affreusement chaud

Un petit coucou à la ranger du coin

Et nous voilà repartis pour la suite. Dans ce village perdu, la diligence de la Well Fargo n’a pas été attaquée, nous en profitons pour retirer quelques dollars.

Mais quand le soir arrive, il nous faut trouver un bivouac sûr pour la nuit. Après un aller-retour de nuit sur une piste, plutôt lugubre au goût de Doreen, nous nous installons en face du portail d’une maison isolée et non habitée. Doreen se sent mieux, c’est l’essentiel.

Michel veut voir le lac salé des records de vitesse, alors, allons à Salt Lack City…

Encore une fois, spectacle garanti sur la route

Nous faisons la causette avec un couple d’américains et leur petite caravane. Ils ont voté Trump, surtout à cause des islamistes.

-« Lui, il va s’occuper du problème, regardez chez vous, en Europe, nous voulons éviter çà ».

Mais, rapidement, ils nous font comprendre que finalement… ils ont peut-être fait une connerie et qu’en ce moment, ils préfèreraient ne pas être américains.

Nous avons plusieurs fois entendu ce raisonnement.

10 kilomètres plus loin, Michel croit reconnaitre le 4X4 de nos amis franco suisses. Demi tour, et, c’est bien eux.

Ils sont en panne de frigo et Michel, fort de ses emmerdes précédents, essaye de trouver le problème, mais non. Ils seront encore sans frigo avec des températures souvent supérieurs à 40 degrés.

Nous restons un grand moment à discuter de ce qu’il faut voir sur notre route. Il faut dire que ces voyageurs, depuis 20 ans sur les routes, connaissent la région par cœur.

Ils restent sur place pendant que nous allons plus bas dormir au bord de la rivière. Complètement décalés au niveau des horaires, nous nous disons au revoir sachant qu’ils seront déjà loin à notre réveil.

Justement, ce réveil, il était pas mal dans cet endroit tranquille, mais, au moment de partir, Pépère se trouve trop bien et refuse de démarrer.

-Merde, encore un problème de batterie !

Alors là, dans un endroit pareil, qui pourra venir brancher sa batterie pour nous sauver.

Personne…

La question était à peine posée, que nos amis nous font signe du haut.

A peine croyable, la chance qu’on a parfois, oui, ok, souvent…

Ils sont revenus après deux heures de route pour nous conseiller quelque chose à ne pas louper.

Dans ces moments, on se demandent vraiment qui veille sur nous ?

Toujours est-il que nous pouvons continuer notre route, grâce à eux. Nous irons voir des peintures rupestres qu’ils nous ont conseillées, parait-il que nous pourrons dormir sur place.

Eh bien non, ce sera pour plus tard. Alors que Michel profite d’un petit village (Green River)

pour faire la vidange, Pépère refuse à nouveau de démarrer.

Cette fois-ci c’est grave. Une des deux batteries est morte. Dans ce petit village, un Land Cruiser, ça fait peur, personne n’ose y toucher, ils nous envoient à la Grande Jonction (oui, ici, les noms des villes ont été données par des cowboys ayant besoin de repères, et ça se voit)

Là bas, 100 km plus loin,  il y a Toyota, ils sauront quoi faire.

En fait, non, mais ils nous indiquent un spécialiste électrique. Sa mère est française, il va nous dépanner mais demain matin.

Il nous offre l’hospitalité sur son trottoir pour la nuit.

En fait, c’était un problème tout bête, les cosses étaient oxydées et une des deux batteries ne chargeait plus. Il la prend gentiment en garantie et la remplace.

Cette réparation terminée, demi-tour pour aller voir les peintures à 200 kilomètres

Elles auraient été faites par les indiens, habitants de la région il y a plus de 1000 ans.

Certains contemporains ont pris ça pour des graffitis et ont ajouté les leurs.

Dans ce coin paumé, nous jetons un œil au cimetière de l’ancienne mine voisine. Ici, sont enterrés plusieurs italiens venus faire fortune en Amérique

Encore un truc à visiter, à ne pas manquer bien sur, le parc « Arches »

Toujours en camping sauvage, cette fois au bord du Colorado

Nous nous préparons pour notre dernier parc américain de l’année, Arches.

Jamais blasés, nous en profitons pleinement.

Un dernier bivouac sauvage à 1500 mètres et nous retournons dans le four à chaleur tournante de Las Vegas.

sur la route 66

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

Pour Michel et les gens de sa génération, la route 66 est un mythe que nous ne pouvons occulter.
Doreen était bien plus indifférente à ce phénomène, mais elle y a vite pris gout.
Il est vrai que quand vous arrivez à William, vous découvrez un autre monde.


Devant, le premier magasin de souvenirs met le paquet, avec ses belles voitures, pour arrêter les clients, Michel en profite pour acheter une plaque de la route 66. Elle sera détournée de son usage de vénération pour réparer la cellule qui se décolle par endroits.


A l’intérieur, tout est kitch, mais vraiment sympa


Les artisans ne sont pas là par hasard, mais bien par amour de la route et des traditions.


En tout cas, ici, nous mangeons notre première bonne pizza, une vrai italienne…


Nous profitons de la vitrine du restaurant pour faire un selfie un peu différent.


Le commerce marche à fond et tous les campings sont pleins. Mais comme souvent aux Etats Unis, on nous donne encore un bois où il est possible de rester camper plusieurs jours sans frais.


Nous y passons deux nuits, incognito avec nos tenues locales.


Grand prix F1 du Canada oblige, nous restons une bonne partie du dimanche sur le parking du centre d’information touristique. Michel les yeux rivés sur le canal+ de sa tablette et Doreen dans les magasins alentours.
Le lendemain, nous continuons la fameuse route qui, cette fois passe par Seligman, un village rue complètement paumé
où les restes du passé,


maintenus artificiellement, comme ces stations-services,


laissent penser a une fin prochaine inéluctable.


Heureusement, les commerçants peuvent encore compter sur les motards pour les faire vivre « petitement »


Il est vrai qu’ils viennent de loin pour vivre ce rêve en Harley Davidson dans les grands espaces de l’ouest américains. Nous avons même rencontré un couple de français.
Nous prenons un dernier breuvage local


Et laissons ce sympathique village

malheureusement sur le déclin

pour reprendre la direction de Las Vegas. Nous dormons en route à Kingman où, pour la première fois, un policier vient nous demander de quitter les lieux. Tout ça le matin assez tard et avec beaucoup d’amabilité.
Ce premier incident bien vite résolu, nous continuons notre route. Elle longe la voie ferrée où circulent d’interminables trains dont chaque wagon porte deux conteneurs l’un sur l’autre.


Voilà maintenant le barrage Hoover.


C’est certainement une merveille technologique, mais sans eau, ses immenses filtres, normalement immergés, n’auront bientôt plus rien à distribuer pour faire fonctionner les turbines.


Juste pour mesurer la catastrophe écologique en cours, nous avons photographié un petit hydravion en cours de décollage sur le lac. La zone blanche correspond au déficit d’eau actuel.


Le pire est que cette réserve d’eau, nécessaire à la vie, alimente Las Vegas et toute la Californie.
Nous terminons notre route vers Las Vegas


et passons devant la tour scandale de Trump


avant de rejoindre le camping Oasis, rempli de caravanes et camping-cars démesurées.


Nous y restons deux jours pour organiser le stockage de Pépère et l’achat de nos billets d’avions.
Puis, malgré la piscine à notre disposition,


la chaleur insupportable entre 40 et 50 degrés nous pousse à retourner en altitude voir de nouveaux parcs en attendant notre retour en France dans 15 jours.

en territoire Navarro

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

Après le Rio Grande, nous partons à la découverte de la nation Navajo (Navarro)

Nous sommes surpris par l’étendue de ce territoire et par le pouvoir que ces indiens ont à l’intérieur.

Allez, on y va !

Nous commençons par le site des bizarreries géologiques de Bisti,

Nous y trouvons même des restes de forêts pétrifiées.

Puis, nous prenons des pistes pour aller plus au cœur du territoire.

Et, sur des kilomètres, nous avons le plaisir de voir les chevaux sauvages profiter de ces espaces.

 

Le deuxième soir, nous nous arrêtons dormir à Window rock. La capitale Navajo.

Un indien nous conseille d’aller à la window où se trouve le mémorial.

Ce mémorial est très important pour les Navajos, il rappelle aux visiteurs et sans doute à leurs jeunes un épisode marquant de la guerre du Pacifique. En effet, les Navajos avaient créé un système de cryptage issu de leur langue non écrite. Ces messages, ils étaient les seuls à pouvoir les décrypter. Ainsi, les Japonais n’ont jamais pu intercepter les messages américains destinés à leurs navires. Le système fonctionnait avec, à l’émission et la réception, exclusivement des Navajos.

Sur la place de la ville, nous faisons une sorte de brocante où Doreen achète une belle ceinture d’occasion pour 1 dollar et rencontre ce cowboy.

Plus loin, nous allons voir le canyon de Chelly. Alors là, c’est à couper le souffle.

Ce canyon est encore à l’écart des circuits touristiques, mais ça ne tardera surement pas.

Nous avions prévu 1 nuit, et bien, ce sera 3

Car l’endroit est vraiment trop extraordinaire.

Il y a même encore de magnifiques traces de la vie passée avec ces maisons vielles de 500 ans.

Mais, des familles Navajos cultivent et habitent encore dedans.

Michel en profite pour faire un petit tour de cheval avec une femme navajo, « Sissi ».

 

Que du bonheur.

Nous laissons ce paradis pour aller à « Monument Valley » et là, c’est comme dans les films

Notre minuscule Pépère s’y promène sous la protection de 3 éléphants géants de pierre.

Doreen est également  bien petite sur son rocher

Nous avons même la chance de dormir sur le site (pour un prix d’ennemi…)

Ce qui est également surprenant, c’est que les Navajos vivent ici et souvent dans leurs habitations traditionnelles de bois et de boue en forme d’igloo. En dehors d’une piste autorisée, tous les chemins sont inaccessibles pour protéger leur vie.

Avant d’aller au grand canyon, nous passons par Page. Après 1 bonne heure de recherche nous trouvons une place pour la nuit. En plein quartier résidentiel à 10 mètres d’un golf rempli de lapins avec vue sur le lac de barrage Powel.

Le lendemain, nous passons le pont à côté du barrage.

Et allons à notre rendez-vous pour visiter « Antelope Canyon »

Rien à dire à ce sujet, si ce n’est que nous n’avons pas été déçus.

Ce que nous voyons est à peine croyable

Tellement c’est beau et irréel.

Nous ressortons par une faille dans la roche.

A côté de Page, nous avons un premier aperçu de ce que le Colorado peut faire avec ce superbe

 

Le fer à cheval.

Mais, c’est quelques centaines de kilomètres plus loin, après ce premier aperçu du Little Colorado,

au parc national du grand canyon, que nous serons carrément subjugués par la grandeur des lieux.

A la vue de cette merveille, il y a des choses à faire obligatoirement.

En prendre plein les yeux

Prendre les photos,

Vite les regarder

Braver les consignes

les appréhensions

Pour s’immortaliser, 1400 mètres au-dessus du vide.

Doreen préfère être le photographe.

Elle surprend cette famille de mormons très étonnante  au milieu des touristes.

Toute la famille s’est déplacée.

On remarque au passage, que certains ont cédé à une petite dose de modernité en adoptant les baskets

Bien sûr, Michel n’a pu résister à un tour d’hélicoptère.

La jeune pilote est très douée,

Mais ce sera le seul vol de la journée à faire les 50 minutes annoncées sur le parcours prévu pour cause de vent violent.

A voir nos mines, nous devrions garder un bon souvenir de ce grand canyon..

Côté budget, à part l’hélicoptère, nous avons passé 4 nuits gratos dans la forêt à 100 mètres de l’entrée du parc, avec en prime, les animaux sur notre chemin du soir.

Le long du Rio Grande

Michel Vacle Amerique du nord, Etats Unis Laisser un commentaire

La speakerine, à la télé, nous annonce un Western

En effet, après avoir laissé El Paso à droite, nous prenons la route de Santa Fe avant de remonter le Rio Grande.

Sauf que le cheval est remplacé par la Harley

Parfois étonnante

Voire plus…

Même les hordes de bandits l’ont choisie pour leurs grandes chevauchées

Les carrioles de migrants ont aussi laissé leur place aux grosses caravanes (celle-là est malgré tout vintage)

Sur la route 66 pour les scènes de suspenses, les vieux ranchs abandonnés sont remplacés par les stations-services « hors service »

Buffalo Bill s’est reconverti

Et voilà que Santa Fe, gravé dans nos mémoires avec ses cowboys et diligences dans la poussière, a même des rues goudronnées !!!

Bon, il faut se rendre à l’évidence, nous sommes bien dans la réalité de 2017… Mais, c’est pas mal quand même.

Santa Fe est une ville très agréable

Les vieux

Et la relève, nous font la musique aux coins des rues.

Les « farmers », sur le marché bio, n’ont sans doute pas trop changés.

Sauf qu’ils vendent maintenant des poulets français de « Brest ». Nous lui expliquons tout de même que c’est de Bresse et non de Brest. Nous lui prenons deux cuisses pour 14€, mais il est vrai qu’il nous explique les avoir élevés comme en France, au lait et sous des lampes spéciales.  Les pauvres…

Les maisons, pour la plupart, sont construites dans le style des habitations pueblo (tribu de la région.)

Michel cherche depuis un moment, une paire santiag. Nous faisons tous les magasins spécialisés de la ville.

Dans celui-ci, les tarifs ne sont pas pour nous (environ 1800 € la paire). Mais la femme est très sympathique. Elle nous montre ce qu’ils font avec des peaux de récupération, ici sur des valises et des  sacs d’occasions Luis Vuitton (certifiées par la marque)

Alors que nous n’achetons rien, elle pousse même la gentillesse jusqu’à nous prêter son parking pour l’après-midi. Nous évitons ainsi les parcmètres de la ville.

Dans cette boutique, la qualité est moindre, mais, nous pouvons nous les offrir et le plus dur est de choisir.

Finalement, elles sont pas mal.

Doreen, jalouse, craque dans ce magasin.

Les américains, ont une grande passion pour les voitures anciennes rénovées

Voire plus…

Avant d’arriver à Santa Fe, nous avions testé le camping sauvage dans un village pas loin du Bosquet del Apaches (Tiens, encore un nom évocateur.)

Les voyageurs que nous avons croisés depuis 2 ans, nous disaient tous

-Du camping sauvage aux US, n’y pense pas.

-Laisser couler ton évier dehors, n’y pense pas.

-Et fais gaffe, les américains te dénoncent dès que tu fais un écart.

Et bien, pour l’instant, nous avons à faire, soit à des gens hyper sympa, soit à d’autres personnes complètement indifférentes à notre présence.

Nous avons même pris une route militaire pour aller visiter le site des premiers essais nucléaires.

 

Pas de chance, la visite n’est organisée qu’une fois par ans et notre présence ici est totalement illégale en ce moment.

Ce pilote de chasseur s’en amuse bien et nous explique, très gentiment, que nous devons rebrousser chemin.

Après 3 jours à Santa Fe, nous remontons le Rio Grande et son superbe Canyon

Nous passons la nuit juste à côté de ce pont où nous faisons la connaissance d’un agréable couple franco-suisse. Ils sont en tour du monde depuis 20 ans avec un Toyota et cellule.

Le lendemain, nous allons visiter le village de Taos Pueblo. C’est un village où les indiens « Pueblo » sont sensés vivre comme autrefois. En effet, il n’y a ni eau ni électricité mais des touristes en pagaille.

Nous avons une certitude, les constructions sont authentiques

Et certaines familles y vivent encore, mais avec leur gros 4X4.

Le cimetière est encore en activité (si l’on peut dire…) mais, une chose nous intrigue, tous les noms sur les croix sont en espagnol.

Nous aurons la réponse plus tard. La langue Pueblo n’ayant pas d’écriture, ils ont tous un nom espagnol ou anglais. Michel ne comprend pas vraiment cette explication, car dans toutes les langues, il est bien possible d’écrire « serpent venimeux », « oiseau de bonheur », « nuage rouge » ou autre…

Certainement une mauvaise raison des colons et des religieux pour balayer un peu plus les traditions indiennes.

En tout cas, comme partout en Amérique, les religieux ont bien fait le « job » car jusqu’au plus profond d’eux même, ils croient en ce Dieu qu’on est venu leur faire connaître.

Plus loin, nous avons eu une belle conversation avec cette dame et l’indien, très typique, de la boutique derrière elle

.

Ils n’ont pas voulu faire de photos avec nous, mais nous ont confié être très heureux d’avoir pu discuter de sujets rarement abordés ici, éducation, santé et accouchement, famille, activité professionnelle etc.

-Ici, on a au maximum un couple comme vous par jour, car les américains, ils sont surtout là pour les photos et le shoping,  j’ai abandonné l’idée de leur expliquer quoi que ce soit.

Les traditions restent malgré tout bien ancrées car pendant tout cet échange, l’indien a beaucoup participé sans jamais regarder Michel dans les yeux.

Doreen, rare africaine à venir les visiter, bénéficier régulièrement de marques de sympathie, parfois un peu excessives…

En quittant le village, nous passons devant de nombreuses maisons faites pour la région. Elles sont complètement autonomes en énergie, chauffage et eau. Toute cette partie du plateau est consacrée à ce genre de construction.

A côté, Les indiens sont moins bien lotis.

Ensuite, nous traversons la montagne encore bien enneigée

Ce périple le long du Rio Grande nous amène à Chama, ville centrée sur l’activité touristique liée à l’ancienne voie ferrée du Far West.

Et il est vrai que la gare

Ses accessoires pour les vapeurs

Et les machines, sont très beaux.

Mais, la balade à 100€ par personne nous a paru trop chère.

Nous dormons sur le parking et, une fois de plus, personne n’y trouve à redire. Au matin, Les cheminots se sont même inquiétés de la qualité de notre sommeil.

neige ou sable

Michel Vacle Mexique Laisser un commentaire

Neige ou sable ?

Nous longeons le mur Américain pour redescendre en direction de Chihuahua. Notre plan est depuis longtemps de visiter cette ville, mais deux raisons nous poussent à changer d’avis.

D’abord, à chaque fois que nous demandons la meilleure route pour arriver à Chihuahua, les gens nous disent qu’il ne faut pas y aller, que notre sécurité sera mise à mal sur les routes de montagnes isolées.

Généralement, nous passons outre les conseils de prudence, mais la proximité des Etats Unis et nos trois mois passés au Mexique, nous poussent à changer de pays.

Du coup, revoila le mur !!! on se demandent qui a bien pu négocier un tracé de la frontière pareil ?

A quelques mètres de là

pas possible de faire des photos, mais eux, ne se gênent pas, Pépère est flashé et ses numéros mis en boite pour d’éventuels besoins futurs

Le personnel est très strict, mais charmant. Comme nous avions pris nos visas B2 à Paris, tout se passe très vite. Une employée des douanes étonnée de voir arriver des français avec leur voiture à cette frontière, Nogales, demande plein de trucs à Doreen.

-Est-il vrai que les femmes françaises, pour être belles, prennent tous les matins leur petit déjeuner avec une baguette de pain frais ?

Doreen un peu désappointée…

-Oui, les hommes aussi, d’ailleurs mon mari souffre de ce manque de baguettes fraiches, en voyage.

-Ah bon, c’est à ce point ?

Etc. Etc. clichés sur clichés.

Une fois la frontière passée, nous allons à 10 kilomètres passer la nuit sur un parking de supermarché en attendant d’assurer Pépère lundi matin. Nous sommes dimanche malheureusement.

Le lundi, nous pouvons partir sur les routes américaines. Et là, tout devient nouveau.

Les maisons se promènent

Un gros 4X4 permet de tirer une remorque à 3 essieux, chargée de bétail.

Les camions tirent des camions qui eux même tirent un camion.

Les camping-cars deviennent énormes, ils tirent presque tous la voiture pour faire les courses.

Si ça vous dit… le magasin est ici.

Et enfin, il faut apprendre à se méfier des méchantes tornades, capables de renverser n’importe quoi.

Nous passons notre deuxième nuit sur un parking d’autoroute bien aménagé, l’occasion de voir qu’ici, les femmes seules ne manquent pas d’idées pour se protéger des agressions.

En tout cas, dans ce pays, la colonne de direction ne va pas souffrir. L’immensité des plaines ne nécessite aucun virage.

Nous avons programmé le GPS en Miles pour respecter les limitations de vitesses et c’est à 50 miles/heure que nous arrivons à Albuquerque, notre première ville du Nouveau Mexique.

Pas loin de là, nous commençons le tour des parcs nationaux par une vraie curiosité.

Déjà, il est difficile de conditionner son cerveau pour piloter un véhicule complètement stable sur cette piste… ça ne glisse pas !

Il y a même de belles fleurs qui poussent !

Et malgré l’apparence, c’est même pas froid !

Il faut même prévoir le pire, côté chaleur.

Mais, ces jolis champs de neige trompeurs, sont en fait de magnifiques dunes de sable blanc.

Ce sable est du gypse, on ne trouve cela qu’à deux endroits dans le monde.

Avec la réverbération du soleil, seuls quelques scorpions et lézards peuvent vivre ici.

En tout cas, nous, on a apprécié

Tellement, que nous y passons la nuit.

Décidément, les USA, ça commence bien!

Fin du mexique

Michel Vacle Amerique du nord, Mexique Laisser un commentaire

Allez, le Mexique n’est pas encore terminé ! on continue.

La route du nord nous oblige à retourner coté Pacifique pour quelques kilomètres. Nous faisons

Une première étape à Puerto San Carlos. Au premier abord, c’est un coupe-gorge…

Mais très vite, Michel voit des marins autour de leurs bateaux et engage la discussion avec eux.

(en phonétique pour ceux qui ne parlent pas espagnol)

-Holla  amigo! Comment esta

-mouebienne ! ousted ?

-bienne bienne gracias. Esta securos por la notché aqui ?

-si si pas de problème.

-Aqui ?

-Si, aya esta mouille bonito.

-Ok gracias.

Vraiment ce Mexique décrit comme un pays dangereux, est rempli de gens extraordinaires.

Nous passons la nuit en bord de mer à l’endroit conseillé sans être dérangé, comme d’habitude.

C’est pas tout, pas le temps de flemmarder, il faut retourner coté mer de Cortez.

Les cactus omniprésents, agrémentent bien un décor plutôt sommaire.

Nous voilà de l’autre côté, Les Américains sont apparemment dans la région, les infrastructures suivent. Heureusement, avec les montagnes l’eau ne manque pas pour les golfs.

De ce côté, la mer est toujours aussi belle et à sa vue nous éprouvons comme un besoin soudain de nous reposer.

Nous cherchons la meilleure plage. Celle-ci nous ira bien.

Nous partons dès le lendemain matin à la recherche d’un requin baleine, Michel rêve de se mettre à l’eau avec ce gros poisson inoffensif.

Mais, nous rentrons bredouilles.

La région est réputée pour ses perles sauvages, alors, Doreen  part à la recherche de ces huitres perlières.

Et, victoire…

Elle en trouve une et dedans, quelque chose nous intéresse

Michel décide de prendre sa Dremel pour tailler un bijou.

Bijou, c’est un bien grand mot, mais c’est sympa

Le reste, Il le mange et, c’est pas mal du tout.

Le lendemain c’est au tour de Michel de trouver la sienne. Mais elle est vide.

Nous allons ensuite,  à quelques kilomètres, au village de Mulège, dans un camping où internet est assez rapide pour voir le grand prix de F1 de Barcelone sur la tablette.

Michel en profite pour faire une promenade à cheval sur la plage avec un guide très cowboy.

Ils passent dans l’eau

Et dans les cactus.

Au retour, Le cowboy s’arrête, étonné

Juste devant nous, nous voyons passer 4 ailerons de requin. Ils sont là, dessous, et nagent tranquillement à 10 mètres du bord. Le temps de s’extasier et de prendre l’appareil photo, ils replongent sous la surface. Dommage…

Avant de quitter la ville, faisons une visite à la prison de la région.

Cette prison avait la particularité de rester ouverte la journée. Les autorités avaient compris que cette oasis entourée par la mer et le désert, ne laissait espérer que la mort aux candidats à l’évasion.

Et s’ils tentaient malgré tout leur chance…

Ce qui nous a le plus choqués, c’était la petitesse des cellules, mais il est vrai qu’ils n’y venaient que pour passer la nuit.

Dans un coin de la cour est exposé un morceau de satellite tombé dans la région…

Après ce week end au camping, nous montons jusqu’à Sant Rosalia.

C’est une ancienne ville minière où la compagnie Française Boléo est partie en laissant pourrir cette immense tour en bois. Elle est dans un état de décrépitude dangereux pour les passants.

plus des Kilomètres carrés d’installations de fonderie, toutes rouillées.

La ville à été faite à l’époque en bois par les français, elle a un vrai charme

Même la boulangerie vieille de 100 ans est toujours là, mais le français qui l’a créée doit se retourner dans sa tombe. En effet, le pain n’est pas bon du tout. Il est comme partout dans le pays, sucré.

Cette église, achetée par la compagnie, a été faite, tout en métal,  dans les ateliers d’Eiffel pour l’exposition de Paris, démontée, transportée et remontée ici. Les habitants en sont très fiers.

A la sortie de la ville, le gouvernement Mexicain a repris l’exploitation de la mine, mais de manière plus propre.

Nous continuons vers La mission San Ignacio. Tout au long nous traversons des champs de lave crachées par les volcans.

Décidément, les missionnaires savent toujours où s’installer.

San Ignacio est dans une belle oasis

Depuis ce point de chute où nous restons deux nuits, nous partons visiter les peintures rupestres dans la montagne.

Pour y arriver, nous passons les barrages de l’armée

-Bon, OK, mais faites en pas trop !

Et d’autres rappels des dangers du désert

Les cactus deviennent énormes.

A mesure que nous montons, pour le bonheur de nos yeux, la vue s’élargit.

Mais pas la route qui longe les précipices des canyons.

Mais, finalement, faire 2h30 de pistes, plus retour, pour ces quelques peintures, même si elles ont des milliers d’années, c’est un peu exagéré. 10 minutes de visite en essayant de faire durer.

En fait, il aurait fallu prendre une excursion à cheval de deux jours dans les canyons, mais Doreen n’aime pas le cheval.

Retour à l’oasis pour repartir côté Pacifique vers Guerrero Negro, encore un haut lieu pour ne pas aller voir les baleines absentes en cette saisons.

Puis, nous retraversons en direction la mer de Cortez, eh oui, les mexicains ont décidé, en dessinant les routes, que nous aurions obligation de visiter les deux mers tout au long de la remontée de la basse Californie.

Le désert est en ce moment recouvert d’un joli tapis de petites fleurs roses. A les regarder de plus près, ce sont de magnifiques fleurs composées de petites boules gorgées d’eau. Encore une fois, la nature s’adapte, ici, c’est la sècheresse.

Cette fois, c’est une route encore en construction et la poussière qui va avec

Un dernier regard à cette superbe mer de Cortez

Et nous terminons par des kilomètres de plages occupées à plein temps par des familles de pêcheurs dans des immenses caravanes mises au rebut par des américains de passage.

La mer de Cortez se termine par d’énormes étendues de sel.

Pour gagner du temps, Michel souhaite prendre la piste mais elle n’est pas sur notre GPS et au bout, c’est le désert avec toutes ses inconnues.

Nous conservons notre dernier plan et prenons la direction du mur qui nous sépare des USA.

Une station PEMEX nous accueille dans cette région très dangereuse et nous dormons juste à côté du fameux mur. Doreen trouve qu’il n’est pas très difficile a sauter. Mais, nous n’essayerons pas.

 

vacances et fait divers

Michel Vacle Amerique du nord Laisser un commentaire

Suite à l’insistance de Doreen, nous décidons d’aller en basse Californie cette année alors que c’était au programme de l’année prochaine.

C’est donc en Ferry avec cabine privée, salle de bain et toilettes que nous partons pour 12 heures de traversée. En fait, la formule est originale, nous pouvons dormir dans Pépère, avec vue sur la mer depuis la mezzanine.

Nous avons la chance de voir des dauphins

Et des oiseaux

Le lendemain, au port, nous découvrons une mer paradisiaque.

Ça sent bon les vacances !

Nous nous dirigeons directement sur La Paz, capitale de l’état.

En plus de leurs poubelles maintenant traditionnelles pour nous,

Ils ont eu le bon gout d’exposer des statues thématiques, tout au long de la promenade.

Baleine

Perle géante

Etc. Nous avons même l’agréable surprise de retrouver le commandant Cousteau.

Nous restons une journée à La Paz, pour refaire les provisions et après une première nuit au camping de la ville, nous allons un peu plus au sud explorer les lieux

Et s’installer en camping sauvage sur une plage.

Sauvage, oui, sauf que, alors que cette plage fait 2 km de long, une voiture vient s’installer à 2pas de nous, toutes portes ouvertes et bien sûr, la musique à fond.

Deux hommes, s’installent devant le capot pour boire des bières. Tout ça le plus naturellement du monde.

Bon, ils vont boire un coup et s’en aller, soyons patients.

3 heures plus tard, Michel décide d’aller négocier un peu de silence auprès de ces Mexicains.

Les deux bonshommes en pleine discussion, ne semblent pas comprendre la gêne qu’ils occasionnent. Mais avec la plus grande courtoisie, acceptent au moins de fermer la portière qui donne sur notre côté.

-de toute façon, on va partir.

Effectivement, vers 9h, nous pouvons profiter de notre paradis.

En fin d’après-midi, nous avions assisté à un rituel que nous reverrons plus tard. Ils s’installent dans l’eau tout habillés pour discuter et boire des bières.

Nous retournons ensuite à La Paz pour quelques soudures et un peu de polyester. Sauf que nous avions pris rendez-vous avec le spécialiste polyester, mais il n’est pas venu…

A l’entreprise, ils n’ont pas l’air de trouver ça extraordinaire, car au Mexique, un rendez-vous n’est pas toujours figé. Finalement, nous convenons d’un nouveau rendez-vous lundi après le Week end.

En attendant, nous filons au sud à la réserve de Cabo Pulmo pour le Week-end.

Michel fera du snorkeling, car ces régions à baleines ont été désertées depuis 1 mois. C’est pas de chance, mais nous en avons déjà vu ailleurs.

Nous voilà installés face à la barrière de corail, tout juste distante de 50 mètres.

Finalement, le matin, nous sommes virés pour laisser la plage aux bateaux d’excursions. Michel un peu fâché, décide d’aller plus loin, mais dans la précipitation oublie de fermer la fenêtre des toilettes qui s’arrache.

Merde, merde et remerde !!!!!

Il lui faudra travailler plus d’une heure pour tout réparer, mais, il ne reste plus de trace de cet accident.

Ce coin nous porte la poisse, allons plus loin

Derrière un cap, nous prenons le risque de nous ensabler pour aller après un village de pêcheurs.

Pendant que les pêcheurs se reposent de leur nuit de travail,

Michel s’équipe et part pour une petite plongée seul dans cette petite baie.

Finalement, après une heure, dans une eau peu claire, à traquer les poissons exceptionnels et les tortues introuvables, Il se dit que dans un endroit pareil, s’il était un requin, il viendrait bien chercher à manger.

Alors, retour vers Doreen qui a tout surveillé de loin.

Opération dégonflage des pneus pour passer le sable, un peu de piste et nous allons à une autre plage où le corail est plus accessible.

A nouveau équipé, Michel part vers le large après les rochers., ici, l’eau est claire.

Une heure plus tard, le revoila.

-Y a un courant de folie, sans m’en rendre compte, j’étais déjà parti là-bas ! Incroyable.

Un peu plus tard, Doreen s’étonne de voir un groupe de 3 jeunes.

-Ils ont l’air inquiets et hier, ils étaient quatre ?

En fait, ils cherchent et appellent le quatrième. Il est parti se promener sur la plage en même temps que Michel était en mer. Mais lui, n’est toujours pas revenu.

Les heures passent et les copains refont le trajet supposé en appelant, Doreen cherche à la jumelle,

mais rien.

A la nuit tombée, leurs recherches sont toujours sans résultats et tout le monde est en soucis, mais que faire. Michel en déduit qu’il a certainement décidé de se baigner et peut être qu’un requin…. Ou il aura été emmené par le très fort courant contre lequel il n’a pu lutter que grâce à ses grandes palmes.

Nous allons nous coucher assez tard, et au matin, rapidement la thèse de l’accident s’impose.

Les hélicoptères de l’armée

Et  la police

Font des navettes pour retrouver le malheureux.

Il y a même l’ambulance qui s’installe à coté de nous.

Finalement, nous partons, avant de savoir et un peu traumatisés quand même, mais Doreen trouve le lendemain les informations sur internet.

Le jeune homme a été retrouvé à 300 mètres de la plage par 3 mètres de fond dans le corail. Il est difficile d’avoir des certitudes, mais il semble qu’un requin l’ait blessé avant de le laisser.

Le fait est qu’un ancien a raconté qu’il y avait souvent des requins dans cette baie, mais que les autorités ne souhaitent pas communiquer sur le sujet. Michel a comme une petite angoisse à l’idée d’avoir été dans l’eau au même moment…

Nous retournons ensuite vers notre quartier général de La Paz par une piste de sable le long de la mer où se côtoient les propriétés des riches américains du show business

Et les vieux camping-cars des intoxiqués du surf.

Il faut dire que les vagues sont belles à surfer.

Déjà 6000 Kilomètres depuis la dernière vidange, il faut recommencer avec cette fois, plein de petits bidons.

Demain, nous continuerons à remonter cette magnifique presqu’iles qu’est la Baja California.